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Il a fait un temps exceptionnellement chaud et ensoleillé, ce week-end. Nous en avons profité pour aller nous balader au bord du Golfe, sur un joli sentier côtier près du Moustoir… 25°C, une mer bleue diablement attirante, j’en ai presque regretté de ne pas avoir pris mon maillot de bain !

 

La deuxième quenotte n’a pas été bien longue à rejoindre la première. Perdue durant la nuit, retrouvée au petit matin sur le bout de la langue, pas besoin de petit mot d’excuse, cette fois-ci tout s’est passé le plus simplement du monde. Et en comptant ses piécettes nouvellement acquises, Petitou semble content : « Encore deux ou trois dents, et je serai riche ! ».

 

Mon Petitou de 7 ans et demi a beau être en avance sur pas mal de choses, pour d’autres, il aime prendre son temps… Comme faire du vélo à deux roues par exemple (il faudra que je vous raconte ça un de ces quatre, ça vaut son pesant de cachètes, cette histoire). Et aussi perdre ses dents de lait.
Alors que tous ses copains de CE2 arborent depuis des mois des sourires pour le moins clairsemés, mon fiston en désespérait presque de garder le sien intact. Seule une petite quenotte, en bas, là, faisait mine de bougeotter depuis cet été, mais sans réelle conviction…

 

Je suis fan de la tignasse épaisse et dorée de mon petit dernier. Tant et si bien que je repousse toujours au maximum le moment fatidique d’aller sacrifier tout ça chez le coiffeur. Régulièrement, j’égalise comme je peux la frange qui tombe toujours trop vite dans les yeux, je raccourcis légèrement la nuque, j’effile délicatement les pointes comme ma cousine m’a appris à le faire.

 

Un aller-retour Bretagne / Toulouse entre mardi et mercredi, 1500 kilomètres, 14h de route en 36h, autant dire que nos adieux à ma grand-mère n’ont pas été de tout repos. Mais je ne les aurais manqué pour rien au monde, même si la journée a été infiniment plus difficile que ce que je pensais. Toujours cette histoire de cœur, de raison qui s’ignore, tout ça… On a beau fanfaronner dans sa tête qu’on est une grande fille raisonnable, que c’était inéluctable, voire même un soulagement, lorsqu’on se retrouve face à une si petite boîte de bois, entourée de ceux que l’on aime mais qui se sentent tout aussi démunis que nous, c’est dur, très dur…

 

Pendant ce temps-là, les travaux continuent… Nous rêvons toujours d’avoir une fenêtre qui s’ouvre et des volets roulants qui ferment (à moins que ce ne soit l’inverse ?) mais il semblerait que le dieu de la menuiserie ait décidé de tester notre patience, avec les pénalités de retard qui vont bien. Mais nous ne nous laissons pas abattre. En attendant, c’est au tour du garage de reprendre figure humaine…

 

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