Une balade, les souks et Malika
Par Shalima • 29 avr 2008 • Catégorie: Casablanca • 22 blablas •
Mardi matin, Malika vient me chercher pour aller faire les courses au souk.
Malika a dans les 45 ans, elle est couturière et parle très bien le français. Elle connaît ma grand-mère depuis des années, et elle est très copine avec ma tante, alors cette dernière m’a dit de ne pas hésiter à lui demander qu’elle me balade un peu. Comme durant mon séjour je suis très peu sortie, je l’appelle. Mamisa est rassurée de me savoir accompagnée dans cette grande ville, et avec Malika à mes côtés, aucune crainte de tomber dans un piège à touriste.
Nous prenons un petit taxi, direction le quartier des Habbous. C’est une sorte de médina, sur les hauteurs de Casa, à côté du palais du Roi. C’est là que je trouverai de quoi gâter mes korrigans, et mon rajel, lâchement abandonnés pendant une semaine.
Nous commençons par une première échoppe où j’ai repéré une tunique et des babouches pour Mamzelle. Malika connaît bien le vendeur, et s’occupe de la négociation pour moi. Elle obtient un bon prix, affaire conclue, nous ressortons. Nous cherchons maintenant des gandouras pour Petitou et Miniloup. Là c’est beaucoup moins facile. Nous faisons 3 boutiques, en vain, les prix sont trop élevés au goût de ma guide. Elle marchande, sans succès. Ce n’est qu’à la 4ème que nous trouvons notre bonheur, comme quoi il ne faut jamais se décourager.
Ensuite nous passons devant la pâtisserie la plus réputée de Casablanca : “Chez Bennis”. C’est un endroit magnifique, les murs sont recouverts de faïences colorées, et une multitude de gâteaux arabes recouvre les étals. Ça sent terriblement bon. Je fais le stock de cornes de gazelle et de macarons, 2 grosses boîtes qui feront le voyage jusqu’en France, pour le plus grand plaisir de toute la famille.
Après cette petite pause sucrée, nous continuons à arpenter le souk. Je trouve des petits bols en bois de tuya, Malika s’étonne que le vendeur me les fasse à si bon prix, d’habitude ce type-là ne marchande jamais. Il devait être particulièrement bien luné !
Nous finissons nos emplettes en revenant dans la première boutique, pour prendre des babouches pour MrChéri. 4 touristes françaises sont également en train d’essayer des babouches. Malika négocie en arabe, et en tire un bon prix (50 dirhams). Je n’en reviens pas, les françaises ont payé chacune leur paire… 100 dirhams ! Eh oui, le marchandage, c’est une vraie institution dans ce pays, il ne faut jamais hésiter à discuter et discuter encore, ça vaut toujours le coût coup ! (et être accompagnée d’une fille du pays, quoi de mieux ?)
(d’autres photos de mon séjour à Casa, là)




































