En vacances, quand il pleut, il faut user de mille ruses pour occuper les Korrigans. C’est qu’on se sentirait vite désoeuvrés, enfermés entre quatre murs, le nez collé à la fenêtre à regarder la pluie tomber…
En vacances, quand il pleut, il faut user de mille ruses pour occuper les Korrigans. C’est qu’on se sentirait vite désoeuvrés, enfermés entre quatre murs, le nez collé à la fenêtre à regarder la pluie tomber…
Depuis que toute gamine un chat basque et féroce m’a sauvagement lacéré la guibole de haut en bas, j’ai une peur bleue des chats. Les voir tourner autour de moi me flanque limite des palpitations, je suis infoutue de les prendre dans mes bras, sur les genoux, ne m’en parlez pas. Mais allez savoir pourquoi, visiblement, les chats m’adorent.
Dès que j’en croise un, il ne peut s’empêcher de venir se frotter à moi, de quémander des caresses, de miauler sous mon nez…
Mon amie d’enfance S. est venue passer quelques jours de vacances tout près de chez nous avec toute sa petite famille. Venant tout droit du sud de Perpignan, on pourrait croire qu’ils nous auraient amené le soleil. Eh bien pas du tout. Au contraire, même, on dirait qu’ils lui ont fait peur avec leur accent chantant. Le beau temps de ces dernières semaines a laissé place à du bon crachin 100% breton et un vent à décorner les bœufs… Comment, dans ces conditions climatiques approximatives, occuper six korrigans déchaînés ?
Quand tu n’as pas encore d’enfant, et donc que tu as tout plein de principes d’éducation très très importants sur lesquels jamais, ô grand jamais, tu ne reviendras, tu t’imagines qu’une fois la nuit tombée ta future progéniture sera gentiment couchée dans son lit et dormira du sommeil du juste jusqu’au petit matin, sans faire d’histoire.
Mais en fait, quand tu fais des enfants et que ceux-ci grandissent, bizarrement, ça ne se passe pas tout à fait de cette façon…
Vous avez déjà essayé de faire garder vos enfants pendant les vacances, a fortiori durant un sublime week-end de juillet ? Eh bien, n’essayez même pas, c’est un coup à devenir dépressif en moins de deux !
Invités samedi prochain à un enterrement de vie de garçon et de jeune fille, nous voilà, à J-3, en grosse galère de baby-sitter pour Miniloup et Mamzelle (Petitou est casé, ouf !). Après avoir harcelé en vain nos copains, retour à la case départ. MrChéri prospecte de son côté et moi j’en arrive à éplucher mes contacts Facebook, misant tous mes espoirs sur les filles avec qui je fais de la danse….
Il fallait que ça arrive… après 8 années d’école et autant de dernier jour de classe, voilà, c’est fait. J’ai oublié les sacro saints petits cadeaux d’aurevoir aux maîtresses (et aux ATSEM) ! Il faut dire aussi, à ma décharge, que les Korrigans ne m’y ont pas fait penser (excuse bidon n°1). Que je suis vraiment débordée ces derniers temps (excuse bidon n°2) (j’ai quand même eu le temps de faire les soldes). Que je n’avais pas la moindre inspiration (excuse pas si bidon n°3) et que j’étais découragée d’avance à l’idée de prospecter pour cinq personnes (vraie excuse). Même si, deux des maîtresses des Korrigans nous quittent à la rentrée. Résultat ce matin, j’ai rasé les murs en arrivant à l’école…
Il y a un an, jour pour jour, à cette heure-ci, ma valise était prête, et j’étais sur le point de traverser l’Atlantique avec deux amies pour passer dix jours fabuleux à New York. Je rêvais de ce voyage depuis toujours et les conditions étaient idéales pour que le rêve devienne réalité. Ces dix jours ont tenu toutes leurs promesses…