Digital detox - Penboch, golfe du Morbihan, Bretagne

 

En cette fin d’année 2020, pour la première fois en 15 ans, j’ai vraiment ressenti le besoin de déconnecter complètement. Ça m’avait déjà titillé auparavant, souvent en été, mais jamais à ce point-là. On va dire que c’est un des effets collatéraux de 2020. Mélangez travail free-lance solo à la maison + confinement(s) + vacances en cercle restreint et à domicile, le cocktail était explosif. Comme je voulais quand même me dépayser, être vraiment en vacances, je ne voulais pas que mes journées ressemblent à celles vécues le reste de l’année. Et comme mon travail est ultra connecté et intimement mêlé à ma vie privée, j’ai voulu clairement séparer les deux, de manière radicale.

J’ai donc opté pour ce qu’on appelle un peu pompeusement une détox digitale (ou digital detox chez nos cousins anglo-saxons). C’est un terme très à la mode, un peu bullshit, mais je n’ai pas trouvé mieux, désolée ☺️

 

Détox digitale, mode d’emploi ?

Finalement, pour mettre en œuvre une détox digitale, c’est simple, pas besoin d’y aller par quatre chemins : il suffit de tout supprimer ! 😂

Moi j’ai débranché mon ordi, programmé des messages d’absence sur mes différentes adresses mail.

J’ai viré toutes les notifications sur mon téléphone, y compris les mails. Je n’ai gardé que mes SMS et WhatsApp.

J’ai désinstallé toutes mes applications de réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Pinterest, LinkedIn…

J’ai même envisagé de ranger mon téléphone au fond d’un tiroir jusqu’à début janvier, puis je me suis rappelée que j’utilisais l’appli musique pour mes méditations quotidiennes, et que j’avais envie de continuer à prendre des photos durant ces vacances en famille sans pour autant me trimballer partout avec mon gros appareil.

J’ai donc gardé mon téléphone à portée de main, en le laissant 80% du temps en mode avion. Mes proches et mes amis étaient au courant, en cas d’urgence j’étais joignable via MrChéri, ou mes enfants.

 

Et alors, ça s’est passé comment ?

En toute franchise, les premiers jours ont été un peu difficiles. Comme une vraie junkie, j’avais très envie de me connecter sur Insta ou autre plusieurs fois par jour. J’ai même grugé en allant régulièrement scroller sur Vinted… alors que je n’avais bien évidemment rien à acheter ! 😆

Mais très vite, au bout de 3-4 jours, l’envie s’est estompée jusqu’à complètement disparaître. Je n’ai quasiment plus touché à mon téléphone, à part pour répondre à mes SMS ou encore sur WhatsApp, et encore, je le faisais avec un sacré décalage dans le temps. Et c’était ok.

Pour ne pas me retrouver submergée à la rentrée, je suis allé supprimer mes mails inutiles une ou deux fois par semaine. Par chance, comme tout le monde était en vacances, je n’en ai eu aucun professionnel, juste des pubs et quelques messages de proches. Rien qui me ramène à mon travail.

J’ai pris quelques photos, notamment en balade, mais beaucoup moins que d’habitude. Et comme je n’en partageais pas sur les réseaux (exceptées 3-4 sur le compte Insta privé de la famille), ça me prenait vraiment peu de temps, et zéro charge mentale.

Mais à part ça, j’ai retrouvé le goût de ne rien faire sans smartphone vissé à la main comme un doudou, j’ai évidemment beaucoup plus lu, pris le temps de faire d’autres choses. Je savais déjà que je passais beaucoup trop de temps sur ce truc, mais là j’ai pu le constater de mes propres yeux.

Digital detox - Penboch, golfe du Morbihan, Bretagne
Et j’ai continué à méditer chaque jour, bien-sûr…

Ma détox digitale, le bilan

Ces deux semaines de totale déconnexion m’ont fait un bien FOU. Je me suis aérée l’esprit, j’étais plus disponible pour les autres, j’ai vu ma charge mentale fondre comme neige au soleil. J’ai lu plein de bouquins, des magazines, et même des BDs que je ne prenais plus le temps de lire depuis longtemps.

Entendons-nous bien, j’adore mon travail, et j’aime utiliser internet et les réseaux sociaux aussi bien pour mon boulot qu’à titre perso, mais là j’étais arrivée à un degré de saturation trop élevé pour continuer comme ça. J’en étais presque dégoûtée. Là ça va beaucoup mieux, j’ai pris du recul, c’est comme si j’avais remis les compteurs à zéro. Je reviens bien plus légère, enthousiaste, sereine et motivée.

 

Et après ?

Est-ce que je le referai ? Oh oui, sans hésiter ! J’ai longtemps pensé que je n’en serais pas capable, que ça porterait préjudice à mon travail, que je ne pouvais tout simplement pas me le permettre professionnellement… Je sais désormais que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Personne ne m’a oubliée, je ne suis pas plus indispensable que quiconque. Et mon travail n’en a pas pâti, bien au contraire…

Je referai donc des déconnexions régulièrement, plus ou moins longues, selon les périodes et les envies / besoins du moment. C’est finalement un petit luxe qui ne coûte rien, facilement à ma portée, j’aurais bien tort de m’en priver !

Et vous, vous arrivez facilement à déconnecter ? Je veux dire, déconnecter vraiment ? Parlons-en en commentaires, ça m’intéresse !

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14 Comments

  1. C’est très intéressant et déculpabilisant comme article :).
    Je suis guide nature, indépendante et j’utilise beaucoup (énormément) les réseaux sociaux pour remplir mes ateliers, et j’avoue adorer l’idée de pouvoir déconnecter comme ça, mais ça me fait peur. 15 jours sans rien poster, déjà que les algorithmes Insta et Fb ne sont pas faciles, alors je vois ça comme un gros risque qu’encore moins de gens voient les publications…
    Alors lire ce genre d’article qui affirme que ça n’a fait aucun tord… C’est tellement tentant !!

    • Je suis contente que mon article te plaise, Morgane. Pendant longtemps, au niveau professionnel, j’ai eu la trouille des algorithmes et des désabonnements, et puis à un moment, j’en ai eu marre, car ça affectait mon humeur, mon moral, même ma créativité s’est retrouvée comme “bridée” par cette appréhension. J’ai décidé de relâcher la pression, je ne veux pas que les réseaux sociaux fassent la loi chez moi au détriment de mon bien-être (je forcis un peu le trait, mais c’est un peu ça). J’ai aussi la chance d’avoir ce blog où je suis vraiment chez moi, et qui bénéficie d’une bonne visibilité depuis des années (avant que ces réseaux n’existent, d’ailleurs 😉 ) Je suis heureuse de n’avoir jamais mis tous mes œufs dans le même panier !
      J’ai lu un article super intéressant hier chez Eléonore Bridge où elle explique très clairement qu’elle ne veut pas travailler pour Instagram… J’aime beaucoup son point de vue, je te mets le lien si jamais tu ne l’as pas déjà lu :
      https://www.leblogdelamechante.fr/blog-mode/lhistoire-dune-illusion-sociale/

      • Morgane

        Je vois qu’on a toutes un peu la même relation étrange avec les réseaux… Ca fait du bien de ne pas se sentir seule :).
        Je vais lire l’article de ce pas.
        Merci pour le tien, toujours si joliment tourné, et qui tombe à point nommé !

  2. Perso laisser mon téléphone en mode avion je pense que cela serait dur pour moi. Mais je n’utilise pas tant que ça mon téléphone je l’allume le matin seulement quand je suis prête à partir au boulot et je l’étains vers 20h30. en therme de réseau sociaux c’est light : insta pour mes deux comptes et un peu facebook. Comme je n’ai pas mes mails pro sur mon téléphone ça aide à ne pas être dessus tout le temps !
    En tout cas bravo car avec ton job se mettre en mode avion c’est un beau challenge que tu as réussi haut la main.
    Bises et bon week-end.
    Muriel

    • C’est super que tu éteignes ton portable après 20h30, c’est une chose que j’essaie régulièrement de faire, et je n’y arrive pas ! Quand je parle d’addiction, je ne plaisante qu’à moitié, en ce qui me concerne je sais que très vite le côté addictif reprend le dessus… En tout cas, séparer les mails (et les appels) pro et perso, c’est top, mon mari a deux téléphones maintenant, ça lui a changé la vie !

  3. Super intéressant ton article et je suis contente que ça t’ait fait du bien.
    Depuis 4 ans maintenant je fais une pause réseaux/mails pro deux fois par an. Au départ je parlais de détox digitale mais désormais quand j’en parle avec mes amis ou ma famille, je dis clairement que j’ai posé 15 jours de congé. C’est peut être bête mais longtemps j’ai eu la sensation que comme mon travail était inclassable et mal compris je me justifiais ou me cachait derrière une détox digitale mais finalement je fais comme toute personne active, je prends des vacances. Mon mari a un téléphone pro et bien en vacances il l’éteint alors pour le coup je fais pareil, j’enlève momentanément mes outils de travail soit les applis. Et le plus marrant c’est que je commence même à planifier mes vacances du coup ça ajoute un petit plaisir 😉
    Bonne reprise !

    • C’est très vrai cette histoire de vacances, quand on fait nos drôles de métiers. 2 fois par an c’est super, il faut vraiment que j’essaye de faire ça plus souvent ! 🙂

    • Ça fait tellement de bien ! Mais pendant tes semaines de formation, c’est un peu le même principe, non ?

  4. Ca ne m’est pas arrivé depuis longtemps… très longtemps. En dehors des fois où je n’ai pas de réseau ou des voyages à l’étranger où je ne peux me connecter qu’à l’hôtel, je crois que je suis presque tout le temps connectée (et je bosse dans le web, ça n’aide pas !).

    • C’est clair que ça n’aide pas ! Moi je ne l’avais jamais fait, ce qui s’en était le plus rapproché c’était durant nos 15 jours en Chine, comme je n’avais pas de VPN je n’avais accès à rien. Mais je prenais des tas de photos et des vidéos pour “après”, donc ça compte moyen 😉

  5. Super intéréssant de lire ton ressenti. Ce qui me marque particulièrement c’est le soulagement de ta charge mentale. qui t’a permis de faire enfin pleins de choses que tu voulais faire lire etc J’avoue que j’arrive à être assez déconnecté de mon téléphone en règle généralement. Mais mince le temps perdu sur les réseaux parfois alors que je comptais passer la soirée à bouquiner ! Il faudrait vraiment plus que je m’écoutes, quitte à désinstaller temporairement les applis quelques jours pour me faire du bien et revenir encore plus heureuse pour découvrir ce que mes blogs préférés ont publiés.
    Ca donne à réfléchir 🙂

    • Mais oui, ce bonheur de plonger dans un bouquin, on s’évade au moins autant, voire plus, et on n’a pas mauvaise conscience après 😆 Double effet kiss cool ! 😉

  6. C’est dingue quand même ces addictions que l’on a toutes et tous plus ou moins développé face aux réseaux sociaux et au numérique… Difficile également pour moi de me séparer de mon téléphone mais je m’y contraint dès que c’est nécessaire et possible. Je me challenge en me disant que ma batterie doit tenir 48 heures, pas moins… Le matin, je l’utilise seulement lorsque je suis sortie de la maison, le soir, je m’oblige à lire/faire des activités qui reposent yeux et cerveau… Et ça, ça devient de plus en plus naturel alors je suis assez contente de moi 🙂

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