C’est presque devenu une tradition maintenant. Depuis quelques temps, à chaque vacances de Toussaint, nous nous retrouvons, les copines, leurs enfants, les Korrigans et moi à la fête foraine. De préférence le mercredi, c’est tarif réduit, et dès l’ouverture, pour éviter la foule. Je finis même par aimer ça, le bruit, le monde, les odeurs de friture, la musique qui hurle et les couleurs criardes…
Je ne me suis pas trompée lorsqu’en juin dernier je pensais que Mamzelle portait sans doute sa dernière coupe au carré de petite fille sage. Une rentrée au collège (et un blouson en simili cuir) plus tard, et nous voilà de retour chez le coiffeur.
À force de clamer haut et fort que je suis la reine du gâteau d’anniversaire rigolo, ça a fini par se retourner contre moi. Le week-end dernier, Miniloup m’a « commandé » un gâteau spécial rien que pour lui et ses copains pour sa fête d’anniversaire. Quelques jours avant, il avait repéré un modèle qui lui plaisait bien dans mon livre fétiche spécial maman-qui-se-la-pète et il m’a supplié de le lui faire…
Aujourd’hui, en vrac et dans le désordre, du cross, du rugby, des bas de contention et des lectrices gâtées !
Il y avait l’arrière grand père champion de France dans les années 30 (ok, en équivalent 5ème division). Il y avait le papa cousin de Franck Mesnel qui était fort prometteur jusqu’à ce qu’il se pète les ligaments croisés et qu’il se contente de passer son diplôme d’arbitre. Il y avait la maman supportrice hystérique depuis ses 12 ans, et amoureuse compulsive de la moitié du Stade Toulousain et du XV de France, année après année.
Eh bien, maintenant, il y a Miniloup, ses crampons qui chaussent du 2, ses chaussettes trop grandes…