Archives de la catégorie ‘souvenirs souvenirs’

Délicieusement démodé…

Par Shalima • 25 fév 2010 • Catégorie: Le blog, cuisine et bricolis, souvenirs souvenirs29 blablas

macarons de joyeuse - maison charaix

J’ai reçu en début de semaine une petite boîte remplie de douceurs d’un autre temps… des macarons Charaix venus tout droit de Joyeuse, en Ardèche, à mille lieues des pâtisseries colorées et crémeuses à la mode. Il m’a suffit de croquer dans un de ces macarons tout simples et délicats pour que resurgisse de ma mémoire ces goûters un peu surannés que prenaient mes grands-mères, mes grandes-tantes. J’ai revu les fauteuils en tissu, le guéridon et son napperon, la théière en porcelaine, les tasses fleuries, et les petits bijoux délicats et sucrés posés dans une belle assiette. Ces macarons m’ont rappelé les rousquilles, les croquets aux amandes, les montecaos, les madeleines… tous ces petits délices démodés de mon enfance.

macarons de joyeuse

macarons de joyeuse - maison charaix

macarons charaix



Premier baiser, un 22 février

Par Shalima • 22 fév 2010 • Catégorie: Le blog, famille story, souvenirs souvenirs27 blablas

Il y a 15 ans débutait une bien jolie histoire entre MrChéri et moi… 15 ans d’amour qui ont passé à la vitesse de la lumière, et une drôle de musique qui résonne dans ma tête aujourd’hui… Allez, pour la peine, une petite rediff vaut mieux qu’un long discours !

But somebody’s got to do it

Rappelle-toi mon chéri, c’était il y a 12 15 ans, dans la pénombre enfumée d’une soirée d’anniversaire, sur le dancefloor douteux du foyer étudiant de ton école d’ingé toulousaine. On avait un peu bu (surtout toi !), certes, mais il paraît que ça donne du courage. Et du courage, il en fallait pour danser sur ÇA !


(Bonnie Tyler, sa choucroute, ses épaulettes et un synthé : “Loving you is a Dirty Job”)

Moi, je dis, on a bien fait de se rouler des pelles plutôt que d’écouter les paroles !

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Et parce que le 22 février est définitivement un jour qui a de la gueule, je souhaite une très bonne fête à toutes les Isabelle… et un très très bel anniversaire sous le soleil à Dom !

happy birthday dom !!
Irmat ma belle !!



L’Eau de Rochas : 40 ans, 40 femmes, 40 photos (casting)

Par Shalima • 15 fév 2010 • Catégorie: Le blog, billet sponsorisé, souvenirs souvenirs22 blablas

L'Eau de Rochas
Billet sponsorisé

Parmi tous les parfums que j’ai portés, L’Eau de Rochas tient une place à part. J’étais toute jeunette quand ma grand-mère bien aimée, ma Mamisa dont je vous ai si souvent parlé, me l’a offert pour mon anniversaire. Qu’est-ce que j’étais fière de porter un vrai parfum “de grande” ! J’aimais sa fraîcheur délicieusement citronnée, son fond tonique et pétillant. L’Eau de Rochas m’a accompagnée durant toutes mes années lycée, elle me ressemblait vraiment, je la portais comme une seconde peau.

Cette année, ce parfum mythique fête ses 40 ans et il n’a pas pris une ride, il est toujours aussi gai et moderne… Pour fêter cet anniversaire, Rochas a décidé de mettre à l’honneur 40 femmes qui, depuis sa création, ont porté L’Eau et transmis un petit bout de son histoire. Kate Barry, la fille aînée de Jane Birkin, photographe de renom, va tirer le portrait de ces 40 anonymes, de toutes générations confondues. Un bel exercice auquel vous et moi pouvons essayer de participer.

Pour faire partie des 40 heureuses élues, il faut vite aller s’inscrire sur le site www.eauderochas40ans.fr, les inscriptions seront closes le 28 février 2010. A l’issue de cette première étape, 80 femmes seront sélectionnées pour passer un casting vrai de vrai mené par l’équipe de la photographe. Ce casting final, déterminera quelles sont les 40 femmes les plus Eau de Rochas. Ce jour-là, pas question d’avoir piscine ! Parce qu’ensuite Kate Barry réalisera le portrait de chaque participante, lors d’une séance photo qui s’annonce magique et mémorable.

Ensuite, les 40 portraits seront exposés lors d’une grande soirée, suivie d’une exposition itinérante au coeur de plusieurs parfumeries françaises triées sur le volet.

Alors, qui va tenter sa chance avec moi ? Parce que oui, oui, trois fois oui,  moi c’est sûr je m’inscris, pour tout ce que représente à mes yeux ce parfum. Des tas de souvenirs, des émotions et un peu de nostalgie aussi. Et faire une séance photo avec une artiste passée maître dans l’art du portrait féminin doit être une expérience assez incroyable !



L’âge ingrat

Par Shalima • 8 déc 2009 • Catégorie: Le blog, c'est moche, souvenirs souvenirs40 blablas

eh oui, c'est moi... en 1987 !

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais suite à mon coup de cœur pour le joli film de Riad Sattouf (Les Beaux Gosses), je vous avais proposé de me raconter votre pire honte collégienne. A mon tour de vous raconter maintenant la mienne !

En fait, je n’ai pas un mais deux mauvais souvenirs, finalement assez liés, et ayant comme point commun une apparence physique relativement incertaine. Grand classique des années d’adolescence, non ?

Petite fille, danse classique oblige, j’avais les cheveux longs. Ma mère, très garçon manqué dans sa jeunesse, avait souffert de s’être vu imposer les nattes jusqu’à ses 18 ans par un père hispano-autoritaire. C’est donc tout naturellement qu’elle m’a proposé de couper court une tignasse plutôt pénible à entretenir. J’ai ainsi opté pour la coupe à la garçonne vers 9-10 ans, et ma tête mi-figue, mi-raisin m’a suivie jusqu’en classe de quatrième.

A vrai dire, à cette époque, je me fichais un peu de mon allure générale. J’étais de toute façon persuadée que j’étais moche et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire pour y remédier. Mais avec l’âge, mon intérêt pour les garçons a grandi, plus vite que ma taille et mon tour de poitrine, et j’ai vite fait la dure expérience de l’ingratitude masculine.

Ainsi, en classe de cinquième, j’étais raide dingue du bellâtre de service. Un redoublant option bad boy, avec la panoplie complète allant de la mèche rebelle aux yeux bleus qui tuent, et le survêtement 3 bandes Adidas qui va bien. J’en ai noircies des pages de carnet intime sur ce garçon ! Il n’était pas dans ma classe, mais je le croisais le vendredi en cours d’EPS et parfois après la cantine. Bien entendu je me liquéfiais à chaque fois en sa présence, alors que lui, visiblement, ne percevait même pas de mon insignifiante existence. Mais un jour, la “chance” s’est présentée à ma porte.

Une de mes meilleures amies roulait des pelles entre midi et deux à un copain du frère de mon bellâtre. En 1987, c’était le seul réseau social dont on disposait, alors on exploitait le filon avec les moyens du bord.

Ce qui devait arriver arriva, mon amie fut chargée de passer le message comme quoi je me pâmais d’amour pour lui. Elle le dit tout d’abord à son petit copain qui le transmit à son propre pote qui s’empressa de le répéter en gloussant (j’imagine) à son frangin… La réponse du bellâtre ne se fit pas attendre bien longtemps, empruntant le chemin inverse jusqu’à mes oreilles impatientes.

Le verdict fut net, clair et sans appel : “Non mais ça va pas ? On a vu assez d’horreur pendant la guerre !

(gloups) (petit con)

Ce jour-là, j’ai commencé à étudier sérieusement l’idée de me laisser repousser les cheveux (et d’abandonner le port du survêtement 3 bandes Adidas en signe de protestation). Idée de génie qui a pris quelque temps mais qui a définitivement fait son chemin lorsque le trimestre d’après, je me suis faite jeter des toilettes des filles par deux grandes de troisième qui m’avaient prise pour un garçon.

Voilà donc mes souvenirs les plus cuisants de mes années collège… Mais rassurez-vous, après je suis devenue une vraie fille, j’ai investi dans un jeans neige et une mini-vague. Comme quoi, il suffit parfois d’un simple (ou d’un double) électrochoc pour que tout rentre enfin dans l’ordre !

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Sinon, un big big up pour les copines qui ont remporté chacune dans leur catégorie le prix coup de coeur de la rédaction ELLE hier : Isabelle - Mon Blog de Maman, Aude du Nectar du Net, M’zelle Fraise, sans oublier Big Beauty ! Et bravo aussi à Auntie Joe, ravie d’avoir recroisé ton chemin hier…



Mes amies

Par Shalima • 12 nov 2009 • Catégorie: Le blog, girly girly, souvenirs souvenirs22 blablas

1983
(en 1983 - col claudine power et une dent tous les six mètres)

(petite rediff d’un billet écrit l’année dernière, très peu modifié et particulièrement d’actualité ces temps-ci)

+ Il y a les amies d’enfance, rares, que la vie a souvent éloignées, mais que je garde bien au chaud dans mon coeur.

+ Il y a mes cousines, plus des sœurs que des amies, d’ailleurs. Une amitié généalogique, en quelque sorte.

+ Il y a les copines d’école, les copines de collège, les copines de lycée. Si Internet n’existait pas, je ne saurais certainement pas qu’une s’est mariée, une autre a eu des bébés ou vient de se séparer. Comment les oublier, elles qui ont partagé mes joies et mes peines d’adolescente ?

+ Il y a les copines d’études, peu nombreuses. C’est tellement froid et impersonnel, une fac. Les amphis sont grands, les bancs anonymes, les blouses de TP se ressemblent toutes. Mais certaines ont su se frayer un chemin jusqu’à moi et m’accompagnent depuis.

+ Il y a les amies, les vraies de vraies, si loin, si proches. Des amies à la vie, à la mort, que je vois peu, mais avec qui le courant passe instantanément au premier regard, au premier mot. Elles me sont si précieuses, je ne serais pas la même sans elles.

+ Il y a les amies de ma vie de maintenant, qui m’entourent chaleureusement. Nous partageons nos fou-rires, nos soucis, nos passions. Et nos enfants qui jouent ensemble perpétuent un peu plus chaque jour cette belle histoire.

+ Et puis il y a les cyber-copines, qui au bout de quelques années sont devenues , pour certaines, des amies pour de vrai dans la vie réelle. Et puis sont arrivées les blogo-copines. Des rencontres inattendues, voire improbables, et pas aussi virtuelles que l’on pourrait se l’imaginer.

Pour Kary, Sandye… et toutes les autres !



La meilleure confiture du monde

Par Shalima • 5 nov 2009 • Catégorie: Casablanca, Le blog, cuisine et bricolis, souvenirs souvenirs24 blablas

confiture de figues Aïcha

Oui, je sais, ça ne parle que de bouffe sur ce blog ces temps-ci (et aussi de robes qui rétrécissent mystérieusement, ceci expliquant peut-être cela). Mais que voulez-vous, l’hiver approche, les jours raccourcissent, il faut ce qu’il faut pour résister ! Et chez moi, la bouffe, c’est sacré. A tel point qu’il ne me faut pas plus qu’un tout petit pot de confiture pour me mettre en transe. Mais attention, pas n’importe quelle confiture… la meilleure confiture du monde, ni plus, ni moins. La confiture de figues Aïcha. Un véritable concentré de douceur ensoleillée à te coller la banane sur ta face le restant de la journée.

J’en ai récupéré un précieux échantillon chez mes parents le week-end dernier. Mon père, qui ces temps-ci retourne régulièrement au Maroc pour affaires familiales, ne manque jamais de rentrer avec sa valise pleine de bonnes choses de là-bas : des cornes de gazelle de chez Bénis, des amandes grillées, des olives, des Raddouj Cookies (d’appellation d’origine contrôlée) et… de la confiture Aïcha.

A vrai dire, je regrette qu’il n’existe plus l’ancien conditionnement en boîte de conserve gigantesque (un kilo, il me semble) de mon enfance. Quand on l’attaquait à grand coup d’ouvre-boîte tout rouillé, c’était la fête. Les fruits étaient encore entiers, confits dans leur sucre. Nous procédions à un partage équitable, mon père et moi : les fruits pour lui, le jus pour moi. Sur de la baguette fraîche légèrement grillée, c’était du bonheur à l’état pur. Moi qui en temps normal ne mangeais quasiment jamais de confiture, j’en faisais une cure tous les matins, jusqu’à épuisement des stocks.

Hier, rien qu’au “plop” du couvercle, je savais que j’allais me régaler. Tous mes souvenirs sont remontés brusquement à la surface, mes sens tenus en éveil par l’odeur du fruit mûr, la couleur ambrée de la marmelade, les petits grains qui crissent sous la dent, l’onctuosité de la texture, le sucre, oh oui, tout ce sucre sans lequel cette douceur moyen-orientale ne serait pas ce qu’elle est. Pour accompagner cette petite merveille, point de kesra dans ma huche à pain, ni même de baguette fraîche à peine toastée, mais un bägel décongelé et passé au four. Un mélange des genres des plus savoureux.

C’était parfait. Il manquait juste le bruit de fond de la circulation casablancaise, les roucoulades des pigeons derrière le moucharabié en béton de la buanderie du quinzième étage… et le rire de ma Mamisa.

confiture de figues Aïcha

confiture de figues Aïcha et bägels



Week-end à Berlin, une envie de citybreak !

Par Shalima • 22 sept 2009 • Catégorie: Carnets de voyage, Le blog, souvenirs souvenirs25 blablas

Berlin - église du souvenir et sony center - mon citybreak avec addictrip.com

Berlin, 9 novembre 1989. Il y a tout juste 20 ans, sous mes yeux ébahis, le Mur de la Honte s’effondrait en direct, là, à la télévision. Je me souviens de mes larmes de joie et du coup de fil hystérique passé à mes amies S et K, mes comparses de cours d’Allemand LV1. Nous n’en croyions pas nos yeux. Dire que le printemps précédent, nous étions sous les miradors, le long d’une obscure frontière barbelée au nord de Hambourg, à frissonner en regardant de l’autre côté, la terrifiante RDA. Un vent d’espoir et de liberté a soufflé dans le salon familial, ce soir-là. J’aurais donné mon jeans neige et mon blouson Chipie pour m’en échapper et aller festoyer sur les rues berlinoises, au milieu des étudiants des deux Allemagne.

Février 1991, la tempête fait rage dans le désert irakien. Quel rapport avec Berlin me demanderez-vous ? La réponse est malheureusement simple : la guerre du Golfe a, entre autres, annulé le voyage scolaire organisé par le lycée et auquel je m’étais inscrite, rêvant de dépaysement et d’aventure(s) (un ex-petit copain que je comptais bien reconquérir devait venir, lui aussi, héhé)

Avril 1992, le fameux voyage scolaire est de nouveau d’actualité. Mais à quelques semaines du Bac, pas question d’y participer. De toute façon, c’était réservé aux élèves de seconde et de première. Petite terminale, il te faut réviser… Berlin, c’est encore raté ! (ce qui ne m’a pas empêché, entre temps, de sortir puis de rompre à nouveau avec le fameux ex, et d’obtenir un 13/20 à l’arraché en allemand au bac)

Alors depuis toutes ces années, c’est peu dire que je rêve de découvrir enfin la belle Berlin réunifiée. Berlin, une ville au passé si riche et si lourd à la fois, tout en étant une ville branchée et novatrice, résolument tournée vers l’avenir.

Oui, je rêve de m’évader quelques jours en amoureux à Berlin, contempler l’Histoire au pied du Reichstag et de la porte de Brandebourg, longer le Mur et ses tags d’une époque si loin, si proche, traverser le mythique Check Point Charlie, mais aussi flâner dans les grands parcs ou le long de la très chic Friedrichstrasse, m’immerger dans la vie culturelle dense et underground, arty dans l’âme du quartier Scheunenviertel. Me souvenir devant l’église éponyme et me recueillir au Musée Juif. Goûter aux festivités de la nuit berlinoise et dormir dans un bel hôtel. Mélanger le passé, le présent, le futur, dans un cadre exceptionnel.

Et puis, je ne sais pas vous, mais moi j’adore l’idée de partir juste quelques jours, ou un week-end, dans une grande ville, comme nous l’avons déjà fait à Londres il y a 4 ans, et à Dublin, l’hiver dernier. Je trouve que c’est une formule parfaite pour se dépayser et recharger ses batteries en un rien de temps. Sans oublier que quand on a des enfants, c’est moins compliqué de les faire garder quelques jours qu’une semaine entière.

Enfin, pour s’organiser un citybreak aux ptits oignons, le site communautaire Addictrip est bien fichu : ça foisonne d’échange de bons plans et de bonnes adresses, d’idées de sorties, d’itinéraires personnalisés pour ne rien rater dans les principales villes d’Europe et du reste du Monde. Une mine d’infos à laquelle je serai ravie de participer.

Rhalala, je me vois déjà arpenter les rues de Berlin, avec MrChéri, main dans la main, le nez au vent, l’appareil photo au garde à vous, et m’écrier moi aussi “Ich bin ein(e) Berliner !”

Chiche ?

Berlin - Château de Charlottenburg - citybreak avec addictrip.com

berlin - alexanderplatz - mon citybreak avec addictrip.com

le mur de Berlin - mon citybreak avec addictrip.com

le mur de Berlin - citybreak avec addictrip.com
(photos www.addictrip.com)

(billet écrit dans le cadre du concours organisé par Addictrip pour gagner un week-end citybreak à… Berlin, par exemple !)

brève des filles