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J’ai emprunté ce titre de billet à ma copine Olivia car c’est elle qui m’a vraiment fait découvrir ce qu’est la défense de rue, et je l’en remercie chaleureusement !

Mais commençons par le commencement, voulez-vous ? Il y a dix-huit mois, j’ai pris quelques cours de self-défense dans un club de karaté pas loin de chez moi. Ça faisait longtemps que j’en avais envie, j’étais motivée à mort, les cours étaient très sympas, mais malheureusement j’ai du arrêter au bout d’un trimestre, je n’arrivais plus à gérer un emploi du temps de plus en plus compliqué. J’étais un peu frustrée quand même, parce que je sentais bien que j’avais appris des choses intéressantes, mais pas suffisamment pour que cela me soit vraiment utile, au cas où.

On en discutait souvent avec Olivia, et elle, elle me parlait de l’Amazon Training (méthode de self-défense spécialement élaborée pour les femmes) qu’elle pratique depuis deux ans maintenant, elle me disait comme c’était important pour elle : cela lui avait redonné confiance en elle, elle ne se sentait plus victime, et ressortait même dans des endroits qu’elle avait évités pendant des années.

Comme j’avais très envie de tester par moi-même, je ne me suis pas fait prier quand Olivia m’a invitée à un stage de défense de rue organisé par l’ADAC France (le club où elle pratique) pour quelques blogueurs. Nous nous sommes retrouvés une petite dizaine, un beau dimanche après-midi dans une petite salle parisienne, en tenue de tous les jours, prêts à en découdre lors d’une session mixte de défense de rue.

Éric le big boss a commencé par nous rappeler les principes de la défense de rue : l’idée n’est pas de se transformer en machine à tuer qui saute sur tout ce qui bouge, mais de prévenir un maximum les risques d’agression, et d’y faire face le cas échant, si vraiment on n’a pas le choix. L’attitude à adopter est primordiale, pour nous entraîner nous avons fait quelques exercices tout simples (et assez amusants… il faut d’ailleurs que je réfrène mon côté bisounours qui sourit un peu trop, niveau crédibilité on a vu mieux ^__^)

Et puis on est passé à la défense en elle même. Ici pas de technique karaté, krav maga ou ninja des rues, mais une position de défense unique, simple et globale parce qu’on n’a pas forcément ni le temps ni les réflexes de jouer les Bruce Lee. Donc plus c’est simple et efficace, mieux c’est. On a appris également quelques gestes pour se dégager, une ou deux ripostes avec les mains et/ou les pieds, et à fuir aussi. Et puis on s’est tous joyeusement tapé dessus !

Non, je rigole, même si évidemment on a mis en pratique tout ce qu’Éric venait de nous apprendre… C’était drôlement physique d’ailleurs. Au début on y allait de façon un peu timide, de peur de (se) faire mal, mais au bout de quelques exercices, on a tous fini par prendre confiance en nous, notamment en défense contre les “assistants” d’Éric qui nous encourageaient à y aller franco.

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(crédit photo A&S Photographes)

Au final, ces trois heures de stage ont passé à une allure folle. J’ai l’impression d’avoir plus appris en une après-midi qu’en un trimestre de self-défense karaté car la rue n’est pas un tatami. La technique d’Éric est très “réaliste”, adaptée à la vraie vie, il n’y a pas de gestes complexes ou très techniques. Juste des réflexes “basiques” à acquérir. Ce qui me fait d’autant plus regretter qu’il n’y ait pas de cours de défense de rue ou d’amazon training près de chez moi, car une simple après-midi c’est déjà bien, mais pas assez, vous vous en doutez.

Heureusement, l’ADAC propose régulièrement des stages : le prochain sera un stage d’amazon training le 9 mars 2014 à Paris. N’hésitez pas à consulter le site et le calendrier, et puis il existe des clubs ADAC ailleurs qu’à Paris : la carte est ici (clic).

Vivement le prochain stage !

 

18 Commentaires

  1. J’aurais dû faire un stage quand j’étais petite pour mettre KO mon frère tiens !
    Ca a l’air top ton truc mais jamais je n’oserais je fais tellement grande asperge même pas grande dès qu’il s’agit de bouger mon corps. Pourtant je comprends tout à fait ce que tu dis d’Olivia sur la victimisation (et j’ai quand même regardé, il n’y a pas de club par chez moi ! ) .

    • :dot: Justement, c’est super adapté aux gens qui comme toi doutent de leurs capacités psychomotrices, puisqu’il n’y a pas de technique complexe à développer. Je me répète un peu, mais c’est pas du karaté, de l’aikido, de la boxe ou du krav maga. Le but c’est pas de faire du joli, mais de l’efficace 😉

  2. En lisant l’article, je me disais “c’est vraiment super, dommage que ce ne soit que sur Paris ou les grandes villes”. Arrivée à la fin de l’article, je vais voir la liste des clubs: il y en a un à 10 minutes de chez moi (le seul de Bretagne, ouf).
    Donc un grand merci, je vais aller les voir pour me renseigner!

    • Rhiiii grace a toi j’ai vu qu’il était a Bain pas de loin de chez moi chouette chouette 😉 (parce que j’ai fais ma truffe et j’ai vu que Paris^^)

  3. Je me verrais bien en “machine à tuer” quand même :-)) ça devait être bien sympa cette expérience ! chouette !

    • :dot: C’est marrant mais moi non, je déteste les sports de contact, je suis donc bien en adéquation avec leur principe de prise de risque minimale !

  4. C’est sympa mais pour avoir pratiqué l’aïkido 15 ans, je peux te dire que ce n’est pas en une journée ou même quelques séances qu’on développe la capacité à se défendre. Les réflexes mettent du temps à arriver, surtout qu’on ne se retrouve jamais dans la situation exacte qu’on a vue en cours. Acquérir des réflexes simples, rapides et efficaces c’est plus compliqué qu’il n’y paraît (comme la danse d’ailleurs je suppose !). Mais si ça donne envie de continuer, c’est super ! 😉

    • :dot: Nous sommes bien d’accord, c’est d’ailleurs pour ça que j’aime bien que l’ADAC propose et des cours à l’année et de stages, parce que quand on ne peut pas prendre des cours chaque semaine, faire plusieurs stages régulièrement, c’est aussi une bonne façon d’acquérir ces fameux réflexes (et comprendre les façons de fonctionner des agresseurs)

  5. Il y a presque 10 ans j’ai vécu une agression un truc traumatisant encore maintenant. Une amie a moi me tanne pour faire du self défense, car elle veut que je sorte sans personne le soir, surtout depuis que j’ai perdu du poids paf faut que je m’y mette! Et puis je vois que je suis pas seule a vivre ce genre de truc!
    J’adore tes photos

    • :dot: Oh non tu n’es pas seule, loin de là ! Si tu testes les cours près de chez toi, tu me raconteras, hein !

  6. je pense un peu comme Koalisa MAIS pour avoir participé à un stage d’auto-défense (féministe!) je trouve que c’est quand même à faire car on en ressort en se disant que quand même, malgré tout ce qu’on nous rabâche: oui une fille a le droit de se défendre, oui une fille peut se défendre et même s’en sortir! Si malheureusement en cas d’agression on pouvait au moins se dire: j’essaye de me défendre plutôt que “non je suis trop faible, je n’essaye même pas car ça ne sert à rien” c’est déjà top 🙂

  7. Merci pour l’info, c’est drôle, je parlais justement de ce genre d’activités à des amies pas plus tard que dimanche. J’aimerais pratiquer cela avec ma fille pour qu’elle prenne plus confiance en elle. Merci donc.:-)

  8. Sorry mais pour ma part vu le nombre de personnes armées de couteaux , je prefere largement donner mon sac, iphone ou quoi que ce soit de materialiste que de me prendre un coup de couteau.
    J’ai eu droit a une agression en live d’une fille qui faisait du jujitsu depuis 10ans et qui s’est prise une baigne qui a fait qu’elle etait direct KO…
    suis pas sure que ce genre de stage ne serve pas juste a enrichir les gens qui les donnent…

    • :dot: Oui, enfin on ne se fait pas toujours agresser pour se faire piquer un truc. Ça peut être une agression physique gratuite, ta tête qui ne revient pas à ton agresseur, ou pire. Dans ces cas-là, tu fais quoi pour te protéger ? (vraie question)

  9. @Brunette: dans un bon stage d’auto-défense le 1er truc qu’on va t’apprendre c’est: à te barrer! à sauver ta vie, à donner ton sac s’il le faut etc
    un bon stage d’auto défense va te dire de te sauver, te mettre en sécurité, alerter et n’entrer en contact physique seulement si tu ne peux pas faire autrement!
    et enfin, certains travaux (notamment ceux sur la résilience de Cyrulnik par ex) montrent qu’une personne victime de violence/agression etc s’en sort mieux psychologiquement si elle s’est défendue (verbalement, physiquement) même si au final l’agression a lieu, la personne se reconstruit mieux que si elle n’a pas essayé de se défendre (attention, en cas de trauma, d’agression très violente -ou pas d’ailleurs une “petite agression peut avoir de fortes répercussions – il peut y avoir un processus de sidération qui fait qu’on n’arrive pas à se défendre, les “prédateurs” le savent très bien et jouent fortement là dessus d’ailleurs).

  10. Bon tu as tout dit… vivement le 10 avril car il y a un stage de corps à corps. Si tu es à Paris, n’hésites pas à passer transpirer avec nous ^^

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