Archives de août 2009

Et Août se termine, tout doucement

Par Shalima • 31 août 2009 • Catégorie: À la Une, famille story31 blablas

Miniloup dans les hautes herbes

J’aime ces dernières journées estivales qui précèdent le rush de la rentrée. Des journées entre deux eaux. Le soleil, fidèle au poste, offre une lumière particulière, plus douce, comme déjà nostalgique. L’air est vif et changeant. Le Golfe se vide peu à peu de ses touristes, et nous profitons plus que jamais des plages quasi désertiques.

Ce dimanche, entraînés par des amis motivés, nous avons pris le bateau direction l’Île d’Arz pour pique-niquer sur le sable et dévaliser les buissons gorgés de mûres. Une belle journée de fin d’été, avec ses récits de vacances à l’arrière du ponton, ses balades le nez au vent, les enfants qui courent partout, une cueillette d’anthologie, une baignade un peu frisquette et un thé brûlant sous le parasol.

Les doigts sont tout noircis, les jeunes gambettes un peu griffées. Un léger coup de soleil me chauffe le bout du nez. Et déjà il est temps de reprendre le bateau, rentrer chez soi, retrouver sa petite vie après ce grand bol d’iode ensoleillé. Dans trois jours, c’est la rentrée !

le bigorneau - île d'arz

cueillette mûres île d'arz

cueillette des mûres

île d'arz

arz04

arz05

une tasse de thé sur l'île d'arz

arz06

roguedas, arradon dans le golfe du morbihan

cabine du capitaine

Port Anna dans le Golfe du Morbihan

Mamzelle à bord



Le pays des mots goûtus – dernier chapitre

Par Shalima • 30 août 2009 • Catégorie: À la Une, Le pays des mots goûtus4 blablas

Oriane Rousset est auteure d’histoires pour enfants. Elle m’a contacté pour me présenter son premier roman jeunesse : Le Pays des Mots Goûtus. Emballée par cette histoire, je lui ai proposé de la publier sur mon blog, au rythme d’un chapitre chaque samedi et chaque dimanche, façon saga de l’été à la sauce blog. Aujourd’hui, c’est le dernier chapitre. C’est pour les enfants, mais nous espérons toutes les 2 que les aventures d’Hélio Saltimbanque vous plairont aussi !

motsgoutus

- DERNIER CHAPITRE -
RÊVE OU RÉALITÉ ?

Hélio descendit en courant les escaliers pour rejoindre ses deux grand-mères dans la cuisine. Mamie Jasmin préparait le thé, des bigoudis pleins la tête, et Mamie Tilleul ricanait toute seule. Il les embrassa toutes les deux.

- Veux-tu du chocolat chaud ? demanda Mamie Jasmin.

Elle semblait totalement remise de sa crise d’hystérie sur la langue française. Elle pouvait tout à fait hurler au désespoir le soir, et être guillerette le lendemain matin. C’était une vraie tragédienne.

- Non, je n’ai pas très faim ce matin, répondit Hélio un peu perturbé.
- J’espère que tu n’es pas malade, dit Mamie Tilleul, tu as l’air bizarre.
- Non, je ne crois pas.

Hélio ne savait plus quoi penser. Avait-il rêvé, ou le pays des mots goûtus existait-il vraiment ? Avait-il imaginé toute cette histoire dans son sommeil, à cause de la marionnette que lui avait apporté sa grand-mère la veille au soir ? Mais à qui appartenait-elle vraiment ? Pourquoi était-ce Mamie Tilleul qui lui avait donné si elle était à Mamie Jasmin ? Elle lui avait peut-être demandé. Ou peut-être qu’il avait imaginé qu’elle était à Mamie Jasmin ? Mais alors, comment avait-il pu rêver de personnages si réels ? Et comment aurait-il pu inventer toutes ces choses ? Les suffixes et les préfixes… Les mots latins… Et toutes ces rimes, alors qu’il ne connaissait rien à la poésie ! Pouvait-on apprendre des choses dans ses rêves ?

- Assieds-toi donc, mon chéri, lui dit Mamie Jasmin, en prenant place autour de la table. Tu avaleras bien un verre de jus de fruit.

Hélio ne pouvait parler à personne de tout cela. Si c’était vrai, il trahirait sa promesse, et si c’était un rêve, on le prendrait pour un imbécile.

Il s’assit en face de sa grand-mère. Quelque chose le gênait dans sa poche. Il farfouilla à l’intérieur, et en sortit un rouleau de réglisse argenté.

Son visage s’éclaira.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda Mamie Tilleul avant de se remettre à rire.

Avant même d’avoir la réponse, elle disparut dans le jardin pour aller respirer la lavande.
- Du réglisse… dit lentement Mamie Jasmin. C’est délicieux, n’est-ce pas ? Il m’est arrivé de voir du réglisse noir, ou bien enrobé dans du sucre de toutes les couleurs… Ou encore pris en sandwich entre deux couches de pâte d’amande rose ou verte… Mais du réglisse argenté… Il m’est arrivé une seule et unique fois d’en voir.

Elle marqua une pause. Hélio regardait sa grand-mère avec intensité.
- C’était dans un lieu magique, un lieu unique… et inoubliable… Mais chut…

Mamie Jasmin mit son index devant ses lèvres, et doucement, fit un clin d’œil à son petit-fils.
Hélio sourit. Tous ses doutes venaient de s’envoler.

Il comprenait tout à coup que c’était bien Mamie jasmin qui l’avait envoyé au pays des mots goûtus. Seulement, comme elle ne pouvait pas lui en parler, elle avait laissé Phil traîner de sorte que Mamie Tilleul le remarque et le donne à Hélio. Sacrée Mamie Jasmin !

- Mamie, dit Hélio sans cesser de sourire, j’ai très envie de lire. Mais je commencerais bien par des histoires pour les enfants de mon âge !
- Très bien mon garçon, répondit la grand-mère en souriant elle aussi. Du moment que tu as pris goût aux mots !

- FIN -

(Ce texte est la propriété exclusive d’Oriane Rousset, protégé par le régime des droits d’auteur.
Ne pas copier ou diffuser sans son autorisation, merci.)

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Alors, ça vous a plu ?



Le pays des mots goûtus – chapitre 11

Par Shalima • 29 août 2009 • Catégorie: À la Une, Le pays des mots goûtus1 blabla

Oriane Rousset est auteure d’histoires pour enfants. Elle m’a contacté pour me présenter son premier roman jeunesse : Le Pays des Mots Goûtus. Emballée par cette histoire, je lui ai proposé de la publier sur mon blog, au rythme d’un chapitre chaque samedi et chaque dimanche, façon saga de l’été à la sauce blog, jusqu’au mois de septembre. C’est pour les enfants, mais nous espérons toutes les 2 que les aventures d’Hélio Saltimbanque vous plairont aussi !

motsgoutus

- CHAPITRE 11 -
LA FORMULE MAGIQUE

- Bien, mon garçon, mais avant de repartir, il reste une chose à faire, dit Phil.
- Remonter tout cet escalier ? ! demanda Hélio, découragé.
- Non, tu n’y es pas du tout… Pour repartir du pays des mots goûtus, il n’y a qu’un seul moyen. Il faut demander à l’arbre des souffleurs de souffler assez fort pour que nous nous envolions vers les portes, comme les mots.

Hélio regarda son ami, rassuré.
- Ah ! Bah, c’est facile !
- Pas vraiment, my dear… Te souviens-tu de ce que les choristes doivent faire pour que les plantes produisent de la lumière tous les jours ?
- Oui ! Ils doivent inventer des nouvelles chansons.
- Eh bien, vois-tu, l’arbre des souffleurs est aussi capricieux. Il va falloir lui demander gentiment, et en faisant des rimes, qu’il nous aide à rentrer.

- Avec des rimes ? demanda Hélio, effrayé. Mais j’y arriverai jamais !
- Il va falloir y arriver, my dear, car tu te souviens de ce qui arrive si les souffleurs soufflent de travers…
- On sera transformés en gros mots !

- Non, tout de même, dit Phil indigné. Mais nous pourrions être renvoyés par la mauvaise porte et atterrir dans un endroit horrible !!! Il faut faire très attention. Tu vas devoir te concentrer, mais ne t’en fais pas, je vais t’aider.

Hélio n’était vraiment pas rassuré. Il regarda l’immense arbre et l’imagina, contrarié, les envoyer au milieu du désert, parmi les serpents et sous un soleil de plomb. Sa gorge se dessécha et il se vit rôtir avec son ami le pantin. Comme il était en bois, prendrait-il feu ou bien Hélio serait-il le seul à cuire comme un poulet au four ?

- Hello, my dear, l’interrompit Phil en agitant les mains pour le sortir de sa rêverie. Tu es encore avec moi ?
- Je réfléchissais, répondit le jeune garçon. Il faut pas se tromper, je veux pas rôtir dans le désert moi !
- Tout à fait d’accord, dit Phil sans vraiment comprendre. Concentre-toi.

Hélio réfléchit quelques instants et se pencha vers son ami pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille.

Le bonhomme chuchota en retour à l’oreille d’Hélio, et pendant un quart d’heure environ, ils continuèrent ainsi, pour ne pas que l’arbre les entende avant qu’ils aient terminé.

Quand ils furent prêts, les deux compagnons s’approchèrent un peu.

Hélio, nerveux, avait les mains qui tremblaient et les plaqua sur son pyjama. Il y avait quelque chose de collant dans sa poche. Il en sortit 3 rouleaux de réglisse argenté. La plante à Rire… Il avait vu tellement de choses extraordinaires aujourd’hui. Cela avait été une journée bien remplie. Francky lui avait appris que les plantes à lettres avaient des odeurs de mots et pas de fleurs, et que faire des rimes en parlant était très agréable à écouter. Le professeur Expérenmot ensuite, lui avait appris que les mots ont une racine et plein de frères et sœurs qui leur ressemblent. Et qu’il faut respecter leur orthographe, car sinon, ils perdent leur identité. Avec les sœurs Replète, il avait découvert la joie de la poésie, et des prénoms qu’il ne connaissait pas. Et il y avait Phil bien sûr. C’était lui qui lui avait appris le plus de choses.

Rassuré, il rangea ses bonbons dans sa poche, et d’une voix forte, dit à l’arbre :

J’ai mangé des prénoms
Dans des macarons,
Et j’ai bu des mots
Qui sortaient du fourneau.

J’ai appris plein de choses,
Et il faut pas que j’en cause.
Maintenant les mots sont mes amis,
C’est le professeur qui l’a dit !

J’aimerais encore rester,
Mais il faut rentrer.
S’il te plait arbre des souffleurs,
Aide-nous, car il est l’heure !

Le silence régna quelques terribles instants pendant lesquels ni le pantin ni le garçon n’osèrent respirer. Puis la douce brise revint caresser lentement les feuilles de l’arbre. Le cliquetis reprit et avec lui la féerie.

Hélio était soulagé. L’arbre avait dû accepter sa demande. La brise se renforça et les feuilles se balancèrent de plus belle. Pourtant, il ne bougeait pas. Phil non plus. Ils étaient cloués au sol. L’arbre ne soufflait pas assez fort pour les emporter… Qu’allaient-ils devenir ? Ils étaient trop lourds !
À regret, Hélio décida de se séparer de ses rouleaux de réglisse. Peut-être cela l’allègerait-il assez pour qu’ils puissent s’envoler… Le pantin se tourna vers lui et lui fit un sourire bienveillant.

Soudain, sous leurs pieds, le sol se mit à trembler. Pris de panique, persuadé qu’ils allaient être engloutis à tout jamais par la verdoyante pelouse du pays des mots goûtus, Hélio baissa la tête. Tout à coup, quelque chose sortit de terre.

Une sorte de tige verte jaillit entre ses pieds. Elle poussait à toute allure. Au bout de la tige, se déploya une grande feuille duveteuse, et avant qu’il ne se rende compte de ce qui se passait, Hélio s’élevait dans les airs, confortablement installé sur la feuille géante. Phil aussi avait droit à sa grande tige, mais avec une feuille nettement plus petite…

Ils s’élevèrent ainsi, haut dans le ciel, et bientôt ils eurent une vue incroyable sur tout le pays des mots goûtus. Hélio reconnut tout de suite la forêt des plantes à lettres. C’était une gigantesque toile impressionniste, remplie de taches de couleurs. Il aperçut aussi le laboratoire-théière du professeur d’où partait une fumée dorée. La maison de Francky était trop petite pour qu’il pût la voir. D’aussi haut, la maison des sœurs Replète, pourtant tout à côté, avait la taille d’un éclair au chocolat. Il tendit la main et fit le geste de l’attraper. Elle était appétissante et juste à la bonne taille.

Sur la gauche et sur la droite, tout était vert. Mais en regardant plus attentivement, Hélio remarqua au loin des petits groupes de maisons éparpillés ça et là. Il y avait d’autres habitants au pays des mots goûtus !

Les deux tiges grandissaient toujours et elles atteignirent bientôt la hauteur des branches de l’arbre.

Hélio sentit son corps devenir plus léger et il décolla de son tapis moelleux, emporté par la brise. Les deux amis se mirent à tourbillonner sur eux-mêmes et s’élevèrent jusqu’au dôme rempli de portes. Ils pouvaient maintenant distinguer leur couleur et leur taille.

Soudain, ils furent attirés par l’une d’elles, plus lumineuse que les autres. Loin derrière eux, le paysage commençait à devenir flou, comme si tout cela n’avait été qu’un mirage.
La lumière qui venait de la porte s’accentua, et juste avant de fermer les yeux pour ne pas être ébloui, Hélio reconnut la porte de sa chambre.

Quand il sentit un sol dur sous ses pieds, Hélio rouvrit les yeux. Il se trouvait dans sa chambre, avec Phil. Mais… Phil gisait inanimé sur le sol ! Le garçon se pencha et le ramassa. Il était redevenu une simple marionnette en bois.

Hélio alla le déposer sur son lit, et se demanda s’il n’avait pas rêvé. Son réveil indiquait 9 h 20. Curieux… Si c’était encore le matin, alors tout cela n’avait-il été qu’un rêve ?

- Hélio, mon garçon, entendit-il crier depuis la cuisine. Viens donc déjeuner, chantonna Mamie Tilleul.

A suivre…

(Ce texte est la propriété exclusive d’Oriane Rousset, protégé par le régime des droits d’auteur.
Ne pas copier ou diffuser sans son autorisation, merci.)

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Moteur… action !

Par Shalima • 27 août 2009 • Catégorie: À la Une, danse, trop ouf19 blablas

sur le tournage du film Fais Danser la Poussière

Marie Dô est danseuse. Danseuse et métisse, de maman bretonne et de père noir inconnu. Enfant dans les années 60, elle se demande pourquoi toute sa famille a la peau blanche et pas elle, et étouffe sous les secrets et les non-dits. Heureusement, la danse est sa passion, et grâce à elle, la petite fille s’épanouit, elle peut enfin être elle, au delà des préjugés et des différences. Très vite, Marie-Dô part à la recherche de son histoire, et à travers ses rencontres, ses expériences, elle parvient à se hisser au sommet de son art. Dans les années 80, Marie Dô danse aux Ballets Jazz de Montréal et au célèbre Alvin Ailey American Dance Theater de New York.

En 2006, riche d’un parcours hors-normes, elle décide de partager son histoire en écrivant “Fais danser la poussière“.  L’adaptation télévisée de son roman est actuellement en cours de réalisation entre Paris et Montréal, et grâce à une fée pas comme les autres, j’ai eu la chance de pouvoir assister lundi dernier à une des plus grosses journées de tournage !

Danse + cinéma, qu’est-ce qui pouvait me plaire plus que ça ? Je n’ai pas hésité une seule seconde à faire l’aller-retour sur la journée, quitte à me lever à 5 heures du matin, puis à traverser tout Paris pour être en fin de matinée à la maison de la Culture de Bobigny. Vous me connaissez, j’étais comme une folle à l’idée d’approcher les acteurs, les danseurs, de parler avec eux, bref de voir l’envers du décor.

Et là, je peux vous dire que je n’ai pas été déçue… en compagnie de deux journalistes et de l’équipe de com de France 2, j’ai passé un sacré bout de temps sur le plateau où une scène  de duo était tournée, arrêtant de respirer quand le réalisateur Christian Faure clamait d’une voix autoritaire “moteur… action !” et applaudissant à tout rompre quand la prise était terminée.

Ensuite, nous avons déjeuné avec une bonne partie des acteurs, détendus, bavards, hyper intéressants. J’ai pu ainsi discuter avec la fameuse Marie Dô, une femme magnifique à l’énergie et l’enthousiasme communicatifs, et qui non contente d’avoir co-signé le scenario a également créé les chorégraphies du film, mais aussi avec les danseurs : l’impressionnante Tatiana Seguin (une des danseuses de Kamel Ouali), la sculpturale new yorkaise Stefanie Batten Bland, le facétieux Larrio Ekson (qui joue le rôle d’Alvin Ailey), le charmant Benoît Maréchal… Des artistes aussi talentueux qu’accessibles et gentils, un vrai bonheur.

L’après-midi, nous sommes remontées dans la fournaise du plateau pour les scènes de danse en groupe : une vingtaine de bombes atomiques à moitié dévêtues se déchaînant au rythme hypnotique des percussions de Guem, c’était quelque chose… Au bout de 6 prises, moi j’en aurais voulu encore ! Puis ce fut au tour des figurants de figurer, et la journée était quasi terminée. Comme dans tout tournage qui se respecte, il y avait du retard, je n’ai donc pas pu assister à la scène des auditions et au solo de Tatiana.

Mais qu’importe, ce fut une journée absolument incroyable, géniale à tous les niveaux… le seul problème maintenant, c’est que je crève d’envie de voir le film. Il va me falloir patienter à mort, il ne sera pas diffusé avant le printemps 2010, argh !

Marie Dô et Asha sur le tournage de Fais danser la poussière

(je reviens très vite avec de vraies belles photos du tournage)
(et je remercie encore Violette et Régine pour cette magnifique expérience)



That’s all blogs !

Par Shalima • 26 août 2009 • Catégorie: À la Une10 blablas

Garfield loves blogs
(ça se passe aussi comme ça, chez Shalima)



Le retour de la frange

Par Shalima • 25 août 2009 • Catégorie: À la Une, blog story, girly girly31 blablas

frange

Ça faisait quelques temps que ça me démangeait, mais je voulais attendre la rentrée avant de me recouper la frange… je pensais qu’avoir un rideau capillaire bien épais sur le front quand il fait beau et chaud, ça ne pouvait qu’être rudement inconfortable.

Mais finalement, j’ai craqué avant la fin du mois d’août, mon envie de changer de tête a été la plus forte. J’ai empoigné non pas mes ciseaux (je ne suis pas encore complètement folle) mais mon téléphone et j’ai appelé mon salon de coiffure préféré. Par miracle il leur restait de la place samedi. Avec la stagiaire remplaçante. Groumpf.

Tant pis, l’aventure moi j’aime ça : j’ai pris le risque de confier ma tignasse à une parfaite inconnue. Et je ne regrette pas, finalement, car non seulement elle m’a coupé la frange dont je rêvais, mais elle a aussi bousculé mes habitudes en me proposant un carré long un peu plongeant à mille lieues de mon éternel dégradé. C’est fou comme 15 centimètres en moins me font me sentir toute légère…

Bref, moi qui voulais changer de tête, je suis ravie !

frange et carré long plongeant

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Ça n’a rien à voir, mais je souhaite la bienvenue aux lectrices du magazine Egg ! et un grand merci à Elodie d’avoir mis en avant mon blog !

egg2_pt
(cliquez sur l’image pour lire en grand)



Trahie par mes Chie

Par Shalima • 24 août 2009 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, girly girly, shopping story38 blablas

chie mihara celia croco noir

Le mois dernier, j’ai du interrompre mes vacances jurassiennes par une petite journée à Paris. Je n’avais prévu aucune tenue adéquate avant mon départ, mais heureusement une livraison soldesque un peu tardive chez mes beaux-parents m’a épargné un arpentage de bitume parisien en tongs Havaïanas 5 ans d’âge. Un jeans flare bien repassé, un simple tshirt noir et une besace à pois ramenée d’un Gap Kids new-yorkais ont complété à merveille ma nouvelle paire de Chie Mihara et m’ont évité de (trop) passer pour une touriste en goguette.

J’avais juste oublié un léger détail : trottiner pieds nus dans des chaussures neuves, fussent-elles réputées pour leur incroyable confort, un jour où le thermomètre avoisine les 30 degrés sous abri, ce n’est jamais une bonne idée. Pourtant mon itinéraire n’était pas franchement marathonien : 2 heures assise en wagon TGV climatisé, la Gare de Lyon à traverser, 25 minutes de métro désert en ce mois de juillet et 10 petites minutes de marche jusqu’à mon lieu de rendez-vous. Sauf que ces 10 minutes se sont dédoublées comme par enchantement, et si vous rajoutez à ce mystère une chaleur accablante, je me suis rapidement retrouvé les pieds en sang. Un pauvre petit pansement de rien du tout ne m’a pas été d’un très grand secours, et c’est en claudiquant abominablement que je suis retourné dans mes pénates, le soir même, condamnée aux tongs jusqu’à ce que cicatrisation s’en suive.

Bref, la louze. Tellement dég, que j’ai même investi dans une paire de Birk. Oui, Birk, comme dans Birkenstock, une marque que jamais, JAMAIS, je n’aurais pensé acheter. Voyez un peu où le désespoir petonnesque peut pousser…

birkenstock madrid vernis noir
(n’empêche, dans mon jardin et avec un peu de vernis flashy au bout des orteils,
c’est pas
si moche)

Aujourd’hui, je remets ça. Un aller-retour express à Paris, pour un truc de dingue (je vous raconterai). Mes spartiates m’ayant lâchement abandonnée, je ne peux me résoudre à me balader chaussée à l’allemande, surtout avec la tenue simple mais chic que je me suis choisie.

Je redonne donc sa chance à ma petite paire de Celia… avec toute une armada de pansements anti-ampoules dans mon sac, ainsi qu’une bonne vieille paire de chaussettes au cas où ça ne suffise pas.

Chaussettes. Sandales. Birk. Finalement, je dois avoir un peu de sang allemand planqué dans mes veines…