
C’est plutôt une drôle d’idée d’aller au salon de l’agriculture à Paris, quand on voit des vaches tous les matins en ouvrant sa fenêtre, non ? Et pourtant, c’est ce que nous avons fait tous les cinq ce week-end.
Suite à une invitation de Danone à venir rencontrer des éleveurs laitiers, l’occasion a fait le larron, et j’ai embarqué toute ma petite famille avec moi. Les Korrigans étaient extatiques : pour eux, un trajet en TGV est à lui seul une aventure en soi, alors si vous rajoutez à ça une nuit chez les cousins, et la possibilité de prendre le métro ET le tram, vous comprendrez aisément que nous n’ayons pas hésité longtemps à braver la foule et à monter à la capitale, comme on dit, chez nous, les provinciaux !

(un dimanche à 11h, en effet, il y a du monde)
Franchement, je n’ai pas regretté notre semi-marathon parisien. Les Korrigans ont adoré voir les animaux de la ferme, participer aux nombreuses animations dédiées aux enfants, sans oublier les tonnes de merdouilles glanées le long des stands.






Pour ma part, si on met de côté un court moment de panique en fin de matinée, à l’heure de pointe, quand on était compressés comme des poulets en batterie au milieu des allées surpeuplées, j’ai plutôt apprécié l’expérience.
Le public qui se presse au salon de l’agriculture est très divers, et c’est assez amusant : il y a du provincial en goguette, donc, mais aussi du citadin en manque d’azote et de chlorophylle, des agriculteurs en représentation, et des badauds, partout. Sur les stands, on trouve aussi bien des animaux que des compagnies d’assurance, des santiags que des croquettes pour chat, ainsi que des sachets de lavande, du granité de schtroumpf qui fait la langue bleue, des cors de chasse, des violonistes hongrois à moitié fous, des douceurs du Tartarstan (?), des sandwiches à la tartiflette et des tonnes de victuailles plus appétissantes les unes que les autres.
(Et bien d’autres choses encore) (en une journée, on est loin d’avoir eu le temps de tout voir)






Ah, et il y a aussi des voitures dans lesquelles on peut faire des tonneaux (sans alcool). Même si c’était pas trop trop le but, avec Camille on ne s’est pas fait prier pour aller rigoler et hurler à la mort là-dedans :


(shake it, shake it, hoho)
Après tout ça, fini de rigoler, nous sommes retournés sur le stand Danone histoire de rencontrer leurs éleveurs, et d’en apprendre un peu plus sur la production laitière et la confection des yaourts.
C’était bien fichu et passionnant. Les Korrigans et leurs cousins sont désormais incollables sur la question et savent combien de litres de lait fabrique une vache par jour (25), combien de litres d’eau elle engloutit quotidiennement (50, c’est que ça a soif une vache), et comment se passe la traite. Ils savent aussi que si on met son pouce dans la trayeuse, ça fait des suçons tout violet du plus bel effet (leur andouille de mère a testé pour eux, aïe, ça fait mal).
Plus sérieusement, la rencontre l’équipe de Danone Lait et un couple d’éleveurs du Pas de Calais, Vincent et Marie-Noëlle, a été l’occasion pour nous, les grands, d’échanger longuement autour d’un métier durement ébranlé par la récente crise du lait et qui n’est pas toujours très bien perçu par le grand public. MrChéri, qui a fait 5 ans d’étude dans une école d’agriculture, était comme un poisson dans l’eau et s’il n’avait pas fallu reprendre le train pour rentrer chez nous, je crois qu’il serait encore en train de taper la causette avec eux !
Pour vous situer le contexte, suite à une étude menée il y a deux ans, Danone s’est rendu compte que près de 70% de la population française (!) ignore tout ou presque de la provenance du lait présent dans leurs yaourts. Pour ma part, j’étais assez effarée d’apprendre que plus de deux tiers des français pensent qu’il s’agit de lait en poudre, ou venant de Chine ou de dieu sait où. En réalité, les yaourts Danone sont exclusivement fabriqués avec du lait frais récolté dans des fermes françaises à proximité (50 kilomètres en moyenne) des 5 usines de production.
Devant un tel constat de méconnaissance, et dans l’urgence de revaloriser aussi bien leurs produits que les éleveurs avec lesquels ils travaillent parfois depuis plusieurs générations, Danone a donc décidé de réorienter sa communication sur la proximité et le côté profondément humain et passionné du métier d’agriculteurs. Et c’est ainsi que les éleveurs n’ont pas hésité à venir témoigner sur le salon, mais aussi sur un site internet, et à donner de leur personne en mettant leurs trombines sur les packagings des pots de yaourts !
Pour en savoir plus sur la démarche Danone : la page Facebook et le site Nos éleveurs et Vous.
PS: j’ai quelques entrées au salon de l’agriculture à vous donner, si ça vous intéresse, envoyez-moi vite un mail à shalimachocolat(at)free.fr ! Désolée, toutes les places ont été attribuées…