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Le 15 août, son petit air de vacances, ses longues soirées au bord de la mer, ses feux d’artifice, ses glaces et ses gaufres, mais aussi ses étoiles filantes, sa voie lactée…

 

Mamzelle : Oh je suis contente, ce soir, j’ai vu Cassiopée et la Grande Ourse…

 

Moi : Ah super, et elles vont bien ? Elles sont en vacances dans le coin ?

 

Mamzelle : Rho, maman, tu me fais trop rire avec tes blagues à six francs deux sous !

 

L’été, pour notre famille loin des nôtres, c’est un peu la grande transhumance autoroutière. Et vas-y que je te traverse la France du nord au sud, de l’ouest à l’est, et en sens inverse. Rien que cette année, nous avons comptabilisé 4000 kilomètres en un peu moins de 3 semaines, nos vacances commençant en beauté avec un Bretagne-Aubagne d’une traite. 1100 kilomètres, onze heures de bagnole d’une traite, et sous les orages s’il vous plaît.

Sur le chemin qui nous ramène du Jura vers la Bretagne, nous avons fait une halte près de Tours. C’est dans cette campagne dorée par le soleil et peu vallonnée, loin du cliché de carte postale, que nos amis ont élu domicile il y a une dizaine d’années, en reprenant à leur compte une exploitation agricole. Leur ferme est une belle grande bâtisse en pierre, posée au milieu d’une bonne dizaine d’hectares de champs et de prairies. Ils auraient pu y créer un golf, ils ont préféré faire pousser des céréales, et élever des moutons. Des tas de moutons.

Il y a quelques temps, on m’a proposé de tester la dernière imprimante HP, la Photosmart Premium C309, destinée au grand public et qui fonctionne en wifi. Si c’est mon côté mère de famille nombreuse, avec donc un nombre potentiellement élevé d’ordinateurs dans mon doux foyer qui intéressait HP, moi c’est surtout le côté sans fil, et donc pratique qui m’a fait accepter la proposition.

Ah les repas d’été dehors, quel bonheur… dans le jardin de mes beaux parents, sous l’ombre du pommier, nous n’avons pas boudé notre plaisir. Seule ombre au tableau quasi idyllique de nos agapes champêtres, l’invasion systématique de guêpes !

Attirées par les sucs de viande grillée, pas les fromages odorants, par les fruits bien mûrs, elles sont venues nous embêter par groupe de cinq ou six, à chaque fois. Et pour s’en débarrasser, chacun a sa technique. Si personne n’a osé faire comme mon grand-père, qui les attaquait vaillamment au coûteau, risquant d’éborgner son voisin ou de rendre fou furieux l’insecte qu’il ratait sans faillir, certains ont des méthodes plus ou moins efficaces.

Gamine, j’étais plus que sensible aux charmes des couchers de soleil sur carte postale allant jusqu’à en faire la collection, pour copier mes cousines. Je les affichais sur tous les murs de ma chambre, les plus beaux ayant droit à une place de choix, juste au dessus de mon bureau, punaisés dans le grand panneau en liège bricolé par ma maman. Je les contemplais durant des heures, ces ciels flamboyants, en rêvant d’être une Elsa qui aurait enfin rencontré son Glenn Medeiros, vous voyez le genre ?

Les cartes postales, passage obligé des vacanciers qui partent hors de chez eux…

 

Cette année, Petitou sait écrire, impossible de couper à cette sacro-sainte tradition épistolaire. Fier comme un bar tabac, le voilà qui s’applique, tirant un petit bout de langue concentré, le stylo agrippé par une main encore un peu malhabile, recopiant mot à mot le brouillon qu’il a dicté à son papa.

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