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Et voilà, comme promis, je reviens vous raconter mon premier semi-marathon qui eu lieu hier entre Auray et Vannes !

Je dois dire que je ne sais pas trop par où commencer tant cette expérience fut riche, dense, et un peu folle aussi.

Tout a commencé la veille, en fait, à mon réveil je me suis retrouvée complètement coincée du haut du dos. Je ne pouvais plus bouger la tête, panique à bord !

Heureusement j’ai un ami kiné qui en urgence a réussi à plus ou moins décoincer tout ça, et j’ai passé le reste de mon samedi à alterner anti-inflammatoires / crème décontractante / étirements en douceur / électrodes. Oui, on a sorti la grosse artillerie, mais après m’être entraînée tout l’été, il était hors de question d’abandonner la course avant même de la commencer !

Le soir, ça allait un peu mieux, j’ai préparé mes petites affaires, mon dossard, et un gâteau énergétique dont la recette m’a gentiment été donnée par Spads, un coureur de fond plus qu’expérimenté. Que du bon, que du bio, merci Spads !

Le matin du dimanche, j’avais le trouillomètre au max mais heureusement j’avais bien dormi et mon dos me faisait beaucoup moins mal. Alors j’ai pris un bon petit déjeuner avec des céréales, du gâteau énergétique, des fruits, du jambon blanc, du thé léger. Et j’ai bu un bon litre d’Hepar (riche en magnésium) dans la matinée.

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Un peu avant midi, en guise de déjeuner d’avant-course, des pâtes, des bananes et encore du gâteau énergétique (délicieux, vraiment je vous le recommande)

À 13h, nous avons déposé les enfants chez une amie, et récupéré nos copains courant avec nous. On a déposé une voiture à l’arrivée à Vannes et avons filé à Auray pour le grand départ. À peine le temps de s’échauffer un peu, faire la queue aux toilettes, et zou, on a laissé les gars partir à l’avant du sas, tandis que Céline et moi avons préféré rester en queue de peloton. Parce que 6300 coureurs, ça fait du monde, et on n’avait pas trop envie de se laisser entraîner par la foule, mais plutôt de courir à notre rythme.

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À 15h, le départ du 40ème semi-marathon Auray Vannes a été donné. Une marée humaine vraiment impressionnante, il faisait chaud (26°C), le soleil était au zénith, mais on ne s’est pas laissées abattre pour autant ! On est parties dans les 15 derniers, je pense, et on ne s’est pas emballées.

Bon, d’habitude, sur chacune de mes courses, je peux vous faire un récit kilomètre par kilomètre, mais dans le cas de ce premier semi, j’en serais bien incapable ! C’était à la fois si long et si rapide que tout se mélange un peu dans ma tête… Tout ce que je peux dire, c’est que les 5 premiers kilomètres ont passé à la vitesse de la lumière. Il y a eu ce type marrant qui courait à côté de nous en tenue de ville et qui haranguait la foule pour qu’elle nous encourage. Il y a eu nos amis Marc et Céline et leurs enfants au premier ravitaillement, après le pont du Bono. Il y a eu ces gens avec des tuyaux d’arrosage devant chez eux qui nous ont gentiment rafraîchi, ça faisait tellement de bien.

Ensuite entre Baden et Le Moustoir, les choses ont commencé à se corser, autour de nous beaucoup ont commencé à peiner et à marcher, et on a commencé à rattraper du monde. Nous avons couru la moitié de la fameuse montée de Baden environ mais le cardio s’emballait vraiment trop alors on a marché la fin de la montée pour pouvoir repartir sur de bonnes bases.

Mais là où j’ai eu le plus de mal, c’est après le 2ème ravitaillement, vers 9kms, j’ai fait l’erreur de mordre dans un quartier d’orange pour me désaltérer et j’ai très vite eu une barre à l’estomac. Douleur aussi surprenante que gênante, et qui m’a valu bien des soucis pendant tout le reste de la course.

À partir de ce moment-là, ça a été vraiment dur. Je n’étais pas la seule à la peine, on a doublé pas mal de monde à ce moment-là qui marchait. Autour de nous, c’était le ballet des ambulances (et c’était carrément flippant). Que la montée d’Arradon a été difficile ! La tentation de s’arrêter pour marcher à ce moment-là était vraiment grande, mais on s’est vite rendue compte que ça cassait notre rythme et que c’était pire ensuite. Alors on s’est accrochées, Céline avec son point de côté et moi avec ma barre à l’estomac. Heureusement, les gens sur le bord de la route étaient de plus en plus nombreux à nous encourager, et pour se remotiver, il n’y a vraiment rien de mieux.

Les kilomètres ont continué à défiler, un peu péniblement. Et puis il y a eu la fameuse côte du Vincin qui ne m’avait pas fait peur l’année dernière lors des 10kms d’Arradon Vannes, et que j’ai décidé de vaincre une nouvelle fois cette année. Comme quoi tout est vraiment dans la tête, parce que quelques mètres avant j’étais à la peine, mais là dans cette fichue montée, alors que tout le monde autour de moi marchait, je l’ai courue jusqu’au bout, sous les encouragements du public (oui, j’avoue, dans ma tête j’étais un peu Rocky à ce moment-là ! ^__^)

Après, je ne sais pas si ce sont les endorphines qui se sont emballées, mais à partir du 18ème kilomètre, alors que tout le monde m’avait dit que les 3 derniers étaient les plus durs et que Céline commençait vraiment à peiner, au contraire, pour moi ça a commencé à aller un peu mieux, j’avais moins mal au ventre et mes jambes fonctionnaient bien. Je me suis calée sur le rythme de Céline, il me restait même encore un peu de force pour l’encourager, on est une team oui ou zut ? Pas question pour moi de la lâcher, cette fichue course on l’a commencée ensemble, on la finirait ensemble.

Boulevard des Îles, on a vu nos enfants sur le bord de la route, et ça nous a reboostées. On a passé l’école de police, on a passé le quartier de Kercado, on a passé le dernier kilomètre, on a remonté le long du lycée Lesage, on est passée devant la piscine, les gens criaient, et puis, enfin, on est arrivées sur le stade. Et là on a accéléré, accéléré, on avait des ailes, on a doublé quelques coureurs pour l’honneur, et on a vu nos chéris sur le bord remonter la piste avec nous. Alors on a foncé avec les dernières forces qui nous restaient, et on a franchi la ligne d’arrivée, ensemble, en se tenant la main !

Ahlala les amis, si je n’avais pas été aussi heureuse d’arriver enfin, je crois bien que j’en aurais pleuré d’émotion ! On l’a fait, bon sang, on l’a fait notre premier semi-marathon ! 21,1 kilomètres, 2h36 un peu dingues quand on y repense, tout ça pour un bol… et tellement de satisfaction à l’arrivée ! Nous finissons 5506 et 5507ème sur 6300, quand je pense que nous sommes parties dans les tout derniers, c’est fou.

 

Aujourd’hui, je suis très fière et un peu euphorique… J’ai mal aux jambes, mais pas tant que ça parce qu’on a plutôt bien géré notre course, on n’a jamais tapé dans le rouge et malgré tout on a fait le temps qu’on s’était fixé. Ah, et je n’ai plus mal au dos ^__^

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Ce que je retiendrai de cette expérience, ce sont les deux mois d’entraînement qui ont eu lieu en amont et qui nous ont vraiment fait progresser. C’est le plaisir de courir à deux et de ne pas se lâcher, encourager l’autre quand elle en a besoin et s’accrocher à elle quand on peine. C’est repousser ses limites, et se dire que c’était déjà fou de courir une course de 10 kilomètres il y a un an et d’en courir plus du double un an après.

Ce semi-marathon ne restera pas dans ma mémoire comme ma plus jolie course (c’est Houat qui en détient la palme), mais sans doute celle dont je suis la plus fière, car la plus difficile. Un semi-marathon avant mes 40 ans, j’en rêvais, et je l’ai fait.

En attendant, je ne raccroche pas mes baskets, loin de là, nous continuons notre entraînement pour le Duo de l’Hermine cette fois-ci (marathon en duo, je vais courir 20kms et mon chéri 22) le 19 octobre prochain. Et vous savez quoi ? Il me tarde déjà d’y être !

 

(toutes mes pensées vont vers la famille du jeune coureur décédé hier à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Le sport ne devrait être qu’un moment de partage et de dépassement de soi, jamais un tel drame…)

 

 

Ma semaine en images #37
K comme... Korrigans !

48 Commentaires

  1. Bravo ! Un semi marathon, c’est mon prochain objectif, mais ça me fait un peu peur… c’est hyper rassurant de lire que les coureurs marchent durant un semi, 6 500 personnes ça fait !

    • Ça m’a étonné aussi, mais en même temps les conditions étaient vraiment difficiles (pas mal de relief, sans parler de la chaleur et du vent), certains sont partis trop vite, ça ne pardonne pas au bout de quelques kilomètres !

  2. Bravo !! Ca me rappelle bien des souvenirs ces entraînements et courses en duo… je comprends ton enthousiasme et ta fierté. Merci pour ce partage qui me rappelle de bons souvenirs 😀 et bon courage pour la suivante !

  3. Ah la la j’adooore regarder le marathon à la télé, je pleure presque à chaque fois quand ils franchissent la ligne d’arrivée. Et là j’avais les larmes alors que t’étais encore dans la côte du Vincin… Ma névrose s’aggrave mais c’est pas grave : bravo pour cette belle course ! Encore du récit haletant ! Et vivement le marathon en duo !

  4. Encore une fois : bravo Céline !!!
    Ton récit m’a rappelé mon semi-marathon de Paris en duo avec mon cousin, c’est clair qu’à deux c’est top ! Je réitère donc en novembre pour mon 2ème semi mais cette fois avec mon frère ^^

  5. “oui, j’avoue, dans ma tête j’étais un peu Rocky à ce moment-là ! ^__^” j’adore !!!
    Toutes mes félicitations ! Ca donne envie de s’y mettre !

  6. Wouah, mais tu m’impressionnes tellement! J’ai failli m’inscrire à une course à Hawaii, mais étant toute seule je n’ai pas réussi à trouver la motivation pour. Je sais pas, je m’ennuie un peu lorsque je cours trop longtemps alors je ne sais pas si j’arriverais à courir un semi marathon comme toi un jour! Bravo en tout cas! 🙂

  7. Le récit est touchant. Que ça doit être glorifiant de relever un tel défi ! bravo !

  8. je déteste la course à pied mais je suis admirative de celles qui s’y adonnent à fond comme toi. bravo pour ce semi. ton récit est palpitant et je trouve ta pensée pour le coureur décédé fort touchante.

  9. Mince alors, t’as réussi à me mettre les larmes aux yeux 🙂
    Cette course, c’est tellement une partie de moi, je l’ai regardé chaque année depuis que je suis petite, j’ai été au premier ravito de nombreuses années. Je viens de me remettre à la course à pied, j’aimerais bien faire un jour le 10km, que mon Chéri a déjà tenté (mais chuuut, pas tout de suite!).
    Encore bravo!!!

  10. bravo chapeau bas! :)en plus j aime beaucoup l enthousiasme avec lequel tu annonces une nouvelle course Donc bonne continuation dans l entrainement :))

  11. Céline tu m’as faite pleurer, réagir, rire, (rhaaaa je chiale^^) J’espere qu’après mon abdominoplastie je pourrais courir, parce que mon rêve est pas de faire un semi avant mes 40 ans mais finir une “petite” course tout simplement. Bravo pour ta performance. Je pense aussi a cette famille endeuillée…

  12. Je suis vraiment admirative, tu as de quoi être fière, en plus avec ce mal de dos flippant ! Pour les en-cas j’ai fait la même erreur que toi à un 10k une fois et je n’ai plus jamais rien osé prendre à un ravitaillement… Je cours beaucoup mieux à jeun, je me suis fait une raison 😉

    Encore bravo !

  13. Mouarf, merci pour le “coureur de fond plus qu’expérimenté”, mais je cours vraiment depuis 3 ans seulement… 😉
    Content en tout cas que cette recette t’aie convenue.

    Et bravo encore, à bientôt j’espère sur un trail dans le coin (il y a peu de chance qu’on se croise sur une course sur route) !

  14. Punaise, j’ai pleuré, je suis vraiment très très fière d’être ta copine.

  15. Fanny Ouvrard Ouadec Répondre

    Bravo encore…. Quel courage et ténacité ! Ton récit est aussi surprenant soit il, émouvant, et tu écris vraiment bien les moments, on vit presque tes émotions, c’est vraiment touchant ! 🙂

  16. Waouhh je suis fière de toi !!! et vous !!!
    Ton récit est émouvant, surtout le moment où vous croisez vos enfants !! Waouhhhh c’est beau, bravo encore à vous deux

  17. Très beau récit d’une vraie victoire sur soi, d’un dépassement de soi mais aussi de partage et de solidarité…
    Ca me redonnerait presque envie de recourir…
    Félicitations!

  18. Félicitations pour ce premier semi et merci de nous faire partager ton ressenti pendant ta course. Cela donne encore plus envie d’en faire un! Bon courage pour tes prochaines courses!

  19. Bravo pour cette jolie course surtout avec cette chaleur !
    Et un temps tout à fait honorable ma foi.
    Plus qu’1 mois avant la prochaine…
    Cela me donne envie de rechausser mes baskets.
    A bientôt

  20. Bravo !!!
    Ton récit est très émouvant et comme je connais bien votre belle région je me suis vraiment représentée les différents dénivelés…

  21. BRAVO, cest fou ! Tes efforts ont payé, cest super ! Tu peux être fière de toi ! Bcp d’émotions dans ton récit, surtout lorsque tu racontes l’arrivée et les derniers mètres, main dans la main de ta copine …

  22. bravo pour ce magnifique parcours et bravo pour le récit, c’est poignant ! Je n’aurais jamais cru avoir les larmes aux yeux en lisant un billet sur la course à pied. Mais évidemment tout cela va au delà ^_^

  23. Juste merci…… de l’avoir aussi bien retranscrite, d’être l’équipière que tu es et de m’avoir permis de partager ton rêve !!!! Même si ce n’est pas la plus belle, le souvenir de la ligne d’arrivée sera gravé dans ma mémoire. Et surtout ne change rien

  24. Youhouuuuuu bravo !!!! J’ai bien pensé à toi dimanche, et t’ai envoyé plein d’ondes +, il faisait tellement chaud ! Tu m’as donné les larmes aux yeux par ton billet, j’avais l’impression de le vivre à travers tes mots… Et c’est réellement hyper motivant de voir les progrès énormes en 1 an, sachant que mon prochain niveau à atteindre est le 10 km, ça me donne plein d’espoir 😀 Bravo Wonder-woman !

  25. Bravoooooooo!!!!!!
    J’étais devant la piscine et je t’ai aperçue !!!!!
    RDV le 19 oct. car pour ma part je fais les foulées, mon premier 10km!!!!!

  26. Punaise, chapeau bas !! Tu peux être fière de toi !
    J’en ferai pas le dixième.
    Bravo encore.
    Et quelle tristesse pour le jeune homme, c’est affreux!

  27. Félicitation, j’ai fais le quasiment le même temps que toi, et cela m’a fait sourire, j’ai été bloqué du dos la veille et le jour également, puis plus rien le soir (c’était bien le stress… alors qu’on a rien à prouver) et j’ai eu très mal au ventre après avoir mangé l’Orange… mais j’ai lu qu’il ne fallait boire que le jus…. Nous en tirons les leçons, nous appréhendrons moins la prochaine fois… Cependant, ce fut une course très conviviale, car il y a tjrs un coureur pour nous proposé une Pierre (eh oui, j’avais une pointe de coté), une sucrerie, ou pour nous encourager à ne pas abandonner. Félicitation à toi et merci pour ton récit, cela encourage à continuer….

  28. Félicitations pour cet exploit !
    J’ai commencé à courir il y a peu et me préparais pour mon premier 10 km, quand je suis tombée enceinte !
    Je sens que la reprise va être dure… Mais te lire me remotive pour ne pas abandonner malgré l’arrêt grossesse et l’arrivée du futur bébé.

    En tout cas, tu peux être fière !

  29. J’étais avec vous parmi les 6300. Bravo et ceci n’est peut-être que le début d’aventures plus longues… Gagnée par l’euphorie on a du mal à s’arrêter ensuite croyez moi 😉
    Et bravo pour votre blog découvert il y a peu.

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