Passé le versant ouest de l’île, abrité du courant et baigné de soleil, Berder montre un tout autre visage. Côté est, l’air est plus vif, la lumière plus crue. Les sous-bois s’épaississent et les pins tortueux dessinent de leurs branches des volutes sculptées par le vent. Au détour d’une crique, cachée derrière un gigantesque arbre déraciné, l’ossature d’une vieille coque se découpe dans le ciel, fantomatique et effrayante…