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Si on m’avait dit il n’y a pas si longtemps que j’irais courir même sous la pluie, et que j’aimerais ça, j’avoue, je ne l’aurais pas cru ! Elle est loin la toulousaine qui ne mettait pas le nez dehors à la moindre goutte tombée du ciel… Désormais il n’y a plus grand chose qui m’empêche de faire prendre l’air à mes baskets, printemps, été, automne ou hiver. À part peut-être la neige ? (et encore, mon amie Olivia m’en a furieusement donné envie l’année dernière)

J’aime courir sous la pluie parce que :
– on a moins chaud
– on respire le grand air
– ce n’est pas forcément plus difficile que par beau temps
– et qu’est-ce qu’on est fier après ! (et on a bonne mine)

Néanmoins, pas question d’aller courir sous la pluie sans un minimum de précautions. Mon petit secret : m’équiper correctement.

Pour courir à l’aise sous la pluie, il faut :

– de bonnes chaussures : attention, le terrain risque d’être plus glissant que d’habitude. Si vous courez sur route, ça ne devrait pas être trop difficile, il faudra juste que vous fassiez attention aux flaques. En revanche, si comme moi vous préférez les sorties nature, il faudra être un chouïa plus prudent : boue, feuilles mortes et mouillées, racines glissantes, autant de risques de déraper et de vous casser la margoulette. On regarde donc bien où on met les pieds. Et on chausse des baskets adaptées, qui tiennent bien la cheville, et avec une semelle assez rigide et surtout suffisamment crantée. J’ai investi dans une paire de chaussures de trail (les Brooks Cascadia là-haut sur la photo), j’en suis vraiment très contente, elles me tiennent bien au pied et sont parfaites dans la gadoue. J’ai même grimpé en haut de la Soufrière avec, nickel sur les rochers. Après votre sortie, il suffit de les brosser sous l’eau pour les rincer de la boue, et les faire sécher tanquillou jusqu’à la prochaine averse sortie.

– se couvrir, mais pas trop : je sais d’expérience qu’on a tendance à trop se couvrir dès qu’il fait froid, et c’est le même problème dès qu’il pleut. Résultat, au bout de cinq à dix minutes, on crève de chaud, on a envie de se désaper, on est encombré par toutes ces fringues. Depuis que je suis la règle simple du “une couche de moins que ce que je porterais si je ne courais pas“, je n’ai plus ce souci. Pour simplifier, s’il fait frais, je porte un tshirt technique à manches courtes ou un débardeur + mon coupe vent. S’il fait froid, je remplace les manches courtes par des manches longues, mais je ne mets pas de sweat supplémentaire. En bas, je porte un legging bien serré pour éviter qu’il s’alourdisse avec la pluie et qu’il me gêne dans mes mouvements.

– se protéger de la pluie : L’élément clé dans mon équipement spécial pluie, c’est mon coupe-vent imperméable à capuche. Acheté l’année dernière à Decathlon, c’est un de mes meilleurs investissements : léger, imperméable et respirant, il me protège de la pluie sans pour autant faire office de sauna. Sa couleur fluo me permet d’être visible de loin, ce qui est pas mal car il fait toujours plus sombre quand il pleut.

Un autre accessoire dont je ne saurais plus me passer sous la pluie et qui pourrait paraître un peu paradoxal, c’est ma casquette. Je n’ai encore rien trouvé de mieux pour protéger mes yeux des gouttes de pluie. Je vous rassure, je finis quand même mes sorties avec les cheveux trempés, mais au moins j’y vois un peu plus clair, protégée par la visière qui fait office de petit préau portatif !

Voilà, je crois que j’ai fait le tour… Ainsi équipée et bien accompagnée, courir sous la pluie ne me dérange plus. Très vite on ne sent plus qu’on est trempé, et si je ne cours pas plus d’une heure, ça ne me gêne pas.

Finalement le plus dur, ce n’est pas de courir sous la pluie, c’est de se motiver à sortir de chez soi, même quand il pleut. Une fois dehors, c’est génial… et comme je le disais en intro, qu’est-ce qu’on est fier après ! (et la douche qui suit, un régal !)

 

Ma semaine en images #47
Cocooning aux Sables d'Olonne

14 Commentaires

  1. Ce billet tombe à pic! Avec le temps pourri ces derniers jours, j’ai annulé ma dernière sortie running 🙁 J’aime bien l’astuce de la casquette, je vais testé tout ça cet après-midi.

  2. En même temps si on ne court pas sous la pluie en bretagne, on ne court jamais 😉
    Blague pourrie… mais c’était tentant!
    En vrai, je suis admirative de ta régularité et ta motivation!
    J’adore marcher sous la pluie, c’est revigorant et on décroche plus vite de tous nos soucis.

  3. Bravo pour cette constance.
    Braver les intempéries dans l’effort donne beaucoup de satisfaction et presque de la sérénité.
    Quel est votre prochain projet de course ?
    Bonjour à la Bretagne.

  4. Merci Céline de tes conseils, ils me sont bien précieux, car la chir m’a donné l’accord de recommencer le running mollo mi décembre et comme je n ‘ai jamais couru l’hiver je prends tous les conseils!!!

  5. Quand je courrais (avant d’être enceinte donc), c’était mon principal souci : comment ne pas être aveuglée par la pluie ou la neige quand les mauvais éléments s’en mêlaient ? Je retiens le coup de la casquette, je teste ça dans deux mois et je reviens te dire merci après 😉

  6. Je partage tous tes conseils que j’adopte aussi même si j’ai encore tendance à trop me couvrir. Je crois que j’ai plus de plaisir à courir l’hiver que l’été car ça permet de vraiment prendre l’air, ce qu’on a tendance à moins faire l’hiver, notamment quand la nuit tombe vite. Et pour la casquette, c’est indispensable pour moi car avec mes lunettes, j’y vois rapidement plus rien. J’ai même acheté une spéciale pluie kalenji car une fois il pleuvait tellement (oui, j’habite aussi en Bretagne;-) ) que l’eau passait à travers la visière.

  7. Moi aussi casquette pour la pluie…. Je n’ai pas trouvé mieux
    Cela me gêne juste pour les fois où je dois prendre la frontale…. Je n’arrive pas à faire cohabiter les deux
    Par contre si c’est vraiment une pluie très forte, je n’y vais pas ! La dernière fois il a fallu 4 jours à mes baskets pour sécher !!!
    Bon runs ! 😉

  8. Tonpresquecousin Répondre

    Comme toi, ma femme et moi sommes devenus adictes de la course à pied car c’est simple et ça vide la tête, on part avec notre tenue partout même quand on voyage.
    Personnellement ça me dérange pas de courir sous la pluie, il y’a un dicton Norvégien qui dit (qui pourrait également être breton d’ailleurs LOL) ” il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtement”. Cet hivers je te conseille de courir sur des sentiers eneigés car c’est magique, le craquement de la neige sous tes pieds est un enchantement à chaque foulée. Tout comme toi, nous avons opté pour des Brooks, des “gosht” pour la route et des “cascadia” pour la forêt-montagne.
    Nos foulées se croiseront sûrement un jour à la nourserie.
    A bientôt
    Tonpresquecousin

    • Je crois que tous les Scandinaves proclame que « il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtement » vient de leur pays. On dit exactement la même chose en Suède. On l’appris aux étrangers et on aime dire que c’est un dicton extrêmement suédois. :p

      • Tonpresquecousin

        La suède fait partie de nos prochains voyages, alors on prendra les vêtements adéquates.

  9. Courir sous la pluie est super facile — maintenant que j’ai des tenues légères et évacuantes ! Même sans un imperméable (je n’en utilise jamais pour la course à pied). Ne pas courir en coton ou un imperméable pas évacuant, c’est important. La pluie et la neige m’a fait vraiment froide et épuisée à l’époque… des vêtements (surtout en coton) lourds, trempés et froids, brrr ! J’avais eu peur des mauvaises temps et ça avait beaucoup limité mes sorties parce que dans le sud de la Suède les temps sont mauvais la moitié de l’année. 😉

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