
Berlin, 9 novembre 1989. Il y a tout juste 20 ans, sous mes yeux ébahis, le Mur de la Honte s’effondrait en direct, là, à la télévision. Je me souviens de mes larmes de joie et du coup de fil hystérique passé à mes amies S et K, mes comparses de cours d’Allemand LV1. Nous n’en croyions pas nos yeux. Dire que le printemps précédent, nous étions sous les miradors, le long d’une obscure frontière barbelée au nord de Hambourg, à frissonner en regardant de l’autre côté, la terrifiante RDA. Un vent d’espoir et de liberté a soufflé dans le salon familial, ce soir-là. J’aurais donné mon jeans neige et mon blouson Chipie pour m’en échapper et aller festoyer sur les rues berlinoises, au milieu des étudiants des deux Allemagne.
Février 1991, la tempête fait rage dans le désert irakien. Quel rapport avec Berlin me demanderez-vous ? La réponse est malheureusement simple : la guerre du Golfe a, entre autres, annulé le voyage scolaire organisé par le lycée et auquel je m’étais inscrite, rêvant de dépaysement et d’aventure(s) (un ex-petit copain que je comptais bien reconquérir devait venir, lui aussi, héhé)
Avril 1992, le fameux voyage scolaire est de nouveau d’actualité. Mais à quelques semaines du Bac, pas question d’y participer. De toute façon, c’était réservé aux élèves de seconde et de première. Petite terminale, il te faut réviser… Berlin, c’est encore raté ! (ce qui ne m’a pas empêché, entre temps, de sortir puis de rompre à nouveau avec le fameux ex, et d’obtenir un 13/20 à l’arraché en allemand au bac)
Alors depuis toutes ces années, c’est peu dire que je rêve de découvrir enfin la belle Berlin réunifiée. Berlin, une ville au passé si riche et si lourd à la fois, tout en étant une ville branchée et novatrice, résolument tournée vers l’avenir.
Oui, je rêve de m’évader quelques jours en amoureux à Berlin, contempler l’Histoire au pied du Reichstag et de la porte de Brandebourg, longer le Mur et ses tags d’une époque si loin, si proche, traverser le mythique Check Point Charlie, mais aussi flâner dans les grands parcs ou le long de la très chic Friedrichstrasse, m’immerger dans la vie culturelle dense et underground, arty dans l’âme du quartier Scheunenviertel. Me souvenir devant l’église éponyme et me recueillir au Musée Juif. Goûter aux festivités de la nuit berlinoise et dormir dans un bel hôtel. Mélanger le passé, le présent, le futur, dans un cadre exceptionnel.
Et puis, je ne sais pas vous, mais moi j’adore l’idée de partir juste quelques jours, ou un week-end, dans une grande ville, comme nous l’avons déjà fait à Londres il y a 4 ans, et à Dublin, l’hiver dernier. Je trouve que c’est une formule parfaite pour se dépayser et recharger ses batteries en un rien de temps. Sans oublier que quand on a des enfants, c’est moins compliqué de les faire garder quelques jours qu’une semaine entière.
Enfin, pour s’organiser un citybreak aux ptits oignons, le site communautaire Addictrip est bien fichu : ça foisonne d’échange de bons plans et de bonnes adresses, d’idées de sorties, d’itinéraires personnalisés pour ne rien rater dans les principales villes d’Europe et du reste du Monde. Une mine d’infos à laquelle je serai ravie de participer.
Rhalala, je me vois déjà arpenter les rues de Berlin, avec MrChéri, main dans la main, le nez au vent, l’appareil photo au garde à vous, et m’écrier moi aussi “Ich bin ein(e) Berliner !”
Chiche ?




(photos www.addictrip.com)
(billet écrit dans le cadre du concours organisé par Addictrip pour gagner un week-end citybreak à… Berlin, par exemple !)
