Archives de la catégorie ‘chuis crevée’

Périple et péripéties

Par Shalima • 27 déc 2009 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, chuis crevée, famille story, Noël17 blablas

clermont ferrand sous les nuages
(Clermont Ferrand sous les nuages, le 24/12 au trop petit matin)

La famille de MrChéri habitant majoritairement la région parisienne et la mienne étant plutôt établie dans la moitié sud de la France, nous avons opté dès le début de notre histoire commune pour une répartition des fêtes de fin d’année aussi diplomatique qu’équitable : une année avec les uns, l’autre année avec les autres.

Tous les deux ans, donc, nous fêtons Noël de mon côté, avec mes parents, mes deux frères, mais aussi mon oncle et ma tante, mes trois cousines, leurs maris et leurs enfants. Soit à ce jour vingt trois personnes qu’il faut bien caser quelque part. Il y a deux ans, nous avions loué un gigantesque gîte en Centre Bretagne, cette année, ma cousine étant enceinte jusqu’aux oreilles de son troisième enfant, nous avons décidé de tous nous retrouver en Auvergne pour lui éviter de trop longs trajets. Le gîte choisi et réservé semblait idéal : un peu paumé dans la pampa auvergnate, mais pas trop, il pouvait tous nous accueillir sous le même toit et disposait d’une grande salle commune.

Sauf que trois jours avant de débarquer en force, le propriétaire du gîte n’a rien trouvé de mieux que d’annuler notre séjour. Motif : le grand froid de la semaine précédente avait gelé les installations sanitaires. Ah. C’est pas comme si ce genre de température était inhabituel dans cette région mais bon, devant le fait accompli, que faire à part écumer les autres gîtes du coin pour essayer de nous reloger ? A trois jours de Noël, ce n’était pas une mince affaire, je nous voyais déjà annuler nos retrouvailles et passer un réveillon en comité restreint dans mon salon.

En effet, nous n’avons trouvé aucun gîte disponible. Finalement, mon oncle et ma tante ont proposé de tous nous accueillir pour les repas dans leur grande maison sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, et en réquisitionnant leurs copains à droite et à gauche, chacun a pu trouver un endroit pour dormir. Nous avons donc tous débarqué mercredi soir, tout contents de nous retrouver.

N’allez pourtant pas croire que nous étions sortis d’affaire… non, non, non. C’était sans compter sur une attaque foudroyante de microbes en tout genre. Dès le matin du 24 décembre, après une nuit en pointillés, rythmée par les quintes de toux et les pleurs d’enfants, nous sommes partis en urgence chez le pédiatre du coin. En 5 minutes montre en mains, les diagnostics étaient posés : angines pour Mamzelle et Petitou, et bronchite carabinée pour notre Miniloup. Vu qu’il toussait à s’en décoller la plèvre, on était plutôt soulagés d’avoir échappé à la grippe A.

Malgré tout, à grand renfort d’antibios et de sirop antitussif, nous avons passé un excellent séjour en Auvergne. Les Korrigans ont été gâtés comme il se doit, et leurs parents aussi. Nous avons ri, nous avons bien mangé. Trois belles journées qui sont finalement passées à la vitesse de la lumière. Nous voilà déjà de retour en Bretagne… prêts à repartir pour fêter le passage en 2010 ! Un réveillon de la Saint Sylvestre dans les Landes chez des copains, 76 invités dont un bon tiers d’enfants.

C’est qu’on ne change pas une formule qui gagne. Qui a dit que les vacances c’est fatigant, déjà ?



Papillotes et compagnie

Par Shalima • 4 déc 2009 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, j'ai testé, Saint-Malo13 blablas

entrée des thermes marins de Saint Malo

Parmi les différents soins proposés pendant ma cure aux thermes marins de St Malo, la papillote tient une place non négligeable… il ne se passe pas une journée sans que je me retrouve emballée dans du film alimentaire et assaisonnée avec toutes sortes d’algues ou boues marines différentes.

Bon, c’est vrai, c’est verdâtre, gluant et ça ne sent pas très bon, mais personnellement, vu que je ne suis pas claustrophobe et que mariner tranquillou bien au chaud pendant de longues minutes ne me gêne pas le moins du monde, c’est un de mes soins préférés (avec les affusions manuelles, les bains à jets, la douche circulatoire… OK, OK, j’avoue, j’aime tout !). Il faut tout de même avouer que le plus agréable, ce n’est pas forcément pendant, c’est surtout après : une fois rincée-séchée, la peau est vraiment toute douce, et tu te sens boostée comme jamais.

Mais ici ce sont des petits malins, ils ont inventé le concept qui te fait oublier tous les inconvénients de l’algue, en créant un mix aussi improbable que génial : la papillote façon omelette norvégienne (soin amincissant chaud / froid en français sur la carte). Imaginez… on vous badigeonne le haut du corps avec de la boue auto-chauffante qui crépite, et le bas du corps avec un onguent réfrigérant à base de caféine et de menthe. On vous emballe bien proprement, on vous colle sous une épaisse couette chauffante, et là, on vous dégaine l’arme ultime : un long modelage du crâne suivi d’un divin massage des pieds. Obligé, plus jamais tu ne verras la papillote aux algues de la même façon. C’est bien simple, sur la vie de ma mère, ce soin est le plus mortellement planant que j’aie jamais fait.

C’est bien ça le problème… après une semaine ici à me faire papouiller dans les règles de l’art, il faut vraiment que je me retienne de ne pas virer de bord et de demander en mariage toutes les demoiselles aux mains magiques que j’ai pu croiser… Pour sauver mon couple et ma vie de famille, il n’y a pas 36 solutions… il faut que MrChéri entame une reconversion dans la thalassothérapie, nom de nom !!



J’ai mis les voiles !

Par Shalima • 30 nov 2009 • Catégorie: À la Une, blog story, chuis crevée, j'ai testé38 blablas

derrière ma fenêtre, la baie de stmalo

Eh oui, j’ai lâchement abandonné homme et enfants, et j’ai pris le large, pour une petite semaine dans la cité corsaire… une semaine invitée par les thermes marins de Saint-Malo pour faire le plein d’iode, recharger les batteries, et essayer de perdre un peu du poids pris ces derniers mois.

(ce blog m’aura apporté beaucoup et fait faire des choses assez incroyables, mais là, j’avoue, c’est quand même le top)

Au programme, de la gastronomie diététique, un chouïa de sport, des soins thalasso en veux-tu, en voilà, du grand air et surtout… du REPOS !

On peut dire que cette cure tombe vraiment à point nommé, non  ? En tout cas, ce matin ça a commencé fort. Réveillée par le bruit des vagues et de la tempête qui fait rage depuis hier, j’ai eu du mal à quitter l’énooorme lit moelleux qui sera le mien jusqu’à samedi prochain… 7h30, c’est un peu tôt pour des vacances, non ?

Mais heureusement, un sympathique petit déjeuner m’attendait derrière la grande verrière donnant sur la plage. Et entre une tasse de thé et un jus d’orange fraîchement pressé, je me suis découvert une nouvelle passion pour le pain aux algues. Mais non, ne faites pas cette tête, avec une lichette de beurre salé, c’est absolument sublime.

(mince, j’ai perdu la moitié de mon lectorat, là)

Après, direction mon peignoir et mes tongs, et en route pour le dédale de la thalasso. Avec mon légendaire sens de l’orientation, et malgré les panneaux disposés tous les 4 mètres, je me suis perdue une bonne dizaine de fois. Mais les personnes qui travaillent ici ont une patience à toute épreuve, elles ont su me remettre dans le droit chemin, avec le sourire. J’ai papoté un peu trop longtemps avec le nutritionniste, adepte de Zermati et passionnant, et raté un soin… Aucun souci, mon planning a été entièrement réaménagé (oui, c’est dingue, personne ne m’a grondée !). Le maître mot qui règne ici c’est gentillesse, ça fait un bien fou, vous n’imaginez pas à quel point !

Toute la matinée, j’ai trempoté avec délectation, blobloté à qui mieux mieux, joué à la papillote géante, bref je me suis régalée… de retour dans ma chambre, la tempête était plus déchaînée que jamais, et moi, face à une mer démontée et sublime, je me suis sentie aussi énergique qu’un vieux poulpe neurasthénique. Je crois que je vais aller faire une petite sieste, là. C’est que c’est fatigant de se faire papouiller dans l’eau salé !

avis de tempête à st malo

A demain !



Bazarland

Par Shalima • 20 nov 2009 • Catégorie: À la Une, bazar, c'est pas un zoo ici, chuis crevée, famille story16 blablas

Deux enfants malades, coincés à domicile et qui s’occupent comme ils le peuvent, une maman qui n’en fiche pas une ramée et un papa un peu débordé mais qui tente ville que vaille de résister, voilà ce que ça donne, en cette fin de semaine un peu particulière :

+ Miniloup s’en donne à coeur joie dans la salle de jeux / chambre d’amis :

bazar

bazar02

+ Tandis que Petitou laisse libre cours à sa créativité !

kapla-zoo-land by Petitou

+ Quant à moi, je vous fais grâce de l’état de mon bureau / table de salle à manger. Allez plutôt voir du côté de mes bricobidules, j’ai taquiné de la machine à coudre…

Allez, courage, c’est bientôt le week-end !



La possibilité d’un scanner

Par Shalima • 19 nov 2009 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, chuis crevée29 blablas

traumatisme cranien - urgences

Où l’on va reparler de ma vilaine bosse, si vous le voulez bien…

Bosse qui tendait à se résorber bien comme il faut, après ma visite chez le doc lundi soir. Mardi, on pouvait même penser que c’était de l’histoire ancienne : je ne ressentais plus qu’une légère douleur localisée, et les médocs pour booster ma tension étaient bougrement efficaces. Du coup, comme j’avais quelques articles à rendre, j’ai bien travaillé, toute la journée et une partie de la soirée.

Sauf que j’ai sans doute travaillé un peu trop, car en me réveillant mercredi matin, j’avais l’impression de rejouer la scène finale de Twister, ce monumental nanar climatique dédié aux tornades. Pour tout dire, j’étais dans l’œil du cyclone, debout, assise ou allongée, ça tanguait sévère. J’ai attendu un peu que ça se calme, mais comme au contraire, ça avait tendance à empirer, j’ai appelé à la rescousse MrChéri qui bossait à l’autre bout de la Bretagne, puis mon docteur qui m’a prescrit illico une petite visite aux urgences et un scanner, au cas où.

Deux petites heures ont tout de même été nécessaires pour que MrChéri revienne dans le coin et que l’on case les Korrigans chez des copains compatissants (merci à vous !). A 14 heures, j’ai débarqué, fraîche comme un flétan flétri en fin de vie, aux urgences, prête à affronter un McDreamy au sommet de sa forme (j’étais trop vieille pour me faire ausculter par le Dr Ross, et je le regrette bien).

Alors aux urgences, c’est assez fun, à peine tu poses un pied à l’accueil qu’on te colle sur un brancard, même que tu as le droit de mettre tes chaussures sur les draps. La dame de l’accueil avait un masque anti-grippe tout plein de pois multicolores comme sur le blog de ma copine Prune, parce que les masques blancs elle trouve ça vraiment trop déprimant. Elle nous a même dit de repasser la semaine prochaine, elle n’allait pas tarder à recevoir des modèles spécial Noël… Mais je n’ai pas eu le temps d’essayer d’imaginer à quoi pouvait ressembler un masque anti-grippe de Noël, que le neurologue m’embarquait déjà pour tout un tas d’examen. Et là, ce n’était plus très drôle, déjà parce qu’il ressemblait plus à un Enrico Macias dopé aux anabolisants qu’à Patrick Dempsey, ensuite parce qu’une fois que l’infirmière m’a fait passer une blouse avec ouverture ergonomique sur le tutu, il m’a fait me balader pieds nus sur le lino et les yeux fermés, à tourner à gauche, virer à droite, toucher mon nez avec le doigt comme la dernière des saoulardes du quartier. Le glamour, ce sera pour une autre fois.

Après quelques prises de sang, un électro-cardiogramme correct et un constat que ma tension se plaisait bien au ras des pâquerettes, mon McDreamy à la sauce bretonne a estimé que je n’avais aucune séquelle neurologique suite à mon roulé-boulé sur le carrelage. Il m’a exemptée de scanner et j’ai été relâchée.

Avec ordre de me REPOSER pour que ma tension arrête enfin de faire le yoyo.

Ce que je me suis empressée de faire, vous me connaissez… je suis juste allée applaudir ma fille qui dansait hier soir sur scène, et aujourd’hui je suis seulement allée faire l’andouille devant la caméra dans un truc d’entrepreneurs très sérieux à Nantes. Mais j’ai décliné une invitation à aller picoler avec des copines dans un bar lounge, et je n’ai regardé aucun match de foot. Je crois même que je vais aller me coucher tôt ce soir.

C’est en bonne voie, non ?



Boum (badaboum)

Par Shalima • 16 nov 2009 • Catégorie: À la Une, c'est moche, carnet de santé, chuis crevée, famille story47 blablas

boum (badaboum)

Il m’est arrivé un truc drôlement pas cool, dans la nuit de samedi à dimanche. J’ai flirté d’un peu trop près avec le carrelage et me voilà pourvue d’une belle bosse à l’arrière du crâne, accompagnée d’une cohorte d’étoiles clignotantes devant les yeux. Comme dans les bandes dessinées.

Pourtant la soirée avait bien commencé. Petitou bien remis de sa maladie, la petite famille au grand complet s’est retrouvée autour de la table pour un dîner sans prétention. Une fois les Korrigans couchés, MrChéri a regardé le match de foot d’un œil, tandis que de mon côté, je me tapais quelques épisodes de la première saison de Californication. Un samedi soir banal et tranquille, en quelque sorte.

Un peu avant minuit, je me suis couchée, j’avais un peu mal au ventre, mais sans plus. Par contre quand je me suis réveillée, tremblante et en sueur vers 2h du matin, c’était une tout autre histoire. Il a bien fallu me rendre à l’évidence : mon fiston m’avait refilé sa fichue gastro.

Ensuite, je ne sais pas trop ce qui s’est passé. J’ai voulu sortir des toilettes pour retourner me coucher, et pfuit, sans savoir comment, un instant après je me suis retrouvée allongée au milieu du salon, tétanisée sur le carrelage, MrChéri au dessus de moi, l’air super inquiet, me tenant la main. Et la douleur a commencé à poindre, petit à petit, derrière ma tête.

J’ai compris alors que j’étais tombée dans les pommes (sans les pommes pour amortir, et c’est bien dommage), en réveillant, au passage, toute la maisonnée. Je ne sais pas de quelle hauteur je suis tombée (je ne suis pas bien grande de toute manière), si j’étais debout ou à genoux au moment du malaise, mais je peux vous dire que notre carrelage, c’est du costaud, et que contrairement à ce que l’on dit, ma caboche n’est pas si dure que ça.

Au final, si cette gastro fulgurante n’a finalement pas duré plus de 6 heures, ça fait deux jours que je me traîne comme une mamie, avec la tête qui tourne, et une tension qui joue au yoyo. Deux jours que je passe mon temps au fond du lit, à tater ma bosse mutante avec circonspection, et à gober du paracétamol par paquet de douze. J’en ai perdu l’apétit. Même le chocolat ne me fait pas envie. C’est dire si la situation est critique !

(C’est bête, j’avais prévu un petit concours pour les enfants hier aprem… on remet ça à demain, si vous le voulez bien ?)

Edit de 19h : pour rassurer celles qui s’inquiétaient dans les coms, une petite précision : je sors de chez le médecin, plus de peur que de mal. Mais je reste sous surveillance pendant encore quelques jours, et au moindre coup de mou (mal de tête plus intense ou trouble de la concentration), j’ai une ordonnance pour passer un scanner. Et comme j’ai une tension de femmelette (c’est ce qui a causé mon malaise), j’ai droit à un traitement de cheval pour me rebooster un peu. Vala !



Chronique d’un jour très férié

Par Shalima • 11 nov 2009 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, famille story22 blablas

gauffres dorées pour goûter férié

Un jour férié qui tombe un mercredi ? Non mais attendez, c’est doublement la fête, là ! Pour célébrer ce bel évènement, j’ai donc décidé unilatéralement avec moi même, qu’aujourd’hui, j’allais glander. Mais vraiment glander, hein.

Au programme, une bonne grasse mat’ mit boules Quiès pour mettre toutes les chances de mon côté, et un reste de matinée à bouquiner bien au chaud sous la couette. Ma petite famille ne s’est pas foulée non plus avec une bonne dose de dessins animés suivie de parties de Uno et de Pirates Code endiablées jusqu’à midi bien tapé.

Ensuite, la tentation était grande de bruncher à l’arrache sur un coin de table, mais nous n’avons pas zappé le déjeuner familial. MrChéri a dégainé son plat favori, un bon cassoulet gersois, du genre bien roboratif et qui t’embaume la baraque, et c’est à grand coup de confit de canard et de haricots tarbais parfumés que nous avons lutté tous ensemble contre le blues du mois de novembre. La méthode a beau être radicale, elle n’en reste pas moins bougrement efficace.

J’avais également décidé de déconnecter complètement de la journée. Alors plutôt que de surfer sur mes blogs préférés ou de bidouiller le mien en me buvant un petit cappuccino, j’ai sorti ma machine à coudre et je me suis attelée à la confection d’un burnous de bain rose fushia pour ma grande fille qui jalousait ceux de ses petits frères. Je pensais juste m’avancer un peu avant le prochain cours de couture, à peine une heure avant d’aller prendre l’air, mais le temps était tellement abominable que les Korrigans ont préféré préparer des gaufres avec leur papa et inviter quelques copains à venir jouer et goûter. Du coup, j’ai terminé le burnous… et mangé quelques gaufres en buvant du thé, affalée sur mon canapé, en compagnie d’une copine. C’est pas de la fin de journée de rêve, ça ?

Malgré tout, la tentation d’allumer l’ordi était trop forte… accro un jour, camée toujours ! J’ai quand même attendu qu’il fasse nuit noire, et puis j’ai blogué, un peu, du côté de mes bricolages. Pfiou, ça m’a épuisé cette affaire, je crois que je vais retourner me lover sur le canap’ et regarder un bon film en faisant le nem dans mon plaid polaire…

Chouette programme, non ?