Archives de décembre 2010

I wish you a very very…

Par Shalima • 31 déc 2010 • Catégorie: À la Une, bonne année37 blablas

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Et en français dans le texte, ça donne de l’amour, des rires et tout plein de chocolat
pour une très jolie nouvelle année !

♥ ♥ ♥



Mamzelle et le Docteur Baba

Par Shalima • 29 déc 2010 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, famille story31 blablas

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Oh le joli Noël que nous avons passé, au calme, en famille… Après la douce nuit du 24, parents et enfants ont ouvert les cadeaux, puis nous avons passé la fin d’après-midi à nous balader dans la neige, sous un soleil vif et glacé.

Les Korrigans étaient au taquet, les joues rosies par le froid, excités par cette belle journée. La soirée s’annonçait donc calme, une douche rapide, un dîner léger et au dodo.

Il s’en est fallu de peu pour que cela se passe ainsi. Il aurait suffi que Mamzelle mette ses chaussons avant d’aller à table. Mais non, ma mistinguette avait faim, et elle s’est précipitée pieds nus à table… et a croisé d’un peu trop près la vieille petite bibliothèque en chêne. Un hurlement, et ma fille à terre, se tordant de douleur. Une fichue écharde, longue de plusieurs centimètres, enfoncée sous l’ongle du petit orteil, le traversant sur toute la longueur.

Bon, je vous la fais courte, sans (trop de) détails sanguinolents. On a essayé dans un premier temps de retirer l’écharde avec une pince à épiler, puis avec une aiguille, en vain. Tout le monde commençait à s’énerver, Mamzelle pleurait de plus belle, alors avant que quelqu’un n’empoigne le couteau à pain ou tout autre arme tranchante avec des velléités de remake de Massacre à la Tronçonneuse, j’ai exigé qu’on nous emmène aux urgences le plus vite possible.

En cinq minutes, escortées de MrChéri et son père, nous y étions, cinq minutes après Mamzelle, tremblante de trouille et de douleur, était examinée par un docteur du genre débonnaire, aux faux airs d’Aldo Macione, usant de tout son humour pour tenter dérider notre jeune donzelle en détresse. Sans grand succès, à vrai dire. Mais elle a eu de la chance (dans son malheur), le service des urgences était très calme ce soir-là, le docteur a pu très vite s’occuper d’elle. Un coup de désinfectant, un peu de crème anesthésiante sur l’orteil, on a attendu qu’elle fasse effet, puis les choses sérieuses ont commencé.

La fichue écharde faisant de la résistance et menaçant de rompre et s’émietter à tout moment, le Docteur a préféré y aller petit à petit, avec une sorte de pince à épiler très fine et à bouts plats (il a laissé l’énorme clé à molette dans son tiroir, ouf). Mais impossible de choper la bestiole. Alors au bout d’une dizaine de minutes, il a appelé un infirmier à l’aide, et il y est allé franco.

Autant vous dire qu’on n’était pas trop de quatre pour maintenir ma fille. C’était juste horrible de l’entendre hurler sans savoir combien de temps ça allait durer. Moi je ne voyais pas trop ce qu’il se passait, j’étais occupée à lui tenir les mains, en lui disant de les serrer fort fort fort quand elle avait mal (elle m’a broyé les phalanges) et à lui faire faire la respiration du petit chien (oui, bon, ça va, hein, c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit à ce moment-là). MrChéri et l’infirmier lui tenaient les jambes et le pied. Et enfin, je ne saurais dire au bout de combien de temps, le docteur a réussi à extraire l’écharde. Une putain d’énorme écharde !!

(âmes sensibles s’abstenir) :

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Une fois l’objet du délit éliminé de la circulation, Mamzelle a très vite repris ses esprits, et a commencé à plaisanter avec le docteur. Celui-ci lui a raconté qu’il était également connu sous le nom de Docteur Baba, et qu’il avait écrit un petit livre pour les enfants hospitalisés : “Yuki le petit panda aux urgences“. Et après l’avoir félicité pour son courage, il lui a dédicacé un exemplaire. C’était complètement surréaliste… Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette étrange soirée de Noël !

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Holy Night

Par Shalima • 26 déc 2010 • Catégorie: À la Une, Noël21 blablas

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Ho, ho, ho

Par Shalima • 24 déc 2010 • Catégorie: À la Une, famille story, Noël14 blablas

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Et voilà, on y est… Je vous souhaite un très joyeux Noël, tout plein de douceur et de joie…

et je vous dis à très vite !

♥ ♥ ♥



Le Ciné Club des Korrigans – Chantons sous la pluie (2)

Par Shalima • 24 déc 2010 • Catégorie: À la Une, danse, famille story, le ciné club des korrigans11 blablas

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Hier, je vous racontais l’histoire de ce fabuleux film que j’adore, et qui a également subjugué mes trois Korrigans. Depuis qu’ils l’ont découvert en cours de danse, puis en intégralité à la maison, nous avons des Gene Kelly, des Donald O’Connor et des Debbie Reynolds en devenir dans le salon !

Aujourd’hui, penchons-nous sur les scènes mythiques du film, ou du moins les préférées de ma petite tribu :

Il y a tout d’abord l’incroyable prestation de Donald O’Connor, alias Cosmo, qui est à mon avis la plus réussie visuellement. Quand on pense qu’elle date de 1952, je me dis que le hip hop n’a rien inventé ! (rhooo, ça va, je plaisante). Cette scène mythique a donné lieu à de nombreuses reprises et parodies, depuis, dont les fameuses pubs pour les matelas Mérinos (les plus anciens d’entre nous s’en souviennent sûrement !)

★ Make Them Laugh ★

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Une autre scène que j’adore, c’est celle où Don prend des cours de diction, cinéma parlant oblige, et où Cosmo vient fiche le bazar… Ça se voit que Cosmo est mon personnage préféré ?

★ Moses Supposes ★

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Et puis, bien sûr, LA scène, THE scène du film, où Gene Kelly chante (et danse !) sous la pluie. Existe-t-il scène plus mythique que celle-là ? (même si depuis que j’ai vu Orange Mécanique, bizarrement, elle me fait moins d’effet ^__^)

★ Singing in the Rain ★

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Pour finir, quelques images de la grande scène finale (qui en fait la scène d’introduction du film, dans le film) (vous suivez toujours ?). Elle est un peu longue, et les Korrigans ont un peu décroché, mais moi je l’adore parce que Gene Kelly danse avec une de mes danseuses préférées, Cyd Charisse, alias THE LEGS. Inutile de vous dire que j’aurais tué pour avoir des jambes aussi magnifiques !

★ Gene Kelly & Cyd Charisse ★

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Il y a d’autres jolies scènes de danse, évidemment, mais je ne vais pas toutes vous les montrer… Sachez en tout cas que vous pouvez regarder ce film avec des enfants sans le moindre problème. Il est rythmé, très drôle, et incroyablement visuel. Mes Korrigans sont vraiment hyper fans, il faut désormais que je trouve le DVD d’urgence, car depuis que je l’ai rendu à Vava, ils me réclament Chantons sous la Pluie à cor et à cri !

Chantons sous la Pluie / Singing in the Rain
Film réalisé en 1952 par Stanley Donen et Gene Kelly
Avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor, Jean Hagen, Millard Mitchell, Cyd Charisse…



Le Ciné Club des Korrigans – Chantons sous la pluie (1)

Par Shalima • 23 déc 2010 • Catégorie: À la Une, danse, famille story, le ciné club des korrigans18 blablas

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Parce qu’il n’y a pas que l’URSSAF dans la vie, voici de quoi se changer les idées avec un petit billet que je vous prépare depuis quelques jours (et c’est l’occasion également d’étoffer une rubrique du blog qui roupille un peu, alors que je l’aime particulièrement : Le Ciné-Club des Korrigans).

Depuis toute petite, j’ai été bercée par les comédies musicales et les vieux classiques hollywoodiens. Ma mère n’était peut-être pas du genre à faire des ateliers pâtisseries ou à m’emmener au square, mais le cinéma, c’était son truc. Et quand elle ne m’y emmenait pas, j’avais droit à des séances canapé/magnétoscope très régulièrement.

Chantons sous la pluie fait partie de mes films préférés, je le connais pas cœur. Étrangement, je n’avais encore jamais pensé à le regarder avec mes Korrigans. C’est mon amie, et prof de danse, Vava qui en a eu l’idée avant moi puisque lors du dernier cours avant les vacances de Noël, elle a proposé à tous ses petits élèves une séance DVD en leur montrant les scènes les plus connues de comédies musicales mythiques, comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story, Le Magicien d’Oz, Fame, et… Chantons sous la pluie. Quand elle m’a raconté que même Miniloup était resté fasciné devant l’écran, je me suis dit que toute ma petite tribu était prête ! Je lui ai donc emprunté son DVD, et samedi soir, c’était parti pour une séance canapé/DVD, en famille !

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Chantons sous la Pluie est l’histoire de Don Lockwood (Gene Kelly) et de son fidèle acolyte Cosmo Brown (Donald O’Connor). Lorsque le film commence, nous sommes dans les années 20, Don est une immense star du cinéma muet et se rend à l’avant-première de son nouveau film, en compagnie de sa partenaire Lina Lamont (Gene Hagen). En haut des marches du Chinese Theater, une journaliste lui demande de raconter à la foule en délire comment il est parvenu à se hisser au firmament de la gloire.

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Don, sans se démonter, enjolive son passé alors que sous nos yeux apparaît la dure réalité des débuts de la vie de l’artiste : trous paumés, salles pourries, cachets ridicules, et spectateurs peu enthousiastes devant les prestations des deux amis :

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Don et Cosmo finissent par atterrir à Los Angeles, où le cinéma muet est en plein essor. Ils sont engagés comme musiciens d’ambiance sur les plateaux de tournage. Mais un jour, un des cascadeurs du film est blessé et Don le remplace au pied levé. C’est un succès, Don devient alors cascadeur sur les films de la grande star Lina Lamont, puis rapidement son partenaire officiel. Grâce à son charme et son charisme, il devient très rapidement aussi célèbre qu’elle. À l’écran, ils forment un couple très uni, mais en réalité, ils se détestent.

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Retour à notre avant-première triomphale : le film est un succès, les critiques sont dithyrambiques, toute notre petite équipe se rend alors à une grande fête donnée en leur honneur par le producteur du film. Sur le chemin, Don et Cosmo tombent en panne, Don est assailli par ses fans en délire, et en s’échappant, il tombe dans la voiture d’une jeune et jolie jeune femme, Kathy Shelden (Debbie Reynolds).

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La jeune fille prend peur devant cet inconnu tombé du ciel et au costume en lambeaux. Ne le laissant pas s’expliquer, elle s’arrête en catastrophe devant un agent de police, qui reconnait immédiatement la star. Vexée de ne pas l’avoir reconnu, Kathy ne laisse pas Don lui faire son fameux numéro de charme et s’applique à lui démontrer à quel point le cinéma est futile et vulgaire, alors qu’elle, apprentie actrice, ne rêve que de prestigieuses scènes de théâtre. Ils se quittent en moyen terme, on va dire…

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Après être rentré chez lui pour se changer, Don arrive enfin à la fête donnée par son producteur. Et là, quelle n’est pas sa surprise de tomber nez à nez avec un gâteau Kathy, qui loin d’être la grande tragédienne qu’elle prétend être, n’est en fait que danseuse de revue !

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C’est donc au tour de Don de se moquer de la jeune “actrice”. Celle-ci, de rage, lance un gâteau à la tête du bellâtre, qui l’esquive, et c’est Lina qui se retrouve copieusement entartée ! (autant vous dire qu’à ce stade du film, les Korrigans n’en peuvent plus de rire !)

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Kathy, virée sur le champ, disparaît. Don, sérieusement ébranlé par les critiques de la jeune fille, ne cesse alors de se remettre en question. Surtout que le cinéma parlant fait une entrée fracassante, Le Chanteur de Jazz est un succès phénoménal. Le studio décide alors de passer au parlant lui-aussi en tournant avec ce procédé une n-ième romance historique Lamont-Lockwood. Problème : Lina est non seulement une ravissante idiote, mais elle a également une voix de crécelle.

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La projection test de ce nouveau film est une catastrophe tant la prestation de Lina est ridicule. Entre temps, Don a retrouvé Kathy, ils sont tombés amoureux, et Cosmo a une idée de génie pour sauver le film : Kathy va doubler la voix de l’horripilante Lina, et en insérant ici et là quelques scènes de danse, l’historique navet se trouvera transformé en fabuleuse comédie musicale !

Nous assistons alors à des scènes chantées et dansées à couper le souffle. Mais comme ce billet est déjà très long, je vous propose de revenir demain pour découvrir ensemble (ou savourer de nouveau) ces petits bijoux chorégraphiques !

à suivre…



Régime auto-entrepreneur : comment l’URSSAF m’a tueR

Par Shalima • 21 déc 2010 • Catégorie: À la Une, c'est moche119 blablas

Attention, aujourd’hui billet coup de gueule à forte teneur en termes incompréhensibles et mesquineries administratives… vous êtes prévenus !

On m’avait pourtant mise en garde : se lancer à son compte, c’est bien, mais gérer les tracas administratifs, c’est l’enfer. Mais moi, voyez-vous, je me croyais plus maline que tout le monde. J’avais opté pour le régime le plus simple qui soit (auto-entrepreneur), et je ne comptais gruger personne. Il me suffisait donc simplement, pensais-je, de déclarer mon chiffre d’affaire tous les 3 mois, et de payer mes 21% de cotisations rubis sur l’ongle, et je serai tranquille. HaHaHa, la bonne blague. Quelle naïve petite couillonne j’étais. Parce que évidemment, ça ne s’est pas du tout passé de la sorte. Et au bout de deux années d’activité, je me retrouve dans une merde pas possible.

Je vous raconte ?

Tout a commencé en octobre 2008, quand mon congé parental s’est terminé. Comme j’avais été licenciée économique l’année précédente, je me suis inscrite direct au chômage. A cette époque, grâce à mon blog, j’avais déjà des projets rédactionnels sur le feu, qui m’étaient alors payés en droits d’auteur et que je déclarais simplement aux impôts. Mais ça devenait de plus en plus compliqué à gérer, et on me proposait de nouveaux contrats. Vu le marché de l’emploi, l’idée de me lancer en free-lance a donc germé et je me suis dirigée vers la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de Vannes. Là on m’a conseillé d’attendre le début de l’année 2009, car un nouveau statut allait voir le jour, auto-entrepreneur, qui allait tout simplifier et qui était particulièrement adapté à mon cas. En effet, ne payer de cotisations qu’en fonction de ce qu’on gagne, c’est l’idéal pour se lancer, et tester son activité. Compatible avec le chômage, pas d’inscription au registre du commerce, dispensée de TVA, comptabilité simplifiée (et ouais, pas besoin d’être diplômé en DCG pour comprendre tout ca). L’idéal, je vous dis !

Alors j’ai attendu quelques mois, et le 1er février 2009, je me suis lancée. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps, mes premiers contrats étaient effectifs, et pour me faire payer, j’avais besoin d’un numéro SIRET pour émettre des factures en bonne et due forme. Très rapidement, j’ai pu me rémunérer, j’ai donc voulu sortir du dispositif chômage. Pour ça, là encore c’était magique, il me suffisait de demander l’ACRE. On me payait la totalité de mes indemnités chômage en deux fois, et je les employais comme bon me semble : je pouvais investir dans du matériel ou garder les sous pour compléter mes revenus les mois où je ne facturais pas suffisamment.

Mais bien évidemment, c’était trop beau pour être vrai. Parce que les huiles qui ont pondu ce magnifique dispositif n’avaient pas prévu le cas auto-entrepreneur + ACRE. Très vite, ils se sont fait tirer les oreilles et ont planché pour réparer cet oubli. Et le 1er mai 2009, ayé, un joli décret est sorti : on pouvait être auto-entrepreneur et bénéficier de l’ACRE. Ouf.

Sauf que, BIEN SÛR, un décret n’est PAS retro-actif. Ces messieurs hauts placés ont fait une boulette ? C’est pas grave, hein. Mais comment ça se passe si tu es devenu auto-entrepreneur avant le 1er mai 2009, comme moi ? Bah tu l’as dans l’os. Bien profond.

Bien évidemment, tout le monde navigant à vue, PERSONNE n’a pu m’avertir de cette faille dans le système. C’est quand j’ai fait ma première déclaration de chiffre d’affaire en juillet 2009 que je me suis pris la mauvaise nouvelle en pleine gueule. Que faire alors, vers qui me retourner ? Bah personne, puisque personne n’y comprend rien.

J’ai réussi quand même à trouver un interlocuteur à l’URSSAF. Qui m’a rassurée : mon statut auto-entrepreneur était suspendu le temps de l’ACRE (2 ans), et je basculais dans le régime général, en micro-simplifié. Pour moi, ça ne voulait rien dire, mais visiblement, ça n’allait pas changer grand chose. Juste que je ne devais plus déclarer mon chiffre d’affaire par internet, mais par formulaire que l’URSSAF m’enverrait directement chaque trimestre. Et j’allais payer un forfait (pas très élevé) la première année et on régulariserait tout ça la deuxième année. Et grâce à l’ACRE, j’étais exonérée d’une partie des charges sociales.

Parfait, me suis-je dit. Comme je ne payais pas grand chose par trimestre, j’ai mis de côté 25% de mon chiffre d’affaire de côté chaque mois, bien consciencieusement, attendant la future régularisation.

Tout ça a parfaitement fonctionné jusqu’au milieu de l’année 2010. Je déclarais, je payais, parfait.

Sauf que cet été, bizarrement, je n’ai pas reçu de formulaire. J’étais au taquet niveau boulot, alors j’ai laissé passer la date. Et à la rentrée, toujours rien. Comme à côté de ça, je n’étais toujours pas reconnue au RSI (la sécu des indépendants) malgré mes nombreuses relances, début septembre, j’ai fait appel à un comptable pour faire le point sur ma situation. Je sentais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait.

Avec mon comptable, on a donc relancé l’URSSAF, en leur signalant par courrier qu’il y avait manifestement des irrégularités dans mon dossier. On a même calculé les cotisations que j’étais sensée payer en fonction de mon chiffre d’affaire, et j’ai envoyé de mon propre chef les régularisations pour l’année 2009 et le premier semestre 2010.

L’URSSAF a encaissé les chèques, et n’a jamais répondu à nos courriers.

Au contraire, l’URSSAF m’a envoyé en octobre une demande de cotisation sur le 4ème trimestre 2010. Alors qu’en tant qu’auto-entrepreneur, je ne suis sensée payer qu’en fonction de ce que j’ai encaissé, je n’ai rien à avancer. En plus le montant demandé était tout simplement délirant, il ne correspondait en rien à ce que j’ai l’habitude de facturer/déclarer/payer.

Là, mon comptable a commencé à voir rouge. Deuxième courrier refaisant le point sur la situation, et indiquant qu’en aucun cas je ne devais payer le 4ème trimestre alors qu’il n’était pas encore écoulé. En revanche, j’ai payé le 3ème trimestre (qui ne m’avait pourtant pas été demandé).

Fidèle à ses habitudes, L’URSSAF a encaissé mon chèque, et n’a pas répondu à notre courrier. Mais a préféré m’envoyer dans la foulée une mise en demeure de payer le 4ème trimestre avec une majoration de 10% comme pénalité de retard.

1800€ à sortir de ma poche alors que j’avais déjà payé toutes mes cotisations ! Ils me prennent pour qui ? Rockfeller ???

(A ce niveau du récit, j’imagine que j’ai perdu tout le monde ? Rassurez-vous, moi non plus je n’y comprends plus rien)

Nous voilà donc en décembre 2010, dans une situation kafkaïenne, où l’URSSAF encaisse mes chèques mais ne répond pas à mes courriers, et me demande toujours plus de fric. Ils sont bien évidemment injoignables au téléphone. Si je paye, c’est que j’accepte qu’on m’ait changé de statut sans me prévenir. Si je ne paye pas, je me retrouve les huissiers au cul.

Panique à bord, humeur de dogue allemand pittbull enragé, insomnies garanties, ulcère en voie de développement… Je vous laisse imaginer l’ambiance à la fête dans ma petite maisonnée.

Mon comptable finit par joindre quelqu’un, ce matin (à 3 jours de la date butoir)

Et là, je tombe de ma chaise. En effet, à cause de cette histoire d’ACRE et de décret non rétro-actif, je ne suis PLUS auto-entrepreneur, mais considérée comme travailleur indépendant pour les années 2009 et 2010. Adieu le micro-simplifié dont on m’a parlé en juillet 2009. Et ça a des conséquences inattendues : je suis dans l’obligation de fournir un BILAN comptable pour ces deux années. Ah ça, on est loin de la comptabilité simplifiée du postulat de départ.

Alors la “bonne” nouvelle, c’est que mon dossier et ma mise en demeure sont bloqués et que pour l’instant je n’ai rien à payer tant qu’ils n’ont pas fait le point.

La mauvaise, c’est que je ne sais pas du tout à quelle sauce je vais être mangée. Parce que les taux de cotisation d’un travailleur indépendant n’ont rien à voir avec ceux d’un auto-entrepreneur. Si je suis taxée à 40%, mon activité n’est plus viable. D’ici à ce qu’on me réclame la TVA ou une belle taxe professionnelle, et je n’ai plus qu’à mettre la clé sous la porte.

Moralité de l’histoire ? Être honnête ne paye pas. Ça on le savait, mais quand même. Vouloir bosser non plus. Si j’avais travaillé au black pendant six mois, ou si j’étais restée au chômage, je n’en serais pas là. J’aurais profité du système en toute impunité. Ça me déglingue. J’ai monté mon truc toute seule comme une grande, j’ai bossé comme une folle pendant deux ans, je me démerde, quoi, sans rien devoir à personne. Tout ça pour rien ? A cause d’un mauvais timing ? Ou d’un système qui ne se comprend pas lui-même ? Je suis vraiment dégoutée.

La suite de ma folle aventure >>