
Tiens, si on parlait d’un sujet qui fâche aujourd’hui ? Ce sera bien raccord avec mon humeur actuelle, et avec le temps pourri qui nous tombe dessus depuis quelques jours.
Après tout, je vous avais promis de vous donner des nouvelles de mes soucis d’URSSAF, et depuis mon précédent billet, en décembre dernier, les choses ont un peu évolué. Un peu. Mais elles ne sont pas non plus réglées, faut pas rêver.
On en était donc que j’avais reçu une mise en demeure de payer des sommes que je pensais avoir déjà acquitté, et que j’apprenais par la même occasion que je n’avais jamais été auto-entrepreneur, comme je le croyais depuis le début, mais travailleur indépendant (tous les détails, là)
Suite à cette mise en demeure, après moult coups de fils, mon comptable a réussi à stopper la procédure et à obtenir que mon dossier soit intégralement revu. Avantage de la situation, nous avons désormais un interlocuteur unique et identifié à qui j’ai envoyé toutes les pièces et historiques (précédents courriers, paiements déjà effectués, déclarations de chiffre d’affaire) que je possédais.
Au mois de février, j’ai reçu un courrier comme quoi j’étais enfin considérée comme auto-entrepreneur à partir du 1er février 2010. Décision rétroactive sans doute motivée par “l’oubli” de l’URSSAF de m’envoyer le formulaire adéquat l’année dernière (oubli qui a causé les soucis que l’on connaît). J’ai même reçu, pour la première fois en deux ans un courrier des impôts, preuve qu’enfin, ayé, ils avaient connaissance de mon existence.
Tout roulait, quoi, doucement mais sûrement. Il ne me restait plus qu’à attendre de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, c’est à dire à combien la régulation de cotisation 2010 allait s’élever.
La douloureuse est arrivée lundi matin. 20,1% du montant de mon chiffre d’affaire, normal. Assortie d’une belle majoration de 10% pour “retard de paiement”. Sans aucune prise en compte des paiements déjà effectués. Et je suis sommée de payer SOUS HUIT JOURS.
Comment vous dire que là je me suis décomposée direct, mais qu’en même temps une certaine lassitude a commencé à m’envahir.
À quoi ça sert qu’ils encaissent mes chèques sans que cela apparaisse dans mon dossier par la suite ?
Sans parler de ces putain de pénalités, dans le genre abusif, là c’est le pompon. C’est quand même moi qui leur envoie courrier sur courrier depuis 6 mois pour leur signaler qu’il y a un souci dans mon dossier. Sans qu’ils daignent jamais me répondre. À part pour me coller des majorations. Tu m’étonnes qu’il y a un souci ! À se demander s’il n’y a pas des dossiers parallèles à mon nom qui se baladent comme des petits fantômes dans les couloirs de l’URSSAF…
Résultat, hop, comptable, hop, énième coup de fil, hop, encore un temps fou perdu et de l’énergie gâchée… Sans déconner, tout ça m’épuise. Je savais que la vie d’une Free Lance n’était pas un long fleuve tranquille, que c’est peu ou prou le lot de chaque créateur d’entreprise, mais là, clairement, j’en ai ras le bol.