J’ai fait la connaissance de Maud Lethielleux l’année dernière. Après quelques échanges de mail, une rencontre dans un salon, je repartais avec son premier livre sous le bras : Dis oui, Ninon. J’étais pleine d’appréhension, mais les mots de Maud ont fini par me toucher et je suis tombée sous le charme de Ninon. Je vous en avais parlé ici, à l’époque.

Il y a quelques semaines, nouveau mail de Maud : son deuxième livre sort en librairie. Le sujet est encore moins susceptible de me plaire, mais qu’importe, je sais désormais qu’il faut laisser sa chance à Maud. Et quelques jours après, le hasard du calendrier nous a permis de nous croiser à nouveau, lors d’une séance de dédicace dans une librairie vannetaise. J’étais contente de pouvoir retrouver et discuter un peu avec Maud, de son ressenti face à son nouveau livre, du monde si particulier de l’édition, du succès de son premier roman…

 

Ah qu’il est agréable de fêter le travail en n’en fichant pas une ramée… Notre programme de la journée s’est résumé en quelques mots : repos et rien glandage. J’ai fini un super bouquin dont je vous reparle très vite, et dans la foulée j’en ai lu deux autres, lovée sous ma couette. De la fenêtre ouverte j’entendais les Korrigans jouer dehors, tandis que MrChéri faisait mumuse du crayon et du papier calque pour imaginer l’aménagement de notre future extension.

Parce qu’il a bien fallu à un moment sortir de mon lit, je suis allée prendre quelques photos dans mon jardin. Comme le muguet n’est pas encore sorti de terre, j’ai jeté mon dévolu sur le prunus tout fleuri…

 

Depuis que je suis maman, la varicelle, je m’en fais toute une montagne. Vieille réminiscence de ma propre enfance, sans doute.

A l’époque, le plus petit de mes frangins l’avait légèrement chopée pendant les vacances de Pâques. Il avait ensuite refilé une version un peu plus corsée à mon autre frangin, et j’étais arrivée en bout de course avec une varicelle puissance 15. Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais recouverte d’énormes boutons de la tête aux pieds, ça me démangeait horriblement, et je suis restée consignée à la maison deux bonnes semaines…

 

Je clos ma série de billets sur Hambourg avec un petit pêle-mêle de photos prises ça et là, sans thématique particulière ni fil conducteur si ce n’est parfois un peu de n’importe quoi. De la limonade au litschi, en passant par des brötschen et des bretzel à volonté, des voitures mates, un canard urbain, des capsules de bière, des poubelles customisées, des lieux d’aisance étrangement francisés, des armes interdites, et des bretons qui décidément s’exportent partout !

 

J’ai été très heureusement surprise par le coût de la vie à Hambourg. Rien à voir avec les prix démentiels pratiqués à Paris et même en Bretagne. A Hambourg, tu peux sortir un samedi soir avec un billet de 20€, passer une très bonne soirée au resto, puis faire le tour des bars, et quand tu rentres, il te reste encore un peu de sous dans la poche. Vous croyez que j’exagère ? Pas du tout. Vous connaissez beaucoup de restos français dans lesquels on peut manger le soir à 4, prendre un plat, un dessert et une boisson chacun, et s’en tirer pour 27€ ? Ou encore un magnifique bar lounge panoramique donnant sur le port et proposant des cocktails hallucinants à moins de 10€ le (grand) verre ? Moi non.

Alors si vous êtes de passage à Hambourg, voici trois adresses aussi sympathiques que peu onéreuses…

 

Je me demande si mon petit frangibus n’est né trente ans trop tard… Tout comme lui, j’ai été bercée durant toute mon enfance par la Beatlesmania paternelle, mais depuis qu’il vit en Allemagne, il a franchi un stade supérieur dans la fan attitude. Son appartement regorge de pépites vintage tout droit sorties des brocantes et des disquaires du coin, et sa collection de bouquins sur les Fab Four est impressionnante. Passez le voir à l’improviste, et il sera ravi de vous montrer ce vinyl venu tout droit d’URSS, ou encore cette improbable version de Yellow Submarine interprétée par les non moins improbables Compagnons de la Chanson…

 

Le Dom est une fête foraine très importante à Hambourg. Elle a lieu trois fois par an pendant un mois, et forcément nous sommes tombés en plein dedans. Autant vous dire qu’avec une petite loute de 9 ans, on ne risquait pas d’y couper. Mais bon, on l’a tellement fait gambader dans les rues, on a eu un peu pitié, et on est allé passer deux petites heures au royaume des manèges et des stands de bouffe (environ une buvette tous les 8 mètres)

Mardi après-midi, il n’y avait pas grand monde et la sono n’avait pas été poussée à fond, c’était finalement plutôt agréable. Et tandis que Mamzelle et son papa faisaient les zouaves dans le palais des glaces, sur les mini grand huit et autres manèges amusants, j’ai pu m’adonner à mon attraction favorite : le safari photo en mode loupiotes et kitscheries…

 

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