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Mes parents m’ont très tôt collée sur des skis. J’avais quoi, trois ans ? À l’époque nous habitions au Pays Basque, puis ensuite à Toulouse, les Pyrénées n’étaient pas loin, et la maison de mon grand-père à Lannemezan un pied à terre très pratique. Notre station préférée, c’était Espiaube, à Saint Lary. Nous y allions pendant les vacances d’hiver, mais aussi le dimanche en période scolaire. Départ à 7h30 de la maison, à 9h en haut des pistes, on skiait jusqu’à 15-16h, et ensuite on rentrait à la maison.

Je n’ai jamais été une foudre de guerre sur mes skis, je n’avançais pas forcément aussi vite que je l’aurais aimé, mais je passais partout, avec plus ou moins de style.

L’été, à La Trinité sur Mer toute proche de chez nous, c’est l’occasion de retrouver les cousins venus en vacances dans le coin, comme le faisaient leurs parents et leurs grands-parents encore avant. Il y a tout plein de souvenirs heureux sur ces plages, et c’est toujours amusant de voir que les générations passent mais que la joie de se retrouver reste intacte…

 

Mon Frangibus Toulonibus a exhumé des archives familiales tout un tas de documents militaires concernant mon grand-père maternel, décédé en novembre dernier.

Entre 1943 et 1945, mon grand-père a laissé femme et enfant au Maroc pour rejoindre les forces françaises à Londres. De cette période, il a très peu parlé, il semblerait même qu’il ait minimisé ses récits pour ne pas effrayer ma grand-mère…

Le Ballet Igor Moïsseïev, c’est mon plus vieux souvenir de danse. Le premier spectacle que je voyais pour de vrai en dehors de ma télé. Une vraie sortie de grande avec ma maman et ma mamie Suzon au Palais des Sports de Toulouse. Même qu’il y avait un monde de dingue, qu’on avait eu du mal à trouver nos fauteuils dans l’immense fosse, et que du haut de mes 8 ans je n’avais qu’une vision partielle de la scène, assise à genou sur mon manteau mais gênée par la tête de la trop grande personne juste devant moi…

Je connais bien le Pays Basque pour y avoir vécu toute ma petite enfance, jusqu’à mes 7 ans. Depuis notre départ en 1982, je n’y suis pas revenue bien souvent, quatre fois peut-être, mais je garde tant de souvenirs très précis de cette époque et de ces lieux qu’à chaque fois que j’y retourne, je m’y sens comme chez moi…

 

Il y a dix jours, trois de nos amis ont fêté ensemble leurs 30 ans. Le thème de la soirée : les années 80, celles de leur toute tendre enfance. Sauf que pour notre petite bande de potes nés dans les 70’s, les années 80 représentent plutôt nos folles années d’adolescence ! Résultat, j’étais au taquet pour ma tenue, et c’est peu de dire que j’ai carrément joué le jeu.

Je suis allée puiser dans mes souvenirs de collège pour me rappeler comment on s’habillait à l’époque, ainsi que ce qui faisait fureur dans ma banlieue toulousaine (et que je n’osais pas porter). Et en 1987, cela tenait en peu de mots : badges, fluo, sweats informes, jeans retroussés et mocassins…

En bougeant quelques meubles de ma chambre d’ado, ma mère est tombée par hasard sur l’ancêtre de ce blog. Il prenait la poussière depuis près de 20 ans, coincé derrière une armoire, et j’en avais oublié jusqu’à son existence. Ce vieux cahier jauni avec sa couverture customisée à grands coups de publicités d’époque était pourtant un fidèle confident de mes années lycée, si j’en juge par son contenu et le ton sur lequel je lui parlais…

 

J’ai fait un rêve étrange cette nuit. J’ai rêvé que j’arpentais les meilleures pâtisseries de France, à la recherche d’un gâteau Russe aussi bon que celui de mon enfance. Le fameux Russe de chez Lacote à Lannemezan. Pas un dimanche d’été chez mes grands-parents sans en déguster une part (ou deux, ou trois) en dessert. Qu’est-ce qu’on a pu s’ennuyer dans cette petite ville au bord des Pyrénées où il ne se passait jamais rien. Heureusement, ce gâteau sauvait de tout, et j’en garde un souvenir ému. Malheureusement ce Russe appartient désormais au passé, la pâtisserie a depuis longtemps fermé, et je n’ai plus jamais mangé de gâteau aussi fin et délicieux que celui-ci…

 

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