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Avec 3 mois de retard, le « petit » chantier d’extension et de réaménagement de notre maison est enfin terminé. Bon, pas tout à fait tout à fait terminé, mais c’est tout comme. Il ne manque « que » le garde-corps de la fenêtre de notre future chambre. Mais j’y crois à mort. Notre champion du monde de menuisier est venu prendre les côtes (pour la troisième fois) il y a 8 jours, et nous l’a promis pour cette semaine. Je sais que je devrais me méfier, mais comme ce jour-là il a réussi l’exploit de nous poser une fenêtre à la bonne dimension et avec des vitres même pas fissurées (la troisième tentative fut la bonne), et de nous réparer les volets roulants électriques qui désormais s’ouvrent et se ferment sans ameuter tout le quartier, ni bloquer à mi-course, j’ai décidé de le croire sur parole…

 

Quand je suis fatiguée, je n’ai plus de tête, et quand je n’ai plus de tête, je sème mes affaires aux quatre vents. Depuis quelques semaines, je ne compte plus les gilets oubliés à droite et à gauche, les clés que je mets des heures à retrouver, les magazines qui disparaissent, les papiers égarés. Mon dernier exploit en date : perdre en pleine nature mes lunettes de soleil chéries fétiches adorées, qui sont parfaites et que je porte avec amour depuis 3 ans. Une paire tellement parfaite qu’elle en devient irremplaçable…

 

Pendant ce temps-là, les travaux continuent… Nous rêvons toujours d’avoir une fenêtre qui s’ouvre et des volets roulants qui ferment (à moins que ce ne soit l’inverse ?) mais il semblerait que le dieu de la menuiserie ait décidé de tester notre patience, avec les pénalités de retard qui vont bien. Mais nous ne nous laissons pas abattre. En attendant, c’est au tour du garage de reprendre figure humaine…

 

Deux ans après tout le monde, j’ai acheté un boyfriend jeans. Ce qui n’est pas très étonnant quand on sait que je porte toujours mes flare de 2008 (même si apparemment ils reviennent à la mode cet automne) et que les slims n’ont guère le droit de cité dans ma commode Ikea en pin made in 1994.

Bref, tout ça pour dire que je ne sais pas ce qu’il m’a pris, sans doute qu’à force d’être boudinée dans mes flare de 2008 (et je ne parle même pas des slims, pour le coup), j’ai eu envie de confort. Et qu’après 2 ans à regarder les boyfriends des autres d’un œil circonspect, je me suis fait à leur esthétique particulière (je vous rassure, on parle toujours de pantalons, là).

 

Si depuis toujours j’aime les murs blancs et la couleur vive, en matière de déco, je ne suis pas très fidèle, j’aime changer régulièrement. J’ai eu ma période marine (il y a bien bien longtemps), ma période flower power, ma période bayadère, ma période petits pois… Ainsi en atteste la déco de notre maison, car si certaines tendances ont été mises au grenier (genre les photos de Philip Plisson que je ne peux désormais plus voir en peinture), il reste ça et là quelques vestiges de mes passions passées. Après tout on ne vit pas dans un catalogue Ikea, les mélanges c’est la vie, et ne pas toujours tout assortir, c’est bien aussi.

 

Mamzelle a fêté ses 10 ans dimanche après-midi avec ses copines. Faire la liste des invitées n’a pas été chose simple, mais après moult négociations, nous sommes tombées d’accord sur 12 invitations. Auxquelles se sont rajoutés ses frères et 3 copains de ceux-ci, faisant grimper l’addition à 17 korrigans déchaînés dans notre maisonnée.
Heureusement, cette fois-ci le beau temps a été de la partie, et on commence à avoir l’habitude de ce type de rassemblement…

 

Lors de la dernière brève de chantier, je vous avais laissé, fin juillet, avec une fenêtre sans fenêtre, une porte pas au bon endroit et autres menues fantaisies architecturales. L’archi parti en vacances, MrChéri a endossé le rôle de coordinateur de travaux et a harcelé tout ce beau monde pour que nous puissions nous aussi partir sans laisser la maison éventrée à tout vent.

Il ne s’est pas trop mal débrouillé, puisque début août la maçonnerie et les enduits extérieurs étaient finis, le toit étanche et l’électricité raccordée. La fenêtre manquait toujours, mais le menuisier avait réussi à nous dégoter un cadre à la bonne dimension et un volet roulant, nous promettant, jurant, crachant qu’à notre retour nous l’aurions, notre fenêtre…

 

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