Gamine, j’étais plus que sensible aux charmes des couchers de soleil sur carte postale allant jusqu’à en faire la collection, pour copier mes cousines. Je les affichais sur tous les murs de ma chambre, les plus beaux ayant droit à une place de choix, juste au dessus de mon bureau, punaisés dans le grand panneau en liège bricolé par ma maman. Je les contemplais durant des heures, ces ciels flamboyants, en rêvant d’être une Elsa qui aurait enfin rencontré son Glenn Medeiros, vous voyez le genre ?
Les cartes postales, passage obligé des vacanciers qui partent hors de chez eux…
Cette année, Petitou sait écrire, impossible de couper à cette sacro-sainte tradition épistolaire. Fier comme un bar tabac, le voilà qui s’applique, tirant un petit bout de langue concentré, le stylo agrippé par une main encore un peu malhabile, recopiant mot à mot le brouillon qu’il a dicté à son papa.