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Famille story

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Sans doute vexé par cette anecdote, Miniloup met les bouchées doubles en anglais pour être lui aussi, un jour, bientôt, super fluent comme son frère et sa sœur.

Ça, pour bosser, il bosse. Il a beau n’être qu’en CE2, il révise, récite, répète sans relâche afin que la langue de Shakespeare ne soit plus un mystère pour lui. C’est donc mi-fier mi-déçu qu’il a ramené le bulletin de sa dernière évaluation d’anglais. Fier car il avait eu un A. Un peu déçu parce qu’il avait fait deux fautes d’orthographe à l’exercice de traduction…

La photo de classe, c’est quand même LE temps fort de l’année scolaire… On la redoute parfois, mais on l’attend souvent avec impatience. Le jour J, on se pomponne, on a toujours un sourire un peu forcé quand le photographe appuie sur le déclencheur, et quand on la reçoit on se trouve toujours trop moche dessus. Mais des années plus tard, on est tellement content de retomber sur ces petits trésors, on se rappelle alors des uns et des autres, les anecdotes ressurgissent et finalement on ne regrette jamais de l’avoir prise, parce que quand même on était drôlement mignons à l’époque !

Depuis quelques temps, Miniloup ne veut plus que je l’accompagne à l’école. Non pas qu’il ait honte de sa mère comme j’en ai eu peur un instant, non, c’est juste que je ne vais pas assez vite pour lui.

Parce que lui, ce qu’il aime, c’est aller à l’école en courant. Il part en trombe de la maison, et récupère son meilleur pote M. à vélo sur le chemin, chemin qu’ils finissent ensemble en faisant la course sur les 200 derniers mètres. Je l’ai observé de loin, c’est assez drôle de voir ce petit diablotin courir comme un dératé et débouler en trombe devant la grille de l’école, comme s’il était poursuivi par une armée de pirates sanguinaires ou comme s’il était en retard pour le match de sa vie (alors qu’en vrai, il a plus de quinze minutes d’avance)…

Chez nous, ces derniers temps, le baromètre des relations fraternelles n’est pas franchement au beau fixe. On pourrait même dire qu’à l’instar de la météo bretonne, il y a de la houle, et parfois ça vire à la tempête. Mamzelle fait sa grande et envoie balader tout le monde, Petitou ne laisse rien passer à Miniloup, quant à Miniloup, sous ses airs innocents, il aime particulièrement titiller ses aînés et mettre le feu aux poudres. Les disputes sont donc monnaie courante, dès le petit déjeuner, et c’est assez épuisant, j’avoue.

Mais parfois, allez savoir, il se passe des petits miracles…

Quand les Korrigans étaient plus petits, j’étais quasiment de toutes les sorties scolaires, y compris le poney (alors que j’ai la trouille de ces pourtant gentils animaux). Il n’y a guère que pour l’accrobranche que je passais mon tour, vertige oblige. Mère parfaite ascendant fayote, vous dites ? Heu, on peut voir ça comme ça, mais bon, comme partout, les instits manquent cruellement de volontaires et bossant à la maison, j’avais la possibilité de me libérer et de donner un coup de main.

Ceci dit, les Korrigans grandissant, et mon emploi du temps se complexifiant d’année en année, j’avoue que depuis deux ans, à part deux trois sorties à la piscine, je ne me rendais plus trop disponible, au grand dam de mon Miniloup qui adoooore quand sa maman l’accompagne (mais de loin, hein, pas question de m’assoir à côté de lui dans le bus, faut pas déconner non plus)

Cette année, il m’a mis une pression telle que mon petit cœur tout mou a flanché, j’ai dit OK pour une des trois sortie du programme Écoles et Cinéma.

Ce week-end, c’était le tant attendu stage de danse classique donné par Aline Bellardi et Marc-Emmanuel Zanoli, danseurs à l’Opéra de Bordeaux. On s’était tellement régalées l’année dernière avec Mamzelle que je peux vous dire que l’impatience de recommencer était à son comble !

Surtout qu’il y avait une petite nouveauté cette année : Miniloup a voulu participer ! Il fait de la danse depuis trois ans, il est en première année de jazz et n’a jamais fait de danse classique, mais il était tellement enthousiaste à l’idée de se lancer que je n’ai pas hésité une seconde à l’inscrire. Et puis le cours des tout petits était donné par Marc-Emmanuel, je savais que ça allait bien se passer.

Lorsque que ma mère a fait pleurer mon petit Frangibus en lui ratant complètement sa coupe de cheveux quand il avait 6 ans, je me suis jurée que jamais ô grand jamais je n’approcherai une paire de ciseaux de ma propre progéniture. Mais vous savez ce qu’on dit… Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants.

Donc, oui, j’avoue, moi aussi j’ai tenté de couper les cheveux de mes Korrigans quand ils étaient petits. Enfin, pour ma défense, c’était juste la frange.

Il m’a fallu quelques galops d’essai afin d’arriver à un résultat un peu plus acceptable que la frange playmobile avec option escalier. Heureusement, à l’époque ils étaient petits, ils ne m’en ont pas trop voulu (enfin j’espère). D’ailleurs je profite de ce billet pour remercier officiellement ma cousine Noute qui fut coiffeuse et qui m’a enseigné les quelques rudiments qui m’ont évité moult massacres capillaires.

Et puis les Korrigans ont grandi, et j’ai arrêté de jouer avec mes ciseaux…

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