Les soirées improvisées sont souvent les meilleures.

Hier, en fin d’après-midi, une invitation inattendue pour une crêpe-party au débotté. Très vite, des bulles à volonté, la magie du froment, la poésie du blé noir. La pâte qui cuit doucement sur le billig.

Enfin, nous sommes allés voir La Véritable Histoire du Chat Botté au cinéma, tous les cinq, par une après-midi pluvieuse.

C’était très sympa, coloré et déjanté juste ce qu’il faut. Les Korrigans ont adoré, à un seul petit détail près. S’ils n’ont pas eu peur de l’Ogre dont les bras se transmutent en tentacules poulpesques et gluantes, si l’affreux Chambellan ne les a pas non plus effrayés plus que ça, si la traversée de la forêt en pleine nuit noire ne leur a pas tiré le moindre frisson d’angoisse, une scène les a fortement impressionnés…

Cette année, nous avons fêté Pâques tous les 5, à la maison. Les cloches nous ont ramené un peu de soleil de Rome et c’est dans une ambiance printanière et joyeuse que s’est déroulée la traditionnelle cueillette des œufs de Pâques dans notre jardin. Un grand succès, comme l’attestent ces photos pleines de friandises !

La semaine dernière, c’est la première fois que je me payais le luxe d’avoir des lunettes de soleil adaptées à ma vue. Enfin, je veux dire, c’est la première fois que je sortais ma carte bleue chez un opticien. Il faut bien un début à tout ! Non pas qu’avant je braquais les présentoirs de lunettes avec un mi-bas collé sur la tête et que je sortais en courant par la vitrine, pas du tout, non mais pour qui vous me prenez ? Non, moi j’ai passé une bonne partie de mon enfance dans l’arrière-boutique d’un opticien de grand talent, oui, j’ai nommé mon papa (il me lit, alors j’en rajoute une couche).

Des heures et des heures à contempler les nouveaux modèles, à essayer de vieux rogatons bien moches en pouffant de rire, à jouer à empiler les bannettes des clients, à trier les cordons de lunettes (ceux en micro perles colorées, kitsch à souhait, mes préférés !), à observer les clients, à rêver de jouer à la marchande. A supplier mon père de m’offrir une nouvelle paire de solaires. A désespérer de décrocher systématiquement un 10/10 à chaque œil à chacune de mes visites chez l’ophtalmo. Bien plus tard, même après avoir quitté le nid familial, c’est toujours mon papa qui se chargeait de mes commandes spéciales. J’écumais les boutiques et le net, je lui envoyais les références, et hop, au détour d’une visite familiale ou grâce à la magie du colissimo rembourré, j’avais nouvelle monture à mon nez.

Mardi 7 avril, pavillon Baltard à Nogent sur Marne, mes copines et moi piaffons d’impatience devant l’entrée des VIP. Le grand kiosque de fer dresse ses hautes verrières devant nous, il y a déjà un peu de monde, 2h avant le début du premier prime de la Nouvelle Star 2009. Le bus des familles des candidats arrive, les pancartes fleurissent un peu partout, la foule se presse aux grilles. En véritables touristes, Dom trimballe sa lourde valise, Camille porte le pique-nique et moi j’ai les pieds en feu d’avoir couru dans Paris toute l’après-midi.

Oui, oui, oui, je sais, j’ai déserté les rangs du blog depuis 3 jours, c’est pas bien du tout ! Mais sachez que j’ai tout plein de bonnes excuses : j’ai passé la fin de mon week-end et une bonne partie de mon lundi à finir de boucler mon premier contrat (plus de cinquante articles à pondre en un mois, un truc de malade, mais yes, I can do it !) et aujourd’hui, je suis dans le train direction…

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