Quand nous sommes rentrés de Dublin, mercredi dernier, nous avons retrouvé nos Korrigans en pleine forme. Leurs grands-parents les avaient chouchoutés comme il se doit, même la grippe de Mamzelle et le rhume de Miniloup n’étaient plus qu’un lointain souvenir. Aucun coup de blues à déplorer chez nos deux garçons, notre aînée ayant quant à elle réussi à surmonter vaillamment le sien à grand renfort de câlins et de doudou.

En ce matin du cinquième – et dernier – jour de notre petit séjour en amoureux, je pète littéralement le feu et pour m’assurer encore plus d’énergie, je teste le petit déj au porridge. Une tuerie, je deviens immédiatement et irrémédiablement addict. Dehors, il fait un temps splendide, et c’est sous le soleil que nous partons à pied, bras dessus, bras dessous, pour la distillerie de whisky Jameson.

A l’aube de ce quatrième jour, la fatigue se fait vraiment sentir. C’est bien simple, rien qu’à l’idée d’arpenter les rues de Dublin, mon cerveau envisage sérieusement d’imposer la grève générale à mes membres inférieurs. Nous aurions aimé prendre un bus et aller visiter un peu la côte sud, mais la météo capricieuse et la crainte de nouvelles chutes de neige ne nous ont pas permis de tester l’irish promène-couillon : tous les tour-operator ont pris leur RTT pour la journée…

Si les deux jours qui viennent de passer ont été riches en évènements inattendus et en émotions fortes, les trois suivants vont se révéler bien plus dans la norme. Nous quittons nos habits d’aventuriers de pacotille pour endosser ceux bien confortables de touristes lambda en capitale irlandaise.

Néanmoins, notre réveil ce dimanche matin nous réserve une petite surprise : il a neigé durant la nuit, et Dublin l’endormie est revêtue d’un léger manteau blanc.

Il est près de 10h du matin et nous n’avons pas encore petit-déjeuné ! Un Irish Breakfast de derrière les fagots s’impose !

Nous nous dirigeons vers Temple Bar Street, THE rue où pullulent les pubs qui se respectent. En ce matin de tournoi des VI Nations, elle grouille déjà de supporters, la plupart français. Impossible de les louper ceux-là, ils circulent par groupes de 5-6, un petit sac en papier Carroll’s débordant de souvenirs irlandais à la main, et arborent fièrement le béret basque vissé haut sur le crâne et le polo bleu enfilé sur le pull, froid cinglant oblige.

Pin It