J’ai donc lâchement abandonné ma petite famille cette fin de semaine pour aller faire la greluche à Paris. Un petit séjour rapide, programmé de longue date mais sur lequel sont venus, au dernier moment, se greffer tout un tas de rendez-vous supplémentaires. Je peux vous dire qu’avec mon emploi du temps plus que chargé, mon déplacement était largement rentabilisé. Le revers de la médaille, c’est qu’il restait peu de place aux imprévus… Et comme j’ai franchement surestimé mon sens de l’organisation, j’ai passé mon temps à courir partout.

 

Je ne suis pas (trop) du genre maniaco-obsessionnelle, mais j’avoue bien volontiers avoir du mal à me passer de certains petits rituels. Ma sacro-sainte pause de l’après-midi en est un, par exemple. Sur les coups de quinze, seize heures, je mets en marche ma bouilloire, je sors une tasse et je me bidouille un petit réconfort sucré qui va me booster la fin de ma journée.

Je ne pensais pas y être tant accro, mais après avoir carburé tout l’hiver au hot chocolate hyper mousseux, je me suis trouvée fort démunie, à la limite de la crise de manque, quand mon mousseur à lait de compète a rendu l’âme…

La semaine dernière, je reçois un mail d’une journaliste de France Soir qui me demande si elle peut m’interviewer au sujet du blog. Je suis une fille posée alors je réfléchis une petite seconde (je mens, en réalité je me suis instantanément jetée sur mon clavier, ambiance morte de faim devant le dernier quignon de pain) et quelques minutes plus tard, me voilà en train de papoter avec elle au téléphone comme si on se connaissait depuis toujours.

Le sujet de son article était « comment le blog a changé ma vie », alors forcément ça me parle et j’ai des tas de choses à lui raconter…

 

Ces derniers temps, ma boîte mail est littéralement assaillie par une quantité phénoménale de communiqués de presse, et la plupart ne sont absolument pas ciblés. C’est bien simple, je reçois désormais plus de CP non sollicités que de spams pour du V*agra !

Alors souvent je râle de perdre autant de temps à trier le bon grain de l’ivraie, mais parfois, j’avoue, je tombe sur de vraies petites pépites. C’est le cas du dernier bouquin japonais des éditions Paumes, Bureaux à la Maison dont les extraits présentés sur le communiqué m’ont instantanément tapé dans l’œil. Ni une, ni deux, j’ai demandé poliment s’ils pouvaient m’envoyer un exemplaire presse, et à ma grande surprise, quelques jours plus tard, j’en ai reçu un dans ma boîte aux lettres. Cool ! (comme quoi, il ne faut jamais hésiter à demander, au pire tu te prends un râteau, au mieux, te voilà pourvue d’un bien joli bouquin)…

 

Vous vous souvenez quand en mars dernier je vous racontais que nous étions en plein tri de nos garage et grenier actuels ? Eh bien jeudi, on s’est fait un bon gros coup de flippe quand on a réalisé qu’on était loin d’avoir terminé de tout vider et que les travaux allaient commencer… mardi prochain !

MrChéri a beau y avoir bossé régulièrement le soir et le week-end, j’ai beau avoir filé moi aussi quelques coups de main, malgré la dizaine de trajets à la déchetterie, à l’entrepôt d’Emmaüs et chez les copains pourvus d’un sous-sol accueillant, notre satané garage débordait toujours. A croire que plus on vide, plus on découvre du nouveau bordel. Sans compter qu’on n’avait toujours pas attaqué l’évacuation de la chambre des garçons. C’est vraiment hallucinant de voir tout ce que l’on peut accumuler en à peine cinq ans !

 

Il y a eu le réveil, à l’aube. Il y a eu les macarons, réussis du premier coup. Il y a eu le trait d’eye-liner, parfait. Et puis le départ sur les chapeaux de roue, l’arrivée au parc des expos sous le soleil et à l’heure, les coulisses transformées en ruche effervescente où une nuée de petites danseuses pas encore bien réveillées mais déjà surexcitées courraient partout…

 

Eh voilà, nous y sommes… après des mois de répétitions, après un premier prix qualificatif au concours régional de jazz, le grand moment tant attendu du concours national de danse est arrivé.

A l’heure où je vous écris, c’est presqu’un miracle, ma petite étoile en herbe dort du sommeil du juste, dans sa chambre, à l’étage. Elle a encore répété tout l’après-midi avec son professeur de jazz et mis les bouchées doubles. Elle est prête, fin prête.

 

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