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Famille story

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Oui, je sais, ça ne parle que de bouffe sur ce blog ces temps-ci (et aussi de robes qui rétrécissent mystérieusement, ceci expliquant peut-être cela). Mais que voulez-vous, l’hiver approche, les jours raccourcissent, il faut ce qu’il faut pour résister ! Et chez moi, la bouffe, c’est sacré. A tel point qu’il ne me faut pas plus qu’un tout petit pot de confiture pour me mettre en transe. Mais attention, pas n’importe quelle confiture… la meilleure confiture du monde, ni plus, ni moins. La confiture de figues Aïcha.

 

Pour les beaux yeux d’un breton d’adoption, j’ai quitté en 1997 ma Toulouse bien aimée, la ville de mon enfance et de mes études, et pour des diverses raisons, je n’y avais pas mis les pieds depuis 2 ans. Je me suis si bien acclimatée à ma verte campagne et mon bord de mer iodé que je m’accommodais parfaitement de cette absence.

Que je croyais !

 

Dans notre famille de grands bavards, Mamzelle et Petitou ne dérogent pas à la règle. Ils ont su s’exprimer très tôt, et de belle façon. Côté motricité, on ne peut pas dire que c’était des foudres de guerre, mais à deux ans, ils parlaient comme dans un livre.

Avec Miniloup, le petit dernier, c’est un peu différent. Beaucoup plus agile que ses aînés, du genre à escalader tout ce qui se dressait sur son chemin à quelques mois à peine, il a parlé relativement tard.

 

Dimanche dernier, il faisait un temps très doux, et la lumière de fin d’après-midi était exceptionnelle. Tout revigorés par notre heure de sommeil supplémentaire (enfin, surtout par notre soirée raclette entre amis), nous sommes allés nous balader tous les cinq dans les bois. Le bruissement des feuilles mortes tombées à terre, les marrons à portée de main, l’odeur enivrante des sous-bois, les champignons écarlates sortis de terre comme par enchantement, tout était parfait.

 

Nous avons profité d’une légère accalmie sur le front de l’invasion des poux pour défricher un peu le terrain… Visite express chez le coiffeur hier après-midi. Ça me brise toujours un peu le coeur d’entendre le claquement des ciseaux et de voir les mèches blondes et soyeuses tomber à terre, une à une, mais à la guerre comme à la guerre. Et en quelques minutes, Miniloup a gagné en apparence une ou deux années supplémentaires !

Pourquoi changer une formule qui gagne ? Si mon père passait des heures et des heures à jouer avec son train électrique, alors enfant dans les années 50, si mes frères ont tout tenté pour récupérer la précieuse collection ferroviaire paternelle (en vain, elle trône désormais dans une vitrine), il n’est guère étonnant que le virus du petit train ait contaminé à leur tour mes Korrigans.

 

Mais comme côté technologie et électricité, ils ont déjà leurs consoles et autres jeux d’ordinateur, nous avons privilégié la chaleur du bois, la simplicité des formes, et les couleurs pétantes. Et ça marche !

 

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