Depuis que je suis revenue à la maison pour travailler, j’ai vite repris mes marques. Réinvestir mon chouette bureau sous les toits n’a pas été difficile, bien au contraire. Mais les jours et les semaines passant, mon joli espace de travail s’est peu à peu transformé en… ça : un énorme b*rdel ! Ça va, ne dites rien, je sais ce que vous pensez… Ce n’est plus un bureau, mais un dépotoir. Il y en a partout : sur le bureau, sous le bureau, à côté du bureau. J’amasse, j’accumule, j’entasse, j’empile, j’empile, j’empile.

Ça faisait un petit bout de temps que je me disais qu’il fallait vraiment faire quelque chose, mais ce n’était jamais le bon moment. Et puis, hier, ça m’a pris. Ça faisait trois jours que j’étais redescendue travailler dans le salon avec mon portable parce que je ne supportais plus ce bazar. Et surtout, je cherchais un papier super important ans arriver à mettre la main dessus. Il me le fallait absolument pour le soir même, bref j’étais dans la panade. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai attaqué le chantier.

Mois d’octobre, tu crois que ça y est, c’est gagné, tu as chopé le rythme, que tout roule. Tu crois que tu gères comme un(e) pro les plannings de chacun, tu ne te trompes presque plus sur qui fait quoi et quand. Tu n’as presque plus de sueurs froides quand tu organises tes journées, tes semaines. Et c’est là que déboulent les réunions de rentrée pour bien te faire comprendre, que non, hahaha, il te reste encore quelques épreuves à traverser, jeune padawan, avant de décrocher le titre de Mère (ou Père) Jedi de l’année !

Ça a commencé avec la réunion de rentrée de Petitou. L’année de sixième, comme chacun sait, c’est très important, alors les profs de son collège ont mis le paquet pour que cette année commence dans les meilleures conditions possible. La prof principale a présenté ses collègues, et chacun a parlé de sa matière, de ses premières impressions sur la classe, de ses conseils, de ses attentes. C’était super intéressant, je peux vous dire qu’avec MrChéri on n’en a pas perdu une miette, prenant un milliard de notes et posant plein de questions. Et on n’était pas les seuls, les autres parents aussi étaient à fond.

C’est à dire que j’ai beau être plutôt sportive comme fille, la danse, le running, tout ça, il faut que je me fasse une raison : je suis positivement à ch*er en VTT. C’est à dire que, pour vous donner un exemple, hier j’ai accompagné à vélo MrChéri et notre copain R. pendant leur sortie running. Et ils sont allés bien plus vite avec leurs grandes jambes que moi avec mon petit vélo.

Seize kilomètres en 1h45 en pleine cambrousse, de la forêt, de la lande, des chemins caillouteux. C’était magnifique.
J’ai failli crever (au sens propre comme au sens figuré)

Cette semaine, il y a eu des croissants d’anniversaire, un looong déjeuner avec Malvina au bord de l’eau, plein plein plein de devoirs et de boulot, des noces de cristal avec des bulles, des couchers de soleil sublimes, et une Sainte Fleur à Paris avec des copines et de jolis chignons (je vous en reparle très vite !). Quelle semaine, quelle semaine !

Une de mes bonnes « résolutions » de rentrée, c’est de finir de vous raconter notre voyage en famille au Maroc. Le temps a filé hyper vite, et à part ma vidéo et mon unique billet sur Casablanca, je n’ai pas pris le temps de vous raconter le reste… Je vais donc essayer de m’y coller tous les vendredis !

Voici donc notre journée à Rabat, la capitale administrative du Maroc. C’est mon père qui a joué les guides encore une fois, car il connaît très bien la ville, et il y va régulièrement rendre visite à ma grande tante (la sœur de Mamisa) qui y est en maison de retraite. Rabat n’est qu’à une petite heure de voiture de Casablanca, où nous logions chez les cousins, il nous a donc embarqués tous les cinq avec ma mère à bord de la Logan 7 places prêtée par les cousins, ambiance mini-bus de colo et zou, c’était parti pour une journée bien chargée.

Il y a quinze ans, le 3 octobre 1998, c’était notre mariage. Tu te souviens ? C’était un si beau jour, une si belle fête. Nos amis, nos familles, il y avait même un peu de soleil. Des surprises. Des rires, quelques larmes d’émotion, des danses jusqu’au bout de la nuit. Tout plein d’amour. Une journée parfaite.

C’était il y a quinze ans. On était des gamins, quand même, quand j’y pense. Il s’en est passé des choses, en quinze ans. Trois Korrigans, une maison, des voyages, de belles rencontres, une vie à la fois très différente de ce que à quoi on s’attendait, et en même temps conforme à nos rêves, je crois. On a vieilli, un peu, mais pas tant que ça.

Début octobre, il y a seize ans, MrChéri et moi débarquions à Vannes pour y débuter une nouvelle vie à deux.

J’habitais depuis mes sept ans à Toulouse, je venais de terminer ma dernière année d’études à Marseille, et lui commençait un nouveau boulot après une expérience peu concluante à Nevers, dans la Nièvre. Vous dire que mes débuts ici furent faciles serait mentir… Moi la fille du sud ouest, débarquer dans une région inconnue à la météorologie incertaine, sans boulot et sans connaître personne, ce fut un peu rude. Il m’a bien fallu 18 mois pour m’acclimater, dans tous les sens du terme. 18 mois pour me trouver un job, nous faire des amis et apprécier pleinement la magnifique région dans laquelle nous vivons depuis…

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