Dès que j’ai vu les photos de la dernière campagne Gérard Darel, j’ai su… ce pull Marilyn, je le voulais, il me le fallait. Vieille réminiscence d’une des (nombreuses) idôles de mon adolescence, souvenir encore vivace de ce film avec Yves Montand que j’avais adoré, et de cette chanson… My Hearts belong to Daddy.
Et puis, juste avant de foncer dans une boutique Darel ventre à terre, écume au bord des lèvres et carte bleue en ébullition, je me suis rappelé…
Il ne m’aura pas fallu longtemps pour me décider… Je n’ai braqué aucun opticien grenoblois, je n’ai harcelé aucun MrChéri, à peine si j’ai envoyé un tout petit mail de rien du tout à mon papa. Qui m’a dit qu’il y avait peu de chance que ses collègues retrouvent un modèle datant de plusieurs saisons. Gasp.
Alors je suis retournée zyeuter sur ebay, encore, et encore…
Bon, je sais que cela ne se fait absolument pas de crier sur tous les toits de la toile mondiale qu’aujourd’hui, youhou, c’est ma fête, les copains ! Mais figurez-vous que ce soir, je me sens un peu comme une âme en peine, là, toute seule, derrière mon ordi. MrChéri est parti en séminaire pendant deux jours, j’ai couché tant bien que mal des Korrigans aussi surexcités que crevés après un dîner plutôt rock’n roll, et je m’apprête à me consoler de mon triste sort de maman abandonnée en regardant un épisode de Gossip Girl…
Vous croyez être une âme un peu trop sensible, lisez donc ce que j’ai écrit l’été dernier sur le blog de Fresh’n’Fashion !
« Pendant les vacances, un jour où il pleuvait encore plus que d’habitude, nous sommes allés au cinéma, en famille, voir le dernier opus des productions Disney : Toy Story 3. Grande fan de Woody, Buzz et toute la clique, je connais quasi par cœur les deux premiers épisodes, j’étais donc vraiment super impatiente de les retrouver sur grand écran. Résultat, je ne me suis pas méfiée plus que ça, et à ma grande surprise j’ai fini la séance en larmes, à renifler bruyamment tout en cherchant désespérément un mouchoir dans mon sac… »
J’ai beau être une fille qui aime vivre au grand air, j’avoue que j’apprécie également tout particulièrement de pouvoir m’échapper de temps à autre à Paris (ce qui arrive finalement tous les mois, mois et demi). En général, c’est pour du boulot, ou pour le blog, mais c’est aussi l’occasion de voir les copines, faire un peu les magasins, et flâner (au pas de course) dans les belles rues de notre belle capitale. Si en plus cette petite escapade comporte un spectacle ou une expo, c’est la cerise sur le gâteau ! Parce que Vannes, la mer, la campagne, j’adore, mais niveau vie culturelle, hein, voilà, quoi, je reste un peu sur ma faim…
Tous les vendredis soir, Mamzelle et moi prenons nos cours de danse classique au conservatoire. Les deux cours s’enchaînent, nous restons donc toutes les deux sur place. Pendant que Mamzelle danse, je bosse un peu, ou plus souvent je glandouille avec mon iPhone greffé à la main dans un fauteuil moelleux. Puis vient mon tour, et pendant ce temps-là, Mamzelle fait ses devoirs et mange un petit pique-nique dans le grand hall. Une fois qu’elle a terminé, elle vient me rejoindre dans la salle de danse, et assiste à la fin de mon cours.
Une organisation bien rodée qui se répète sans accroc, semaine après semaine…
Comme l’année dernière à la même époque, nous sommes retournés nous balader à la chapelle Notre Dame de Burgo. Si la lumière était bien moins jolie que la dernière fois, les sous-bois étaient envahis de champignons, tous plus beaux les uns que les autres, et les couleurs, plus froides, ne manquaient pas non plus de charme… Une belle occasion de dégainer mon appareil photos et de ramper dans les feuilles, comme une gamine, pour traquer l’amanite et la flasher de près.
Hier soir, après nos deux cours de danse classique, Mamzelle et moi avons assisté un peu par hasard à un spectacle vraiment chouette. A vrai dire, si notre pianiste et Zaz n’avaient pas insisté pour que nous les accompagnions, je pense que nous serions complètement passées à côté de ce petit bijou musical.
Les Bons Becs, ce sont cinq musiciens hyper talentueux, qui dans la vraie vie collectionnent les médailles de conservatoire à ne plus savoir qu’en faire, et qui sur scène nous font faire le tour du monde…