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Famille story

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Depuis toute petite, j’ai été bercée par les comédies musicales et les vieux classiques hollywoodiens. Ma mère n’était peut-être pas du genre à faire des ateliers pâtisseries ou à m’emmener au square, mais le cinéma, c’était son truc. Et quand elle ne m’y emmenait pas, j’avais droit à des séances canapé/magnétoscope très régulièrement.

Chantons sous la pluie fait partie de mes films préférés, je le connais pas cœur. Étrangement, je n’avais encore jamais pensé à le regarder avec mes Korrigans…

 

Depuis un peu plus de dix ans, c’est une tradition, nous fêtons Noël un peu en avance, avec nos copains. Tout a commencé avec Zaz et Machistador, à l’époque nous n’avions pas encore de Korrigans, et on se faisait un petit dîner chic au coin du sapin. Puis Vava et son Bruce Wayne nous ont rejoint, et on a fini par élargir le cercle des toasts au champagne à notre petite bande d’amis vannetais. Mais les années ont vu les enfants se multiplier doucement mais sûrement, alors on a été un peu obligés d’adapter notre tradition. Depuis 2006, fini le dîner festif, nous avons choisi l’option goûter de Noël, avec chocolats et petits cadeaux à gogo…

 

De mes trois korrigans, mon Petitou de 7 ans est sans doute le moins facile à cerner. Il a un côté très scolaire, patient, minutieux, appliqué. Avec son année d’avance, on aurait vite fait de le cataloguer au rayon des tronches. Forcément, à côté de ça, niveau psychomotricité, c’est moins brillant. Non pas qu’il ait les deux pieds dans le même sabot, juste que ce n’est pas un foudre de guerre et qu’il est moyen à l’aise avec certaines activités physiques. On ne peut pas être bon partout.

Par exemple, à 7 ans, il ne sait toujours pas nager, et jusqu’à peu, il ne savait pas non plus faire du vélo sans petites roulettes…

 

C’est un peu chaque année la même chose, un dimanche de décembre, pressés par le calendrier, on se force un peu, on s’arme de courage et on descend les cartons du grenier. Les décos sont les même, d’année en année, on se dit qu’on en a un peu marre, qu’il faudrait les changer et puis finalement, comme on n’y pense jamais à temps, on fait avec ce qu’on a. Et puis on finit par admettre qu’on les aime bien, ces petits bidules rouges et or. Petit à petit, les fenêtres s’embellissent, les guirlandes se mettent à clignoter. Puis vient le tour de la crèche, et enfin le sapin. Petit à petit, la maisonnée se transforme, elle revêt ses habits de fête. Petit à petit, l’ambiance s’apaise et s’adoucit…

 

Sitôt rentrée, sitôt repartie… Pas en vacances, hélas non, faut pas rêver, mais prête à enquiller les kilomètres et à bouffer du bitume pour un week-end express marathon à Toulouse, 1500 bornes en 48h. Mais c’est pour la bonne cause, mon grand-père fête ses 90 ans, et après le décès de ma grand-mère il y a deux mois, être entouré de sa famille, c’est important…

 

Petitou est un enfant calme et plutôt sage, mais face à son assiette, il s’avère être un vrai casse-pied de compète. Pourtant, bébé, il mangeait de tout, hyper bien, et de préférence tout seul. Un véritable indépendant de la fourchette, le bonheur par rapport à son assistée de sœur qu’il a fallu aider jusqu’à l’âge de cinq ans, au moins. Mais les années tout comme les Korrigans se suivent et ne se ressemblent pas, désormais il vaut mieux inviter Mamzelle au cinéma qu’au restaurant, et s’armer de patience lorsque l’on passe à table avec Petitou…

 

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