A Dakar, pendant une semaine, c’est bien simple, j’ai vécu pieds nus. J’ai quitté mes vieilles Docs et mes chaussettes en laine à peine arrivée chez Dom, et je ne les ai remises que 5 minutes avant de repartir à l’aéroport. Batifoler en tongs ou en spartiates en plein mois de novembre, ya pas à dire, c’est complètement jouissif.

Et comme Dom et moi, on est non seulement des vraies filles, mais aussi de vraies blogueuses vernis addict, on s’est fait un petit plaisir, histoire de batifoler chic : la pédicure qui va bien…

 

Il y a deux ans, lorsque Dom a annoncé partir vivre au Sénégal, je lui avais fait une promesse, aller la voir là-bas, chez elle, à Dakar. Cette destination n’avait rien d’évident pour nous, notamment pour MrChéri qui n’était guère tenté par la découverte de l’Afrique. Disons qu’il avait d’autres envies pour nos prochaines vacances. Alors j’ai rusé, et pour mon anniversaire, j’ai mis tout le monde à contribution pour que mon cadeau soit un joli billet d’avion. A partir de là, il était fichu, il ne pouvait QUE m’accompagner !

Nous avons pris un vol direct de la compagnie Air Méditerranée très très tôt le vendredi matin. Qui dit direct ne veut pas forcément dire sans escale, et au lieu des 5h30 prévues au départ, nous sommes restés coincés dans ce fichu coucou pas moins de 9h d’affilée, avec juste un petit déj dans l’estomac, bénéficiant de deux escales surprises à Lyon et à Agadir. Les joies des vols charter ! Autant vous dire que quand nous avons posé les pieds sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, sous un soleil de plomb et dans une chaleur de four, nous étions hyper contents d’être arrivés.

 

Nous sommes rentrés de Dakar aujourd’hui, et aglagla, bon sang, ce qu’il fait froid ! Non mais sérieux, c’est pas humain de se prendre un shot de -30°C en quelques heures !

Alors qu’hier, à la même heure, je me prélassais en tongs et boubou sur le bord de la piscine, m’éventant mollement de la main pour éloigner les moustiques, je suis désormais transie de froid et ne quitte plus mes UGG, reçues fort judicieusement pendant notre absence. Grand écart thermique et stylistique garanti…

 

… mais t’inquiète, je reviendrai !

(Voici un titre bien mélodramatique pour juste annoncer un départ en vacances…Ça doit être la tempête qui s’abat sur nos têtes qui me rend si ridiculement grandiloquente !)

Quoi qu’il en soit, bye bye pluie, froid et grisaille, notre valise est prête, le Kikoy, les maillots de bain et la crème solaire sont bien planqués tout au fond, la relève grand-parentale est arrivée. Il n’y a plus qu’à ne pas oublier de se réveiller cette nuit à 3h, et zou, direction le Sénégal, Dakar, pour une semaine en compagnie de la Dom familia !

 

Petitou est un enfant calme et plutôt sage, mais face à son assiette, il s’avère être un vrai casse-pied de compète. Pourtant, bébé, il mangeait de tout, hyper bien, et de préférence tout seul. Un véritable indépendant de la fourchette, le bonheur par rapport à son assistée de sœur qu’il a fallu aider jusqu’à l’âge de cinq ans, au moins. Mais les années tout comme les Korrigans se suivent et ne se ressemblent pas, désormais il vaut mieux inviter Mamzelle au cinéma qu’au restaurant, et s’armer de patience lorsque l’on passe à table avec Petitou…

 

Bébés est un joli film documentaire sur la petite enfance, réalisé par Thomas Balmès, sur une idée originale d’Alain Chabat. Je l’avais raté lors de sa sortie en salle, mais grâce à Nadège du Studio Canal qui m’a gentiment envoyé le DVD, j’ai pu réparer cette erreur. Confortablement installée au fond de mon canapé, c’est avec bonheur que j’ai assisté aux premiers mois de la vie des bébés Mari, la Japonaise, Ponijao, la Namibienne, Bayar, le Mongol et Hattie l’Américaine…

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