Je n’avais pas mis les pieds à Hambourg depuis 21 ans. A l’époque, j’étais jeune collégienne, et de ces deux séjours linguistiques de deux semaines chacun, je pensais avoir gardé tout un tas de souvenirs très précis de la ville.

Je me suis très vite rendu compte qu’en fait, pas du tout… à part les innombrables grues des chantiers navals alignées au bord de l’Elbe, le Rathaus (la mairie) et sa grande place, je n’ai absolument rien reconnu. Pire, je ne me souvenais absolument pas des nombreux canaux qui sillonnent la ville. Son ambiance citadine particulièrement décontractée, sa grande richesse architecturale, ses espaces verts, sa lumière non plus.

Du coup, pendant trois jours, j’ai redécouvert Hambourg, et j’ai adoré ça. Je vous emmène en balade ?

 

Du soleil, un déjeuner de fête improvisé sur la terrasse, du champagne, des fraises, et un MrChéri qui me fait la jolie surprise de poser son après-midi… J’ai même eu quelques petits cadeaux (un DVD et une théière de compète) pour patienter jusqu’à samedi, date de la super fiesta organisée avec tous nos copains bretons. A 30 dans notre salon, ça va swinguer !

 

35 ans, ouais.

Pfiou.

C’est dingue, je n’ai pas vu passer ces cinq dernières années, et pourtant mes trente ans me semblent si loin. Quelle étrange distorsion du temps…

Le passage des cinq me file toujours une sorte de vertige, comme si tout à coup on basculait vraiment dans son âge et que la prochaine décade en devenait du coup presque tangible…

 

A force de voir un peu partout sur internet de super pochettes pour iPhone aussi originales qu’onéreuses, j’ai décidé que j’allais m’en bricoler une de mes blanches mains. Et comme mon « bébé » bénéficie déjà d’une coque et d’un écran de protection (hein, quoi, qui a dit mère surprotectrice ?), j’ai opté pour la pochette ultra simple, une sorte de chaussette douillette qui lui évitera de se cabosser au fond de mon sac et qui ne m’empêchera pas de décrocher à temps quand on m’appelle.

Je crois que nous avons eu une chance folle d’avoir pu rentrer sans encombres hier après-midi, juste avant la fermeture des aéroports du nord de l’Europe. Ceci dit, nous n’avons mesuré notre chance qu’une fois arrivés sur le sol français, après avoir rallumé mon iPhone : les alertes info concernant le nuage volcanique islandais pleuvaient sans discontinuer. On a été un peu surpris, car en bons Französen pas super au point dans la langue de Goethe, on n’avait absolument pas compris ce qu’il était en train de se passer ! Ajoutez à ça aucun retard et des passagers pas plus inquiets que ça… un vol de routine, quoi, et vous comprendrez que nous étions à mille miles de nous douter de ce qu’il se tramait au dessus de nos têtes.

 

Salut les copains !

Ceci est un billet programmé… à cette heure-ci, si tout va bien, après avoir déposé nos deux Korrigans à zizi chez leurs grands-parents, et embarqué avec Mamzelle dans un avion teuton, nous avons atterri sans encombre à Hambourg, chez mon petit frangibus.

Au programme de ces trois jours de vacances über exotiques, des visites, des découvertes, des souvenirs (je n’y ai pas mis les pieds depuis 1989, je refuse de compter combien d’années ça fait) et surtout brötchen et currywurst à volonté !

Mais c’est aussi l’occasion de déconnecter complètement du blog durant trois jours, alors je vous souhaite une excellente semaine, ne faites pas trop les fous et je vous dis à vendredi !

Tchuss Tchuss !!

 

Du haut de ses neuf ans et demi, Mamzelle n’en finit plus de s’interroger sur l’origine du monde, la philosophie de la vie, l’ésotérisme de l’espace ou plus prosaïquement qui de l’œuf ou de la poule est apparu en premier.

Je ne sais pas ce qui a remis en question sa précédente certitude (rappelez-vous, une étrange histoire de graine), mais la voilà qui revient à la charge avec son sujet de prédilection :

– Mamzelle : bon maman, ça y est, maintenant je sais qui est arrivé en premier…

 

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