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Famille story

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Ça faisait très longtemps que nous n’étions pas allé contempler les alignements de Carnac, pourtant tout près de chez nous… Dix ans, peut-être ? (les Korrigans ne se souvenaient pas y être déjà allé). Je ne gardais pas un très bon souvenir des menhirs prisonniers des grillages, le site était alors fermé au public et les abords n’étaient pas du tout mis en valeur. C’est sans doute la raison pour laquelle nous les boudions depuis si longtemps.

Nous avons donc eu une excellente surprise en arrivant sur place !

Mamzelle est partie ce matin, juste avant l’aube, avec ses professeurs et ses copines du conservatoire, direction Avignon, pour quatre jours intensifs de danse. Quand le réveil a sonné, à 5h45, bizarrement, elle n’a eu aucun mal à se sortir du lit. Excitation level 35. Sa valise et son sac de danse étaient prêts depuis dimanche, de toute façon ça doit faire deux bonnes semaines qu’on ne parle que de ça à la maison et qu’on prépare tout minutieusement toutes les deux. Un nouveau sweat doudou, des collants tout neuf, un justaucorps de rechange, sans oublier de renflouer le matos de coiffure, et même une petite trousse à maquillage. Parce qu’en plus des trois ou quatre cours par jour que ces demoiselles vont prendre au conservatoire d’Avignon, elles présentent un spectacle sur scène vendredi soir, en classique et en jazz.

La dernière lubie de mes Korrigans ? Changer de chambre. Mais attention, pas question de tout déménager pour autant. Non. Changer en langage korrigan veut dire, curieusement, tout laisser en place. Le lit, la couette, la déco, les jeux, les bouquins. Et aller simplement dormir dans le lit de son frère ou de sa sœur, comme ça, pour voir…

On y a droit tous les deux ans, à peu près à la même époque. Mamzelle semble réglée comme du papier à musique. Il y a eu le purpura rhumatoïde avec béquilles à la clé, un mois avant le concours de danse, en février il y a quatre ans. Il y a eu l’entorse du genou, un mois et demi avant le concours de danse again, deux ans après. Et là, cette année, dernier cours de sport de la semaine, petit match de handball, une passe, et paf, la main droite retournée.

Quand, il y a quatre ans, nous avons accepté le passage anticipé en CE1 de Petitou, zappant au passage la case CP, je me souviens très bien de la première chose à laquelle j’ai pensé. Je savais que tout irait bien au primaire, ce n’était pas ça qui me faisait peur. Non, ce qui m’effrayait, en nous projetant dans le futur, c’était d’imaginer mon Petitou à dix ans à peine, un mètre trente au garrot, rentrer au collège avec un an d’avance, entouré de grands balèzes de troisièmes avec du poil au menton et fumant en cachette dans les toilettes…

Le planning d’une famille de cinq personnes, surtout quand chacune a une ou plusieurs activités, n’est jamais un long fleuve tranquille. Si on rajoute à cela les années qui se suivent mais ne se ressemblent pas, cela donne un joli Tétris mental à chaque rentrée pour tout mettre en place.

L’année dernière, c’était un peu la folie, on en avait quasiment tous les soirs, et un peu le week-end, on a fini l’année sur les rotules. Cette année, on a toujours autant d’activités (et même un peu plus : un cours de danse supplémentaire pour Mamzelle, et un cours de batterie pour Petitou), mais cela se concentre de façon totalement différente.

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