29/09/2010
Par Shalima • 30 sept 2010 • Catégorie: À la Une • 27 blablas •
Un aller-retour Bretagne / Toulouse entre mardi et mercredi, 1500 kilomètres, 14h de route en 36h, autant dire que nos adieux à ma grand-mère n’ont pas été de tout repos. Mais je ne les aurais manqué pour rien au monde, même si la journée a été infiniment plus difficile que ce que je pensais. Toujours cette histoire de cœur, de raison qui s’ignore, tout ça… On a beau fanfaronner dans sa tête qu’on est une grande fille raisonnable, que c’était inéluctable, voire même un soulagement, lorsqu’on se retrouve face à une si petite boîte de bois, entourée de ceux que l’on aime mais qui se sentent tout aussi démunis que nous, c’est dur, très dur.
J’aimerais ne garder de cette journée que le souvenir de nos retrouvailles, de nos baisers, de ces brassées de soutien et de réconfort, de ces beaux visages que les années d’absence ont si peu changés. J’aimerais ne me souvenir que des mots doux, de cette douceur et de cette paix. De ces fleurs qu’elle aimait tant, de ce soleil éclatant, du calme de la Garonne coulant paisiblement à nos pieds. Oublier les larmes, les mains qui tremblent, la voix qui se brise, le coeur pris dans un étau, cette impression d’étouffer.
Ce n’est qu’une question de temps, je le sais. Tout bientôt, comme pour Mamisa, je regarderai les photos de Suzanne, je penserai à elle, et il ne restera que joie, tendresse et émotion, et le souvenir de son doux sourire me réchauffera le coeur.

































