Jeudi dernier, j’étais donc à Paris pour participer à la sélection de la Tribu du XV. J’avais hâte de rencontrer les autres membres du jury, hâte de voir les petites vidéos sélectionnées, hâte de voir cette jolie histoire se concrétiser un peu plus.

Et je n’ai pas été déçue. L’ambiance était conviviale, studieuse mais détendue. Ce qui tranchait quand même un peu avec le décor : nous étions dans la grande salle du conseil de la Société Générale, au 35ème étage de l’immense tour, en plein quartier de La Défense. Assise à l’une des plus grandes tables rondes qu’il m’ait été donné de voir, Paris s’étendant à nos pieds et à perte de vue par les immenses baies vitrées, j’avais l’impression d’être dans Le Grand Saut, le film des frères Cohen…

 

Je n’ai pas vu grand chose de la kermesse, cette année. Le petit spectacle, quand même, et heureusement car il était vraiment charmant (il FAUT absolument que Petitou fasse du théâtre, c’est incroyable ce que cet enfant réservé se révèle drôle et à l’aise sur scène). Mais ensuite j’étais préposée au château gonflable avec ma copine S., nous avions signé pour le premier créneau d’une heure, et comme personne n’est venu prendre la relève, on y est resté deux heures et demi, jusqu’à la fin. À peine si j’ai eu le temps de m’échapper deux minutes pour prendre deux ou trois photos…

 

Petite bretonne montant régulièrement à la capitale pour raison professionnelle ou juste pour un brin de tourisme, j’aime ces petites parenthèses citadines dans ma vie calme et iodée.

Arpenter les avenues le nez au vent, faire du lèche-vitrine jusqu’à plus soif, admirer les monuments qui surgissent au détour d’une rue, deviser des heures et des heures dans des cafés douillets, flâner dans les musées, me perdre dans la foule anonyme, voilà qui change de mon quotidien de petite maison dans la prairie…

 

Bon, les amis, je crois que ma brillante carrière de blogueuse photo mystère a été stoppée net en plein vol, puisque vous avez quasiment trouvé tout de suite de quoi il s’agissait (d’ailleurs je remercie Amalia qui a fait durer le suspense jusqu’au 2ème commentaire).

Alors pour les deux personnes qui comme moi ne connaissaient pas ces petits bouts de plastique dont le prix au kilo doit avoisiner celui de la truffe blanche, ce sont donc des clip-top. Accessoire glamour s’il en est, discret protecteur de votre impétueuse poitrine, le clip-top vous permet mesdames d’éviter toute fuite intempestive de soutif en maintenant les bretelles de votre lingerie préférée bien croisées dans le dos.
HA HA, n’est-ce pas génial ?

Nous habitons un quartier plutôt charmant et sympa, souvent calme, parfois moins. On l’aime bien notre petit quartier. L’ambiance est bonne, on a un peu l’impression que tout le monde se connaît, même si en creusant un peu la chose, pas tant que ça, en fait. Ma voisine, par exemple, je la salue quand je la croise, elle dans sa voiture, moi quand je vais chercher les Korrigans à l’école, et puis c’est tout. Les haies qui nous séparent sont aussi hautes qu’épaisses, sa terrasse est de l’autre côté de sa maison, bref, on se connaît, on se fait coucou, mais en six ans, je crois que je ne lui ai jamais adressé la parole…

 

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