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C’est l’histoire d’un petit garçon de onze ans pas toujours très à l’aise dans ses baskets. Un petit garçon au tempérament calme, observateur, hyper sensible. Un petit garçon qui ne trouve pas toujours sa place, notamment au collège, où ses débuts n’ont pas été faciles, où ça va mieux, mais c’est pas encore l’extase.

Un petit garçon qui connaît régulièrement le blues du dimanche soir. Et des autres jours. Qui peine à trouver le sommeil…

Tiens, pour rester dans la thématique cheveux, si je vous racontais ma dernière mésaventure capillaire ?

Suite aux traitements anti-poux que nous nous sommes tous infligés cet été, et suite à la teinture maison que je me suis collé sur les cheveux, je me suis retrouvée avec le cuir chevelu dans un très sale état. Lui qui d’habitude n’est déjà pas joli joli, là c’était la bérézina.

J’ai donc décidé d’employer une méthode qui a déjà moult fois fait ses preuves : me coller tout plein d’huile sur la tête et passer la nuit avec.

Cette année, notre été s’est écrit en quatre lettres : P.O.U.X

(oui, high level de glamour aujourd’hui sur le blog)

Ça a commencé la première semaine des vacances, où en même temps que la dépanneuse débarquait à La Rochelle pour ma voiture, une de ces saletés de bestioles dégringolait sur le front de ma fille.

Depuis l’été dernier, Mamzelle a basculé dans le redoutable clan des teenagers. La métamorphose ne s’est pas faite attendre, dès le premier mois de ses 13 ans nous avons senti le vent tourner. Sautes d’humeurs, avec option insolence et tête de mule, sans oublier de réguliers claquages de porte de chambre à en faire trembler la charpente de la maison…

Rien que du classique me direz-vous, d’autant plus que la rentrée dans un nouveau collège n’avait rien pour aider à calmer le jeu.

Heureusement, petit à petit, au fil des mois, ça s’est tassé. À moins qu’on ne se soit habitués ?

Quand les Korrigans étaient plus petits, j’étais quasiment de toutes les sorties scolaires, y compris le poney (alors que j’ai la trouille de ces pourtant gentils animaux). Il n’y a guère que pour l’accrobranche que je passais mon tour, vertige oblige. Mère parfaite ascendant fayote, vous dites ? Heu, on peut voir ça comme ça, mais bon, comme partout, les instits manquent cruellement de volontaires et bossant à la maison, j’avais la possibilité de me libérer et de donner un coup de main.

Ceci dit, les Korrigans grandissant, et mon emploi du temps se complexifiant d’année en année, j’avoue que depuis deux ans, à part deux trois sorties à la piscine, je ne me rendais plus trop disponible, au grand dam de mon Miniloup qui adoooore quand sa maman l’accompagne (mais de loin, hein, pas question de m’assoir à côté de lui dans le bus, faut pas déconner non plus)

Cette année, il m’a mis une pression telle que mon petit cœur tout mou a flanché, j’ai dit OK pour une des trois sortie du programme Écoles et Cinéma.

Parmi mes grands projets de fin d’année, il y avait celui un peu fou, mais néanmoins très sain, de dormir mieux et plus. J’étais ultra crevée motivée.

Pour y arriver, j’ai essayé de mettre toutes les chances de MON côté (à gauche dans le lit, toujours) : on a changé le vieux matelas 16 ans d’âge et investi dans du Bulltex de compète. Ensuite MrChéri m’a offert un Kindle pour que je puisse me coucher plus tôt, lire à ses côtés sans l’empêcher de dormir, et glisser doucement mais sûrement dans les bras de Morphée. J’ai également révisé les cours de sophrologie que ma sage-femme me donnait en préparation à l’accouchement (comment ça ça n’a rien à voir ? mais si, c’est pareil, c’est pour se re-la-xer) et tous les soirs je carbure à la tisane nuit tranquille (mais avec modération, s’agirait pas de se relever 15 fois dans la nuit pour aller aux toilettes).

En décembre, juste avant les vacances, Mamzelle a participé au concours inter-régional de la Fédération Française de Danse (FFD) en jazz.

Cela faisait deux ans qu’elle n’avait pas participé à un concours, et elle aime bien l’exercice, alors elle s’est entraînée avec assiduité. La choré imposée n’était pas facile facile, mais rien d’insurmontable. Le jour J, elle était hyper motivée. Le trac, oui, mais rassurée de passer dans la même catégorie que six autres copines du conservatoire.

Son passage sur scène s’est plutôt bien déroulé, elle était souriante, appliquée. Quand elle nous a retrouvés après l’épreuve, elle avait encore le sourire, contente et confiante.

C’est à l’annonce des résultats quelques heures plus tard que cela s’est gâté.

Je vous avais parlé de la rentrée un peu particulière de mes deux grands, dans un nouveau collège… À part quelques surnoms idiots à l’encontre de Petitou, ça se passait plutôt bien pour tous les deux, l’adaptation s’étant faite plutôt rapidement, finalement. Enfin, c’est ce que nous pensions. Malheureusement, nous ne savions pas tout, Petitou étant un enfant assez secret, il ne nous avait pas tout dit. C’est la veille de la reprise des cours, après les vacances de Novembre, qu’il a lâché le morceau : outre les surnoms, il y avait aussi les coups et les brimades de la part de certains garçons de sa classe.

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