On y a droit tous les deux ans, à peu près à la même époque. Mamzelle semble réglée comme du papier à musique. Il y a eu le purpura rhumatoïde avec béquilles à la clé, un mois avant le concours de danse, en février il y a quatre ans. Il y a eu l’entorse du genou, un mois et demi avant le concours de danse again, deux ans après. Et là, cette année, dernier cours de sport de la semaine, petit match de handball, une passe, et paf, la main droite retournée.
Cette semaine, on a joué avec la Marjoliemaman family, j’ai été joliment gâtée, il y a eu des sacs de noeuds, un restaurant chinois…
Quand, il y a quatre ans, nous avons accepté le passage anticipé en CE1 de Petitou, zappant au passage la case CP, je me souviens très bien de la première chose à laquelle j’ai pensé. Je savais que tout irait bien au primaire, ce n’était pas ça qui me faisait peur. Non, ce qui m’effrayait, en nous projetant dans le futur, c’était d’imaginer mon Petitou à dix ans à peine, un mètre trente au garrot, rentrer au collège avec un an d’avance, entouré de grands balèzes de troisièmes avec du poil au menton et fumant en cachette dans les toilettes…
C’est Mamzelle qui m’en a fait la réflexion, l’autre jour.
« Tu es dans ta période bleue, maman, ou quoi ? »
Fichtre de diantre, en effet, cette petite a drôlement le sens de l’observation !
Avant dernière étape de notre trip néozélandais, nous quittons les Terres du Milieu, et nous retrouvons un décor un peu plus urbain.
Napier est une ville que je ne voulais pas louper, folledingue d’architecture Art Déco que je suis. Je n’ai pas été déçue, cette ville bien que très calme en ce milieu de semaine était absolument charmante. Entièrement détruite par un tremblement de terre en 1931, elle a été reconstruite dans le style de l’époque, sur d’anciennes terres immergées. Le joli front de mer, les petites rues commerçantes, les façades pastels travaillées semblent tout droit sortis des années 30. Ici on vit, on respire Art Déco.
Le planning d’une famille de cinq personnes, surtout quand chacune a une ou plusieurs activités, n’est jamais un long fleuve tranquille. Si on rajoute à cela les années qui se suivent mais ne se ressemblent pas, cela donne un joli Tétris mental à chaque rentrée pour tout mettre en place.
L’année dernière, c’était un peu la folie, on en avait quasiment tous les soirs, et un peu le week-end, on a fini l’année sur les rotules. Cette année, on a toujours autant d’activités (et même un peu plus : un cours de danse supplémentaire pour Mamzelle, et un cours de batterie pour Petitou), mais cela se concentre de façon totalement différente.