Juin a été pour moi le mois de la voile ! Il y a eu cette sortie dingue sur Sodebo Ultim, le départ de la course The Bridge, et 36 heures assez incroyables et déconnectées de tout aux Glénans avec Marjolaine.

C’est sur le port de Concarneau que nous avons embarqué pour ce voyage de presse un peu atypique avec trois journalistes, Olivier le directeur adjoint de l’école de voile de Concarneau, Florian et Matthieu l’attaché de presse des Glénans. L’Espadon, une sorte de zodiac en métal, n’était pas très confortable mais particulièrement adapté aux mauvaises conditions météo du jour. En effet, nous avons essuyé grain sur grain durant notre traversée jusqu’à l’archipel de Glénan, heureusement nous étions bien équipés de pantalons étanches et de cirés pour faire face aux éléments déchaînés ^__^

Au bout d’une bonne heure de traversée, c’est trempés mais sous un beau soleil que nous débarquons sur Drenec, l’île principale de l’école des Glénans (avec un S), où sont logés les stagiaires adultes.

Les Glénans, c’est une école de voile mythique qui fête cette année ses 70 ans. Créée juste après la guerre par d’anciens Résistants, Philippe et Hélène Viannay, elle a accueilli au fil des années plus de 400 000 stagiaires de tout âge sur différents sites (l’archipel de Glénan qui est le site d’origine, l’île d’Arz, Marseillan et Bonifaccio). Les Glénans, c’est toute une philosophie de vie, et une vraie référence dans le milieu de la voile : les stagiaires participent activement à tous les aspects de la vie sur l’île, les moniteurs, bénévoles pour la plupart, vont sur l’eau avec les stagiaires et naviguent sur les même embarcations.

Nous avons pu goûter à cet « esprit Glénans » dès notre arrivée et durant toute cette première journée : à peine débarqués, nous prenons possession de nos immenses tentes sur plancher, déposons nos affaires et duvets et faisons sécher nos vêtements de traversée. Ensuite, direction la cantine pour un déjeuner bien mérité. Nous faisons connaissance avec Camille la responsable des sites et Luce, la « maîtresse de maison » bénévole qui œuvre ici chaque été depuis 35 ans !

Après le déjeuner, nous passons aux choses sérieuses : une sortie en Hobie Cat, des petits catamarans sur lesquels on apprend à naviguer. Il y a beaucoup beaucoup de vent, ça va être sportif ! Fortes de notre précédente expérience – autrement appelée la cata du cata – dans le Golfe du Morbihan, Marjo et moi décidons de ne pas embarquer ensemble ^__^

Comme je suis un peu trouillarde, je me débrouille pour monter à bord avec Olivier qui est un vrai pro et qui connaît le coin comme sa poche, et Frédéric du Journal du Nautisme. La sortie se passe hyper bien, nous voguons d’îles en îles, je fais même du trapèze, bref c’est l’éclate totale ! (et on se dessale pas, ce qui est une de mes grandes peurs… ce n’est pas le cas de l’autre hobie cat, mais Marjo et le reste de l’équipe s’en sortent super bien !)

Après cette sortie géniale, on enlève les combis, et on file se réchauffer sous la douche… au broc ! Ça a l’air un peu rudimentaire dit comme ça, mais en vrai c’est hyper efficace, l’eau est chaude, et on ne gaspille pas. Il faut savoir qu’il n’y a pas d’eau courante sur Drenec, alors tout est rationalisé au maximum. Les stagiaires ont droit à un seau d’eau par jour pour la douche, et finalement c’est bien suffisant. Pour les toilettes, c’est ambiance à la sèche, face à la mer (je suis fan !)

Nous dînons avec les stagiaires, l’ambiance est super bonne, puis la soirée continue avec une petite balade autour de l’île pour admirer le coucher du soleil, et une partie de dames chinoises éclairée à la frontale ^__^

Le lendemain matin, réveil au milieu des goélands, avec une vue à 360° sur la mer tout autour de nous et un temps bien dégagé. C’est un peu ma définition du bonheur !

Nous continuons notre exploration des Glénans avec une petite visite sur Penfret, l’île des juniors. Aux Glénans, les stages de voile débutent à partir de 11 ans, et les enfants sont logés sur cette île paradisiaque. Une vraie colo +++, en tentes ou dortoirs, et une vie en communauté très sympa, rythmée par les sorties en bateau et la découverte de la faune et de la flore environnante. Il y a pire comme environnement, vous ne trouvez pas ?

Juste avant de repartir de l’île, nous assistons à l’arrivée des petits stagiaires après leur cours de voile. Ils viennent des quatre coins de France en classe de mer avec leurs collèges… J’imagine tellement bien mon Miniloup ici !

Nous continuons avec Fort Cigogne, qui est le prochain gros chantier de l’école : le fort est en effet entièrement à rénover, et comme vous pouvez l’imaginer, ce n’est ni simple ni rapide de faire ce type de travaux sur une toute petite île. Cela va prendre un paquet d’années, mais le site est sublime et laisse présager d’un superbe résultat.

Nous n’avons malheureusement pas le temps d’aller sur Bananec, la dernière île de l’école des Glénans car un délicieux plateau de fruits de mer nous attend sur l’île Saint-Nicolas avant de devoir repartir sur Concarneau…

Ces 36 heures ont passé à une vitesse folle mais le dépaysement a été tel que j’ai l’impression d’être partie bien plus longtemps. Il y a une telle énergie, une telle ambiance de partage aux Glénans qu’on en ressort ressourcés pour un bon moment. Je n’ose imaginer ce que ça donne au bout d’une semaine entière de stage. J’y retournerai avec plaisir, et y enverrai mes enfants sans souci, je suis sûre qu’ils adoreraient ça. Surtout que le panel de stages et d’activités est très vaste : il y a de la voile, mais aussi du kite surf, de la planche à voile, de la découverte de l’environnement… et cet esprit Glénans qui nous a tellement plu !

 

Merci aux Glénans pour cette belle découverte.
+ d’infos sur le site et leur page Facebook.

PS: petit hasard du calendrier, sur Wonderful Breizh, aujourd’hui on vous souhaite bon vent… et on vous dit merci !

4 Commentaires

  1. Ah le voilà cet article tant attendu ! Tu m’avais déjà fait rêver avec tes superbes photos postées sur Facebook et là, je suis comblée. Tes photos sont magnifiques comme d’habitude. Merci à toi pour cet article. Il ne me reste plus qu’à aller vérifier par moi-même la beauté de ces paysages ;-). Allez en route ou plutôt en mer pour les Glénans !

  2. Vive les Glenans.
    Tu as juste raté le Topo qui a lieu le soir ou es jours de trop grand vent pour mettre des débutants sur l’eau : Topo aéro (pas apéro hein !), Topo hydro, Topo allure… J’ai écouté le topo hydro à chacun de mes stages : j’ai toujours pas compris cette histoire de plan anti-dérive : mais bon à force d’expérimenter, on comprend de manière intuitive !
    J’ai commencé les stages jeune adulte et je n’ai regretté qu’une chose : ne pas y avoir été enfant. Heureux sont les enfants qui passent par les Glénans.
    Fanchette

    • Ah oui, on a raté ça ! Miniloup est très tenté par l’expérience Glénans, on va voir ce qu’on peut faire pour l’année prochaine (là tout est complet depuis déjà début juin)

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