Je viens de terminer The Queen is Dead, le premier roman de mon amie Aurélia, aka Lutecewoman. J’ai posé le livre sur ma table de chevet avec émotion, une sacrée dose d’admiration, un sentiment un peu idiot de fierté, voire même une petite pointe d’envie.

Ça y est, elle l’a fait. Elle l’a écrit, ce roman, et il est publié. Ça y est, elle est écrivain, pour de vrai. Un écrivain sans concession, qui écrit avec ses tripes, avec ce style inimitable que je lui connais depuis 10 ans. Ce style qui m’a accroché dès qu’on s’est connues virtuellement, ce style que j’aime lire depuis, sur son blog, jusque dans ses mails et ses statuts facebook. Le style d’Aurélia est fort, singulier, tout en images et références. C’est un style drôle, tranchant, vif, sarcastique. Un style à la vie comme sur l’écran, et maintenant sur le papier, pas toujours facile, mais brillant, ça oui.

Alors voilà, c’est étrange de parler du travail de ses amis, ce n’est jamais très objectif, mais une chose est sûre, c’est que j’ai beaucoup aimé ce livre. Je me suis laissée emportée par l’histoire d’Élo et Bert, ces deux trentequarantenaires qui se retrouvent des années après.

Élo dans le livre, c’est tellement Aurélia, avec ce qu’elle a de définitivement perché, écorché, et touchant. J’y ai retrouvé tant de choses que je connais d’elle, son Paris, son Sud, ses amis d’avant, ses amis de maintenant, et son histoire, aussi. Des références, musicales, artistiques, de la vie de tous les jours, de sa vie à elle, il y en a plein, ça fait d’ailleurs un peu bizarre parfois de les retrouver au détour d’une ligne, mais cela n’altère en rien cette lecture que je ne saurais que trop vous conseiller. The Queen is Dead, c’était une chanson des Smiths, c’est désormais aussi un roman qui ne ressemble à rien d’autre. Rock et brut, comme c’est écrit sur le quatrième de couverture :

Élo a la trentaine parisienne, un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d’écrivain. Bert  est employé chez un marchand de vin près de Perpignan ; guitariste dans un groupe amateur, il aime le rock et sa copine Gilberte. Une porte a été claquée entre eux il y a vingt ans – définitivement croyaient-ils…
Une histoire d’amitié, de communication virtuelle et d’accession à l’âge adulte qui se lit d’un seul souffle. Un roman brut et rock.

Bravo Aurélia, je te souhaite beaucoup beaucoup de succès, vraiment.

The Queen is Dead – Aurélia Bonnal aux éditions Buchet Chastel

 

10 Commentaires

  1. Ca donne envie de le lire ! Question idiote : il est écrit en français ou c’est juste un titre anglophone ? 🙂

    :dot: C’est écrit en français !

  2. Le résumé me plait beaucoup…ça fait plaisir de voir qu’avec persévérance et travail certaines blogueuses qui rêvent de devenir écrivain parvienne à leur but! Ce doit être une sacré fierté pour elle et pour ses amies…Je le note pour une prochaine lecture et encore bravo à elle.
    PS : peux-tu nous donner le lien vers son blog aussi?

    :dot: Oh mais oui, voilà, oubli réparé ! Son blog : http://lutecewoman.blogspot.com/

  3. Un projet, du travail et le tout couronné de l’immense joie d’une parution, bravo à ton amie… D’autant plus que la présentation que tu en fais attire la curiosité. Je souhaite un superbe parcours à ce roman !
    Nathalie

  4. C’est vrai que tout ce que tu dis d’elle donne envie…du coup, je suis allée faire un tour sur son blog : ça donne encore plus envie d’aller chez Amazon commander un exemplaire de son bouquin!

  5. Tu donnes envie de le découvrir ce roman. Ma seule hésitation serait que cela concerne des trentenaires qui se posent des questions sur le passage à l’age adulte. Je suis ne plein dedans, moi aussi, un peu bouleversée par tout ce qui se passe autour de moi, toutes ces décisions à prendre, ces responsabilités, je suis un peu perdue, depuis quelques mois. J’ai peur de lire ce livre et de trouver des échos à mes doutes, à mes angoisses. j’ai peur de le lire et d’être encore plus perdue. ALors que, peut être, j’y trouverais certaines réponses à mes questionnements intempestifs… Mais je n’oserai pas, pas tout de suite. Peut être à quarante ans, quand j’aurais moins d’incertitudes?
    En tous cas, il y a de quoi être fière de ton amie. 9a doit faire quelque chose, effectivement.

  6. And God Save the Queen Aurélia, Yiheah ! (je savais pas que vous vous connaissiez, en fait…) Tu donnes envie de le lire, en tout cas…

  7. Hey hey, je viens de l’ajouter à ma liste de livres à acheter direct et j’ai hâte de le trouver pour lire ça…

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