Archives de la catégorie ‘souvenirs souvenirs’

★ Les Ballets Moïsseïev ★

Par Shalima • 11 déc 2011 • Catégorie: À la Une, danse, souvenirs souvenirs26 blablas

 

 

Le Ballet Igor Moïsseïev, c’est mon plus vieux souvenir de danse. Le premier spectacle que je voyais pour de vrai en dehors de ma télé. Une vraie sortie de grande avec ma maman et ma mamie Suzon au Palais des Sports de Toulouse. Même qu’il y avait un monde de dingue, qu’on avait eu du mal à trouver nos fauteuils dans l’immense fosse, et que du haut de mes 8 ans je n’avais qu’une vision partielle de la scène, assise à genou sur mon manteau mais gênée par la tête de la trop grande personne juste devant moi.

Malgré ces conditions un peu chelou, j’avais adoré ces danses populaires russes, et je m’en souviens encore avec une étonnante précision. Notamment un ballet qui représentaient des vagues, les danseurs accrochés les uns aux autres par les bras. C’était joyeux, vivant, coloré, réglé au millimètre, incroyablement visuel et dynamique.

Du folklore russe qui donnait envie de danser sur sa chaise et de battre des mains. Un très joli souvenir.

Pour fêter son 75ème anniversaire, le Ballet Igor Moïssiev revient à Paris après 20 ans d’absence. Ça se passe au Palais des Congrès de Paris du 20 décembre au 1er janvier. Lorsqu’Alexandra m’a contacté le mois dernier pour me proposer d’assister à la répétition générale en compagnie de la personne de mon choix et de faire gagner une invitation pour deux personnes à mes lectrices (ou mes lecteurs, ne soyons pas sectaire, je sais que vous êtes quelques uns à me lire ^__^), je n’ai pas hésité longtemps…

Pour ce faire, je vous propose un petit jeu où il suffit de répondre ci-dessous dans les commentaires à ces trois petites questions :

- Combien d’artistes dansent durant les représentations du Ballet Igor Moïsseïev? (indice)
- Combien de ballets seront présentés chaque soir? (indice)
- De quel type de danse le Ballet Igor Moïsseïev est-il spécialiste? (indice)

À gagner : une invitation pour deux personnes pour assister à la répétition générale du spectacle le lundi 19 décembre 2011 à 20h au Palais des Congrès de Paris.

Attention, avant de participer, assurez-vous d’être bien disponible à ce jour-là, à cet endroit. Vous avez jusqu’au mardi 13 décembre 22h pour répondre aux questions, et après je tirerai au sort parmi les bonnes réponses.

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★ Bonne journée les amis ! ★

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Edit du 14/12: et voici qui a gagné :

Robgli, bravo ! Je t’envoie un mail très rapidement.

Merci à tous !



Soirée diapo : une semaine au Pays Basque

Par Shalima • 23 août 2011 • Catégorie: À la Une, Carnets de voyage, famille story, Pays Basque, souvenirs souvenirs22 blablas

Je connais bien le Pays Basque pour y avoir vécu toute ma petite enfance, jusqu’à mes 7 ans. Depuis notre départ en 1982, je n’y suis pas revenue bien souvent, quatre fois peut-être, mais je garde tant de souvenirs très précis de cette époque et de ces lieux qu’à chaque fois que j’y retourne, je m’y sens comme chez moi.

J’ai adoré faire découvrir ce joli coin de paradis à ma petite famille, et j’ai eu la larmichette à l’œil plus d’une fois, alors que les souvenirs et l’émotion m’assaillaient de toute part. Ce n’est qu’au bout de trois jours que j’ai pu regarder les magnifiques maisons basques, les frontons et les grandes étendues vertes et vallonnées sans un pincement au cœur.

Maintenant que nous sommes rentrés, je me demande comment j’ai pu me passer de la Rhune et de tout le reste si longtemps. Je n’ai forcément qu’une envie, y retourner l’été prochain !

♥ balade au Col d’Ibardin ♥

♥ au fronton d’Urrugne ♥

♥ St Jean de Luz ♥

♥ ma maison de quand j’avais 5 ans ♥

(le début de nos aventures basques, c’est ici que ça se passe !)



Mon cher journal

Par Shalima • 3 mai 2011 • Catégorie: À la Une, souvenirs souvenirs39 blablas

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En bougeant quelques meubles de ma chambre d’ado, ma mère est tombée par hasard sur l’ancêtre de ce blog. Il prenait la poussière depuis près de 20 ans, coincé derrière une armoire, et j’en avais oublié jusqu’à son existence. Ce vieux cahier jauni avec sa couverture customisée à grands coups de publicités d’époque était pourtant un fidèle confident de mes années lycée, si j’en juge par son contenu et le ton sur lequel je lui parlais.

Replonger dedans m’a beaucoup amusé. En 1991, j’avais 16 ans, je portais un carré court, des mocassins et des jeans 501, j’étais un peu perdue en 1ère scientifique dans un lycée trop chic pour moi et j’aimais écrire des heures avec mon stylo plume Shaeffer. Mes principaux sujets de discussion étaient évidemment les garçons, les copines, et la danse. J’ai retrouvé avec plaisir et une pointe de nostalgie cette écriture ronde que j’ai désormais trop peu l’occasion d’utiliser. Au fond ma façon d’écrire n’a pas tellement changé, qu’importe le support. Je ne pouvais déjà pas m’empêcher de faire des blagues toutes les deux lignes, même quand j’étais au fin fond de mon désespoir naïf d’adolescente un peu coincée.

J’ai éclaté de rire à certains passages, j’ai eu les larmes aux yeux parfois, car certains souvenirs sont douloureux et je n’épargne pas grand monde, ni grand chose. Mais le plus étonnant dans tout cela, c’est que si j’avais oublié ce cher journal, je me souviens de chaque anecdote retranscrite avec une précision incroyable, comme si les avoir couchées sur papier, il y a fort longtemps, les avait gravées à tout jamais dans mes souvenirs.


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“À Ciao plus tard, cher journal, je suis bien heureuse de t’avoir retrouvé.”



Du souvenir d’un russe

Par Shalima • 28 avr 2011 • Catégorie: À la Une, nostalgiiiie, souvenirs souvenirs27 blablas

poupées russes

J’ai fait un rêve étrange cette nuit. J’ai rêvé que j’arpentais les meilleures pâtisseries de France, à la recherche d’un gâteau Russe aussi bon que celui de mon enfance. Le fameux Russe de chez Lacote à Lannemezan. Pas un dimanche d’été chez mes grands-parents sans en déguster une part (ou deux, ou trois) en dessert. Qu’est-ce qu’on a pu s’ennuyer dans cette petite ville au bord des Pyrénées où il ne se passait jamais rien. Heureusement, ce gâteau sauvait de tout, et j’en garde un souvenir ému. Malheureusement ce Russe appartient désormais au passé, la pâtisserie a depuis longtemps fermé, et je n’ai plus jamais mangé de gâteau aussi fin et délicieux que celui-ci.

Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir testé des concurrents, mais aucun ne lui est jamais arrivé à la cheville. Il faut dire que cette recette est particulièrement casse-gueule : de la crème au beurre et du sucre glace à ne plus savoir qu’en faire. Bien que finement relevée par de la poudre de noisette, l’écœurement n’est jamais bien loin. A priori, rien qui puisse plaire à mes papilles peu enclines au crémeux en tout genre. Mais le Russe de chez Lacote c’était autre chose, il était fondant, délicat et d’une impalpable légèreté.

Et voilà qu’à défaut d’avoir réussi à lui trouver un digne successeur, j’en suis réduite, vingt ans après, à en rêver la nuit. Même si je sais au fond que mon souvenir est sans doute bien plus beau que la meilleure des fournées de chez Lacote, je donnerai cher pour y regoûter, ne serait-ce qu’une fois, une simple bouchée.



Bêtises, vous avez dit bêtises ?

Par Shalima • 12 avr 2011 • Catégorie: À la Une, souvenirs souvenirs19 blablas

miniloup ET

Enfant, je n’ai pas dérogé à la règle… Comme tout le monde, des bêtises, j’en ai faites. Plein. Des petites et des moins. Des vraiment graves ? Je ne le crois pas. Mais si on me demandait quelle est la plus grosse bêtise que j’ai pu faire, ça me demanderait pas mal de réflexion…

Voyons…

Ce n’est sans doute pas quand je me planquais avec mes cousines, au dernier étage de l’immeuble de mes grands parents, et telles de redoutables sniper des bacs à sable, nous bombardions les voitures qui passaient sous notre balcon avec des bombes à eau ou du PQ mouillé. Même la fois où nous avions visé avec succès une belle décapotable, ce n’était pas si grave, le type n’a jamais réussi à savoir d’où ça provenait.

Ce n’est pas non plus quand on faisait croire à ma petite voisine trop envahissante que ses jambes étaient recouvertes de fourmis et qu’on s’acharnait à les faire partir à coup de petites pitchenettes. C’était idiot, voire méchant, mais ça ne faisait pas vraiment mal.

Ce n’est pas quand, à 10 ans, j’ai refusé d’entrer au conservatoire de danse de Toulouse. Qui sait si j’aurais pu en faire mon métier ? Je ne pense pas. Et je préfère me dire que dans mon cas, la danse comme passion, c’est largement suffisant.

Ce n’est pas quand ma cousine Poux et moi avons servi d’alibi à mon autre cousine Sandie, alors qu’elle jouait à l’espionne dans le bureau du propriétaire de la maison que louaient mes parents. Même si elle avait piqué (et perdu) un trousseau de clé, après tout, c’était SA bêtise à elle.

Quant aux mixtures immondes faites des restes mixés de tout un repas et proposées innocemment aux petits frères, ou les ateliers “fabrique ton parfum” en mélangeant les bouteilles des parents, et colorisées à l’éosine, c’était juste pour rire, ok ?

Non, je crois que ma plus grosse bêtise, c’était mon goût immodéré pour la fugue. Deux souvenirs un peu flippants me reviennent en particulier. Un jour où je m’étais disputée avec ma cousine Poux (encore elle !), en vacances, j’étais partie avec notre voisine me balader en ville toute une après-midi. Sans prévenir les parents. J’avais 9 ans et le comité d’accueil à mon retour fut, vous vous en doutez, plus que glacial. Et cette nuit où j’ai fait le mur avec une copine qui dormait à la maison, nous avions sauté par la fenêtre, escaladé le portail et marché longtemps le long de la route qui menait à l’école… une voiture nous a croisées, et a fait demi-tour, sans doute pour vérifier ce que faisaient deux jeunes enfants de 7 ans la nuit en pleine campagne. Je n’ai jamais couru aussi vite pour rentrer chez moi, à travers champ. Sur le moment je n’ai pas réalisé le danger mais rétrospectivement, avec mes yeux de maman et d’adulte, je suis terrifiée par ce qu’il aurait pu se passer… Et croyez-moi, mes enfants dorment, et dormiront toujours, à l’étage, pas plus bas !!!

(petite redif d’un billet qui date de 2008… vous vous en souveniez ?)



10 ans de plus, et une heure de moins

Par Shalima • 29 mar 2011 • Catégorie: À la Une, souvenirs souvenirs12 blablas

soirée 10 ans après

Or donc voilà, 10 ans après, on s’est retrouvés (le début du pourquoi du comment, c’est ). Une bonne quarantaine de vieux de la vieille, mais toujours jeunes, certains venant même de Paris, Rennes, Nantes et Brest. La pêche aux anciens a été fructueuse. La salle était prête, le couscous n’attendait plus que nous. On avait juste oublié un léger détail : le passage à l’heure d’été. Avec une heure de plus en moins à la clé. Résultat, je ne sais pas trop vers quelle heure on s’est couchés, peut-être 4h, peut-être 5h, ancienne ou nouvelle heure, aucune idée. Mais qu’importe, on s’en fiche après tout. C’était une super soirée, où l’on a beaucoup discuté, pas mal rigolé, et avec quelques irréductibles, on a même dansé à en mettre le feu au carrelage, jusqu’au bout de la night.

J’ai vraiment aimé ces retrouvailles en toute simplicité, à l’image de ce qu’a été notre collaboration il y a, oui, 10 ans (je me répète, mais je n’arrive toujours pas à m’y faire… comment le temps a-t-il pu passer si vite ?). Maintenant que le réseau s’est reformé, j’espère juste qu’on attendra pas 10 ans pour refaire la fête tous ensemble !

cyber10

(merci M. pour tout tout tout, et merci Seb & MrChéri pour l’ambiance sur le dancefloor)



Souvenirs et mimosa

Par Shalima • 8 mar 2011 • Catégorie: À la Une, c'est beau, souvenirs souvenirs35 blablas

mimosa

J’ai passé mes premières années au Pays Basque, dans les environs de Saint Jean de Luz (à Ciboure, plus précisément). À l’époque, j’étais fille unique, nous logions au rez-de-chaussée de l’immense villa de nos propriétaires, et il suffisait de descendre tout en bas de la rue pour arriver directement sur le sable de la plage de Socoa. Je garde de cette tendre époque et de ce petit coin de paradis de nombreux souvenirs très précis. Parmi eux, les mimosas du grand jardin dans lesquels j’aimais grimper avec ma copine Béatrice. Nous y passions des heures à “plumer” les feuilles et à stocker les fins filaments dans des étuis vides de pellicule photo. On aimait aussi observer la mer du haut des cimes, et espionner plus ou moins discrètement Grégory, le petit voisin qui nous cassait les pieds.

Mon histoire d’amour avec cet arbre flamboyant ne s’est pas terminée lorsque nous avons déménagé à Toulouse, elle s’est poursuivie quelques années après lorsque mes grands-parents se sont installés à Perpignan. Au fond du jardin, il y en avait deux que nous nous partagions avec mes cousines. C’était le perchoir idéal pour nos papotages sans fin et nos plans diaboliques pour martyriser les plus jeunes.

Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai débarqué à Vannes il y a une dizaine d’années de voir que les mimosas ne sont pas une exclusivité du sud de la France. On moque souvent le soit-disant micro-climat du Golfe du Morbihan, mais il doit y avoir un peu de vrai dans cette légende, puisqu’ils sont ici nombreux, et s’ils fleurissent sans doute un peu plus tardivement qu’à Nice, ils n’en restent pas moins magnifiques.

Je rêvais de les photographier depuis longtemps, mais les années précédentes, il faut croire que j’ai joué de malchance en loupant systématiquement leur floraison. Mais pas cette année ! Jeudi dernier, il y avait du soleil, pas trop de vent, et les couleurs étaient éclatantes. Je me suis régalé à les immortaliser, me replongeant par la même occasion dans mes souvenirs, au gré du parfum enivrant des petites fleurs duveteuses.

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