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Il y a des jours comme ça où on ne sait pas trop pourquoi on n’a pas le moral… Pas de souci particulier, autour de nous tout va bien, dans mon cas précis j’ai même un chouette voyage qui se profile à l’horizon, et pourtant, je ne sais pas, aujourd’hui je n’arrive à rien, je traîne ma carcasse comme une âme en peine, je mets des heures à aligner trois mots sans intérêt… Et sans m’en apercevoir, au lieu de bosser je me retrouve à zoner sur Pinterest, à “piner” à tout va des images toutes plus déprimantes les unes que les autres…

Ça faisait tellement longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pourtant, quand les Korrigans étaient plus petits, je ne ratais jamais aucune occasion d’aller m’allonger un moment dans mon lit, en plein après-midi, pour dormir un peu. Avec les années j’ai même peaufiné ma technique, passant de trop longues siestes bien abrutissantes à des micro-dodos d’une vingtaine de minutes, aussi courts que réparateurs…

 

Ces temps-ci, c’est terrible, je perds tout. Je ne suis pourtant pas quelqu’un de foncièrement tête en l’air, enfin, je ne le crois pas, mais depuis quelques semaines, je cumule bourdes, oublis, et perte d’objets aussi utiles qu’indispensables que par exemple, mes clés de maison…

 

À Paris, j’ai vu tout plein de copines, j’ai essayé de ne pas trop bafouiller devant la caméra, j’ai enchaîné les rendez-vous en arrivant parfois avec plus d’une heure de retard, j’ai pique-niqué sur l’herbe à deux reprises, j’ai mangé des maki végétariens et du pain pita (mais pas en même temps), je suis allée à St Denis et le lendemain à Neuilly, j’ai traversé le couloir d’un casting de mannequins avec ma valise et mon mètre cinquante-huit (c’était très rigolo)…

 

Hier, j’ai testé pour vous l’aller-retour Vannes-Paris dans la journée. Nan, ne me remerciez pas, en vrai j’étais obligée. Résultat : 6h30 de TGV pour 2h12 de réunion. Mathématiquement, ça pique un peu, mais c’est faisable…

 

Il y a des journées comme ça, où tu ne fais que courir, la tête dans le guidon, où les heures défilent plus vite que prévu, où tu boucles ton boulot un peu à l’arrache, comme tu peux. Il y a des journées comme ça, où il fait un temps tellement dégueu que tu as l’impression qu’il fait nuit depuis le matin. Il y a des journées comme ça, où en plus c’est mercredi, tu dois faire le taxi, gérer tes Korrigans encore à moitié malades et par définition encore plus prenants que d’habitude. Il y a des journées comme ça, où quand vient le soir, tu n’as plus qu’une envie, commander une pizza et te coller sous la couette pour te lover dans les bras costauds de Tom le bâtisseur de cathédrale…

 

Vous croyez être une âme un peu trop sensible, lisez donc ce que j’ai écrit l’été dernier sur le blog de Fresh’n’Fashion !

“Pendant les vacances, un jour où il pleuvait encore plus que d’habitude, nous sommes allés au cinéma, en famille, voir le dernier opus des productions Disney : Toy Story 3. Grande fan de Woody, Buzz et toute la clique, je connais quasi par cœur les deux premiers épisodes, j’étais donc vraiment super impatiente de les retrouver sur grand écran. Résultat, je ne me suis pas méfiée plus que ça, et à ma grande surprise j’ai fini la séance en larmes, à renifler bruyamment tout en cherchant désespérément un mouchoir dans mon sac…”

 

Quand je suis fatiguée, je n’ai plus de tête, et quand je n’ai plus de tête, je sème mes affaires aux quatre vents. Depuis quelques semaines, je ne compte plus les gilets oubliés à droite et à gauche, les clés que je mets des heures à retrouver, les magazines qui disparaissent, les papiers égarés. Mon dernier exploit en date : perdre en pleine nature mes lunettes de soleil chéries fétiches adorées, qui sont parfaites et que je porte avec amour depuis 3 ans. Une paire tellement parfaite qu’elle en devient irremplaçable…

 

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