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Famille story

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Samedi après-midi, Mamzelle part avec sa meilleure amie assister au match de foot d’un… copain.

(…)

Avant de la laisser s’envoler, en bons parents stressés responsables, nous l’assommons de recommandations diverses et variées : lave-toi les dents avant de partir, couvre-toi bien, n’oublie pas ton bonnet, y’aura des adultes avec vous ?

Je l’ai tellement entendue cette petite phrase quand j’étais gamine, c’était une des préférées de mon père pourtant particulièrement bordélique ! Un peu comme moi finalement, j’aime l’ordre et la méthode, mais uniquement quand ça m’arrange. Moi non plus je ne suis pas maniaque, mais…

Petitou, 11 ans et demi, geek à ses heures, a économisé longuement et mis ses sous de côté pour se payer son nouveau rêve, une Nintendo 2DS, comme son meilleur pote.

Une fois en possession de son précieux, il a passé de longs moments à la configurer tout bien comme il le fallait, et à tester ses jeux sous toutes les coutures (quitte à mettre son réveil à 7h un samedi matin pour jouer peinard avant que la maisonnée ne soit réveillée) (mais ceci est une autre histoire)

Le mini-ado est ravi de son acquisition, surtout qu’elle lui ouvre les champs du possible…

Ce week-end, je n’ai pas marché, j’ai dansé… Et de battre mon cœur a recommencé.

Cela m’étonnerait presque à chaque fois, cette capacité à me ressourcer dès que je franchis les portes d’un studio. Pourtant je sais, au fond de moi, que la danse fait à jamais partie de ma vie. C’est sans doute la chose dont je ne pourrais jamais me passer, en tant que danseuse, en tant que spectatrice, en tant qu’admiratrice, la danse me fait vibrer du plus profond de mon âme.

Ce week-end, c’était donc le fameux stage de danse classique donné par Aline Bellardi et Marc-Emmanuel Zanoli, danseurs à l’Opéra National de Bordeaux. Depuis trois ans, c’est un rendez-vous qui m’est précieux, même si dimanche après-midi j’ai fortement hésité à aller marcher à Vannes.

Nos Noëls se suivent et ne se ressemblent pas… L’année dernière, c’était de mon côté, on était 23 et on squattait joyeusement un grand gîte au fond de la Picardie. Cette année, c’est beaucoup plus calme, limite en petit comité, chez mes beaux parents à côté de Versailles, avec mon beau frère et l’aînée de nos nièces… Une ambiance certes très différente, mais douce et agréable, et qui colle bien avec nos envies de cette fin d’année très agitée !

Je suis à Toulouse chez mes parents pour deux petites journées, le temps de dire un dernier adieu à ma grande-tante. C’était un peu compliqué de descendre tous les cinq, alors j’ai pris l’avion seule à Nantes cet aprem, et en petit saut de puce, me voilà dans le vieux canapé en cuir défoncé de mes parents, loin de ma petite famille. Ma mère a fait de la harira et on a mangé des cornes de gazelle que mon père a ramené de Casablanca la semaine dernière. Avec mon Frangibus Barbus, on a gloussé pendant tout le repas. Là, on regarde d’un œil distrait un film en VO sur le câble. La seule chose qui a changé par rapport à il y a 20 ans, c’est que ce soir, j’ai un ordi sur les genoux et j’essaie de skyper chez moi…

C’est l’histoire d’un petit garçon de onze ans pas toujours très à l’aise dans ses baskets. Un petit garçon au tempérament calme, observateur, hyper sensible. Un petit garçon qui ne trouve pas toujours sa place, notamment au collège, où ses débuts n’ont pas été faciles, où ça va mieux, mais c’est pas encore l’extase.

Un petit garçon qui connaît régulièrement le blues du dimanche soir. Et des autres jours. Qui peine à trouver le sommeil…

Ma Mamzelle a beaucoup beaucoup grandi ces derniers mois, au point de presque rattraper sa chère petite maman. Et ça c’est un truc qu’elle attend avec impatience depuis des années, toute contente à l’idée de pouvoir chiper quelques affaires dans le placard maternel.

Du côté des chaussures je suis pour l’instant encore tranquille, son petit 36 flotte dans mon 37 fillette. Je pensais qu’il en serait encore de même pour ma garde-robe car nous avons encore une bonne taille de différence. Jusqu’à ce que l’autre jour je la croise en rentrant du collège : la miss portait mon manteau, mon foulard, mon tshirt… et même mon jean !

(le gilet ne compte pas, c’était aussi le mien, mais je le lui avais donné après qu’il ait un poil rétréci au lavage)
(quant aux sous-vêtements, j’ai préféré ne pas aller vérifier)

Ça m’a fait un drôle d’effet de tomber nez à nez avec mon mini-moi ainsi vêtu de mes propres fringues… Déjà qu’on ne cesse de répéter à quel point on se ressemble toutes les deux.

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