Conscience capilotractée
Par Shalima • 19 jan 2010 • Catégorie: À la Une, girly girly, j'ai testé • 22 blablas •
Hier je vous racontais que j’avais passé une nuit mémorable à l’hôtel Amour. Si j’ai un peu pesté contre l’étroitesse de l’ascenseur, contre l’éclairage inexistant de la chambre et de la mini salle de bains et contre la conception un peu bizarroïde de la douche à l’italienne sans paroi qui arrose dans un même élan toilettes, lavabo, sol et plafond, je ne suis pas non plus qu’une vilaine petite ingrate jamais satisfaite… En effet, j’ai particulièrement apprécié la jolie vue sur la cour intérieure et sa verrière, le lit hyper confortable et ses quatre coussins ultra moëlleux, ainsi que le calme plutôt inattendu dans cet hôtel à la réputation un peu sulfureuse.
Mais pour être totalement franche, ce que j’ai préféré, et de loin, à l’hôtel Amour, c’est son shampoing.
Oui, vous lisez bien, si je ne devais retenir qu’une seule chose de ce séjour, ce serait cette petite bouteille d’Amino Acid Shampoo Kiehl’s qui m’attendait sagement sur le minuscule rebord de la tablette du lavabo. Il faut savoir que j’ai le cuir chevelu le plus susceptible de la terre, et je peux compter sur les doigts de la main les shampoings qui ne me provoquent pas des démangeaisons démentielles. Ce n’est pas faute d’en avoir testé une quantité astronomique, mais à part le Klorane à la pivoine, l’Ultra Doux au pamplemousse et le Bio Carrefour, je ne supporte rien. Et là, surprise, voilà qu’un shampoing sorti d’on ne sait où (d’une pharmacie new yorkaise, me souffle-t-on dans l’oreillette) me lave la tête sans agresser, tout en me faisant le poil brillant et vigoureux sans être obligée de repasser, comme avec ses confrères, par la case toilettage tous les deux jours. Cela s’apparente tout de même à un véritable petit miracle, cette affaire.
Sauf que évidemment, il y a un souci.
OK, plusieurs soucis en fait…
Déjà en trouver dans mon bled relève de la mission impossible et le seul site web qui pourrait m’en livrer le revend à prix d’or (et avec des frais prohibitifs). Mais c’est surtout la lecture de l’étiquette qui me fait m’arracher les cheveux pousser de grands cris ! Oui parce que côté propylene glycol et parabens, ça y va, hein, c’est la grosse teuf du slip en synthétique !
Me voilà donc face à un vrai cas de conscience : me ruiner le porte monnaie je veux bien, mais la santé, ça me branche un peu moins. Allez, Msieur Kiehl’s, si tu me lis, tu voudrais pas faire un ptit effort ?


































