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Famille nombreuse… et motivée !

Par Shalima • 1 sept 2010 • Catégorie: Le blog, famille story26 blablas

cartefamillenombreuse

A la naissance de Miniloup, il y a bientôt cinq ans, nous avons basculé dans le clan très envié des familles nombreuses.

La famille nombreuse, si on met de côté le changement obligatoire de voiture, la croissance quasi-exponentielle des lessives à faire, la galère pour organiser les vacances où toute offre familiale ne concerne que les familles à DEUX enfants, c’est super cool. C’est super cool parce que, ayé, tu as droit à la carte famille nombreuse. Et tu es super content parce que grâce à cette carte mythique, voire quasi magique, tu vas avoir droit à tout plein de réducs trop chouettes et ça sera merveilleux.

Enfin ça c’est que tu crois.

Parce qu’avant de la tenir entre tes mains, cette fameuse carte, crois-moi, tu vas en chier. Et pas qu’un peu.

Par exemple, moi, naïve, j’ai commencé par aller à la gare de mon bled, pensant qu’en cinq minutes, au guichet, ça serait fait. Bon, déjà ça m’a pris plus de 3 ans pour me décider à me bouger les fesses jusque là-bas (j’aime pas trop trop les démarches administratives). Je m’en souviens, c’était en décembre 2008. Il y avait du monde, j’ai fait la queue longtemps, et quand enfin est arrivé mon tour, je me suis entendue aimablement répondre : “ah mais non madame, tout se fait sur internet, maintenant !”

Internet ? Pas de problème, c’est un peu mon rayon, ça, internet.

Alors je suis rentrée chez moi et je suis allée direct sur le site de la SNCF. Que j’ai tourné, retourné, dépecé de fond en comble, sans trouver le moindre formulaire de demande de carte.

Alors je suis allée sur Google et j’ai tapé les mots “formulaire demande carte famille nombreuse SNCF“, plus ou moins dans cet ordre.

Et j’ai trouvé le formulaire. Je l’ai tout bien rempli comme il faut, et j’ai attendu.

Au bout d’un mois, rien. Pas l’ombre de la moindre trace d’un quelconque dossier dans ma boîte aux lettres.

Alors je suis retournée sur le site, toujours par le biais de Google, j’ai vérifié que ce n’était pas une page obsolète, et j’ai tout bien re-rempli comme il faut. Et j’ai attendu.

En avril (2009), j’en ai eu marre d’attendre et de ne toujours rien voir venir, alors je me suis de nouveau déplacée à la gare.

Ce jour-là, j’ai eu du bol, je crois, car non seulement il faisait beau, il n’y avait pas trop de monde, mais en plus la dame du guichet a tout bien écouté ce que je lui racontais. Elle était bien embêtée par cette histoire, alors comme il faisait beau, qu’il n’y avait pas trop de monde et qu’elle devait être bien lunée, elle est allée farfouiller dans la salle des archives. De là elle m’a exhumé un beau dossier de demande en papier qui datait de l’époque où il fallait les retirer à la gare et non pas s’emmerder à passer sa vie sur un site web mal fichu. J’ai remercié la dame et je suis rentrée toute contente, avec mon dossier sous le bras.

Bon, ensuite, j’avoue, j’ai un peu merdé. Faut dire que ça m’avait épuisé ces conneries (j’aime pas trop trop les démarches administratives). En plus, je ne vous raconte pas la TONNE de pièces qu’il faut pour monter ce fichu dossier. Ça a donc pris encore des mois avant que je ne décide de m’y replonger dedans, prendre les ouatmilles photos d’identité, les imprimer, photocopier le livret de famille, remplir les cases, etc. Je me demande d’ailleurs si au final ce n’est pas MrChéri qui s’y est collé, un an après.

Quoi qu’il en soit, en avril (2010), notre demande était enfin postée !

En mai, j’ai reçu un courrier : mon dossier était bien arrivé, mais le chèque envoyé (car oui, il faut payer !) était insuffisant. Forcément, depuis le temps que mon formulaire croupissait de salle des archives en fond de tiroir chez moi, le tarif avait augmenté.

Cette fois-ci, je n’ai pas laissé traîner l’affaire, et illico presto j’ai renvoyé un chèque, au bon montant.

Et j’ai attendu.

Attendu.

Attendu.

Attendu.

Le 20 août dernier, je me suis dit que ça faisait suffisamment longtemps que j’attendais, j’ai remué ciel, terre et piles de paperasse pour retrouver la lettre que la SNCF m’avait envoyée en mai, et j’ai appelé le service concerné. Au bout du fil, je suis tombée sur un type charmant qui, numéro de demande à l’appui, m’a appris que mes cartes avaient bien été envoyées par la poste en juin dernier. Il avait même un numéro de suivi à me donner, il ne me restait plus qu’à contacter mon bureau de poste pour savoir où était passée cette fichue enveloppe que je n’avais jamais reçue.

A ce stade-là de l’histoire, j’en avais ras la casquette (comme vous, j’imagine, ce billet est l’un des plus longs jamais écrit sur ce blog), alors après avoir fouillé en vain dans toute la baraque pour retrouver l’enveloppe fantôme, j’ai refilé le bébé à MrChéri. Il a appelé la poste qui lui a confirmé que le courrier avait bien été livré, mais qu’ils allaient faire une enquête. En effet, deux jours plus tard, nous avons reçu une charmante lettre (bidon). En gros, rien à signaler, les cartes ont bien été déposées chez vous, si vous ne les avez jamais reçues, ce n’est plus notre problème, démerdez-vous.

Ça, c’était vendredi dernier. La mort dans l’âme, je me suis décidée à rappeler la SNCF pour leur demander de tout recommencer à zéro. J’ai essayé d’appeler une fois, deux fois, trois fois, impossible de joindre le type charmant de la fois précédente.

Quand t’as pas le mojo, t’as pas le mojo, c’est tout, ça ne sert à rien de s’énerver pour 19€ et un peu de temps perdu.

Alors je suis allée faire les courses, et j’ai acheté, entre autres, du cirage pour les pompes de MrChéri. Attendez, ce détail a énormément d’importance pour la suite du récit ! Parce que la le cirage, je suis allée le ranger dans la boîte ad hoc dans le meuble dans l’entrée. Et en tirant la boîte, devinez ce qu’il y avait, coincé derrière ?

Trois quatre courriers publicitaires, un relevé de carte bancaire ET UNE ENVELOPPE DE LA SNCF avec nos cartes Famille Nombreuse dedans, bien sûr !

Truc de dingue, non ?

Un an et demi qu’on les attendait, et ça faisait 2 mois qu’elles moisissaient là, à l’insu de notre plein gré…

Le plus dingue dans cette histoire, c’est qu’en regardant la date de livraison du courrier (le 16 juin), il se trouve que ce jour-là, un mercredi, j’étais absente toute la journée, et MrChéri aussi. Qui l’a donc réceptionnée, et surtout, qui est allé la planquer à cet endroit pour le moins incongru ?? Peut-être un des ouvriers qui bossait sur notre chantier, mais dans ce cas, comment a-t-il eu accès à notre salon ?

On ne saura sans doute jamais le fin mot de l’histoire, mais en tout cas, une chose est sûre, le lutin farceur qui sévit régulièrement ici ne se contente pas de chiper les chaussettes et de planquer les clés, il aime aussi s’amuser avec le courrier !



Confessions d’une shoes addict

Par Shalima • 26 août 2010 • Catégorie: Le blog, c'est moche, shopping story35 blablas

ballerines crocs rouges

L’été, je fais vraiment n’importe quoi.

L’année dernière, déjà, je n’avais pas hésité à mettre tous mes principes fashion de côté pour acquérir une mâââgnifique paire de Birkenstock. OK, j’avais les pieds en sang et c’était sans doute leur paire la moins moche, mais tout de même… Des Birk ! Berk ! Moi qui ai tellement moqué la marque emblématique des touristes allemands en goguette (et en chaussettes).

(Le pire dans l’histoire, c’est que je les ai portés, et les porte toujours beaucoup. Côté confort, il n’y a rien à redire, et c’est pas plus laid qu’une bête paire de chaussons, après tout.)

Eh bien, figurez-vous que cette année, j’ai remis ça. Et encore une fois, je n’ai pas fait les choses à moitié. J’ai jeté mon dévolu sur des CROCS.

Oui, des Crocs, ces trucs en plastoc au design alétoire, tout juste excusables quand ce sont des infirmières qui les ont aux pieds.

Des “chaussures” que bien évidemment je m’étais jurée de ne JAMAIS porter.

A ma décharge, je n’ai pas opté pour des sabots, mais pour des ballerines. Elles m’ont tapé dans l’œil (aïe) avec leur jolie couleur rouge et leurs bouts arrondis qui font des petons mignons. J’ai donc trouvé l’excuse bidon qu’elles seraient parfaites pour aller me baigner dans les lacs jurassiens. Et un peu honteuse, mais secrètement ravie, je les ai achetées. Pour ne pas me baigner une seule fois avec.

En fait, je les porte à la maison, et je dois bien avouer qu’elles sont mimis, archi confortables, inodores, tout ça, tout ça. Par contre ce que la pub ne dit pas, c’est qu’elles ont un léger défaut. Elles COUINENT. Et pas qu’un peu. Comme pour me rappeler insidieusement que toutes mimis, archi confortables, inodores qu’elles soient, elles restent des CROCS, marque honnie entre toutes, et qu’elles se marrent bien du tour pendable qu’elles m’ont joué.

(au moins, comme ça, je ne risque pas de sortir avec)



#noshopping… quoi ?

Par Shalima • 18 août 2010 • Catégorie: Le blog, shopping story34 blablas

noshoppingmonth

Je suis sûre que vous connaissez Manu, la sémillante blogueuse quinqua, un brin mégalo et complètement déjantée ? Eh bien, j’ai un scoop sur elle qui en étonnera plus d’un ! Figurez-vous que cette grande fofolle ne fait pas que raconter des bêtises à longueur de journée sur twitter et sur son blog, il lui arrive parfois d’avoir de bonnes idées. Si, si.

La preuve ?

Un matin, on ne sait pas trop où elle est allée pêcher ça, mais elle a décidé de lancer le #NoShoppingMonth. Pas qu’elle ait la fibre d’une altermondialiste en manque d’auto-flagellation, non juste qu’en prévision d’un mois  de septembre particulièrement ardu pour ses finances, elle s’est dit qu’un peu de diète de carte bleue ne lui ferait pas de mal. Et comme plus on est de folles, plus on rit, elle nous a lancé un défi : tenir tout un mois sans dépenses superflues, c’est à dire sans acheter ni fringues, ni cosmétiques, ni gadgets d’aucune sorte (high tech, hifi, déco…)

Bon évidemment, il est difficile de vivre d’amour et d’eau fraîche 30 jours durant, il y a donc quelques exceptions, comme la bouffe, l’hygiène, les produits d’entretien et les pannes intempestives d’électroménager (ou d’ordi) (on est d’accord, c’est la pire chose qui puisse arriver, bien avant le décès de sèche-linge ou le suicide de lave-vaisselle)

Ont ainsi signé avec le sang de leur clavier le pacte de la diabolique Manu : Requia, Sandra, Alexa, Loupy, Sandrine Camus, Virginie B, Papillotte, Angie, Cathy Ciel , Frieda, Zalapabelle, MarjolieMaman, e-zabel, Carole, Evy, Joelle, Eddie, Babeth… et moi !

A vrai dire, ce jour-là, j’étais en vacances au fin fond du Jura, avec une connexion internet aléatoire et aucune envie de faire les magasins de la vraie vie. Alors sans trop réfléchir, j’ai dit oui. Pour deux semaines. Que j’ai tenues haut la main.

Alors pauvre petite chose inconsciente que je suis, aveuglée par le succès facile, je me suis réengagée pour une semaine supplémentaire. Sans penser que dès notre retour à la maison, il allait falloir attaquer la suite et fin des travaux d’aménagement de notre maison, et notamment dévaliser le Casto du coin en peintures, parquet, pinceaux et autres menus accessoires de bricolage. J’ai résisté tant que j’ai pu mais j’avoue, j’ai laissé MrChéri choisir seul sa nouvelle ponceuse électrique flambante neuve et j’ai fui lâchement devant la caisse.

On va dire que c’était une vraie nécessité, et que ça ne compte pas dans le #NoShoppingMonth, OK ?

(et que la jolie ficelle multicolore et les étiquettes trop choupies commandées en douce sur Etsy pour moins de 15€ ne comptent pas non plus) (allez, quoi, moins de 15€ !)

Allez, je me reprends, et j’attends patiemment le 25 août prochain pour entamer l’aménagement de mon tant attendu bureau !



De l’envie d’un chat

Par Shalima • 21 juil 2010 • Catégorie: Le blog, c'est pas un zoo ici, famille story48 blablas

chat
(Miniloup et le chat du voisin - mars 2007)

Depuis que toute gamine un chat basque et féroce m’a sauvagement lacéré la guibole de haut en bas, j’ai une peur bleue des chats. Les voir tourner autour de moi me flanque limite des palpitations, je suis infoutue de les prendre dans mes bras, sur les genoux, ne m’en parlez pas. Mais allez savoir pourquoi, visiblement, les chats m’adorent.

Dès que j’en croise un, ils ne peuvent s’empêcher de venir se frotter à moi, de quémander des caresses, de miauler sous mon nez. Si en plus j’ai le malheur (?) d’être enceinte, là c’est le pompon, même mes hurlements les plus affolés ne suffisent pas à les faire fuir. Je ne compte plus les nuits chez les copines à chat où leur fieffé matou décide d’élire domicile sur la couette, entre mes jambes tétanisées à l’idée de se prendre un coup de griffe mal intentionné. Les chats adorent me faire peur, je crois.

Il faut vraiment que je sois tombée sur la tête pour tout à coup retourner ma veste et me mettre à vouloir un chat. Eh oui, allez comprendre, depuis quelques temps, je les regarde d’un autre œil, j’y pense de plus en plus sérieusement, j’en ai même rêvé cette nuit. L’heure est grave ! Qui a bien pu m’envoûter de la sorte ? Y a-t-il un marabout dans la salle ??

Le pire, c’est que l’objet de mes fantasmes félins est tout à fait précis dans mon esprit : c’est un tout petit chaton tout gentil et tout mignon. Soigner le mal par le mal, c’est bien mais autant qu’on s’apprivoise tous les deux en même temps. Et c’est un petit chaton tout gentil, tout mignon, et tout roux. Un peu comme celui-ci. (Je me demande d’ailleurs si ce ne sont pas ces photos qui ont tout précipité. Coup de foudre immédiat pour Rouki, transformant illico une vague envie en une véritable idée fixe complètement monomaniaque)

Quand j’en ai parlé autour de moi, les Korrigans ont applaudi des quatre six mains, MrChéri a blêmi et mes copines ont juste éclaté de rire. Mon amie S. qui travaille dans une clinique vétérinaire s’est même proposée pour me trouver le parfait sosie du joli petit Rouki de mes rêves.

Mais comme un petit chat tout mignon qu’il soit n’est ni une nouvelle paire de shoes ni un énième bracelet grigri en soldes, mais bel et bien un être vivant qui demande soin et amour, je vais attendre patiemment que les vacances soient passées avant de lancer les procédures d’adoption. Qui sait, cette étrange lubie sera peut-être allé voir ailleurs si j’y suis ?

(qui eût cru que je pense devenir un jour une blogueuse à chat, sérieux ?)



Le mystère du shorty blanc

Par Shalima • 14 juin 2010 • Catégorie: Le blog, danse, famille story24 blablas

shorty

J’ai eu une fin de semaine hyper chargée, avec un aller-retour imprévu à Paris sur la journée de vendredi. Alors comme je suis une fille hyper organisée (?), j’ai commencé à préparer dès le jeudi soir nos costumes pour le spectacle de danse de samedi. Et je pense que j’ai bien fait, car avec deux chorégraphies pour Mamzelle, une pour Petitou et quatre pour moi, pas question de se louper niveau logistique.

Du coup, samedi matin, après une trop courte nuit (rentrée à 2h du mat et réveillée par un coup de fil à 8h, ça pique un peu), je n’étais certes pas très fraiche, mais j’étais plutôt sereine quant au déroulement des opérations. J’avais rendez-vous à 11h au théâtre pour mettre en place les décors et les coulisses avant la grande répétition générale, autant dire que j’étais largement dans les temps.

Un bon petit déj, une bonne douche, et j’ai sorti la planche à repasser pour que nos costumes soient nickel chrome sur leurs cintres. La panoplie de Batman pour Petitou ? Check. La robe rose pour Mamzelle ? Check. Sa tenue Grease ? Check. Ma robe noire et son shorty assorti ? Check. Mes pantacourt et débardeur noirs ? Check. Ma tunique turquoise, mon legging ? Check. Ma tunique blanche et mon shorty blanc ? Check. Euh, non, attendez, il manque quelque chose…

Mon shorty blanc.

Où est passé mon shorty blanc ?

Je me revois pourtant le sortir du sèche-linge jeudi soir, le plier soigneusement et le ranger dans le grand sac à costumes. Où à l’évidence il n’est plus ce matin.

Commence alors une recherche effrénée, et frénétique, de ce satané shorty blanc. Sans lequel je risque fort de dévoiler mon intimité à toute la salle ce soir.

Je cherche partout : dans mes affaires, dans la panière de linge sale, sous la machine à laver, derrière le sèche-linge, dans mes tiroirs, ceux de MrChéri, ceux des Korrigans.

Sous le canapé, derrière la télé, au milieu de la pile de serviettes de bain.

Aucune trace de ce putain de shorty blanc !

J’aurais pu perdre mon shorty noir, ça n’aurait pas été très grave, j’en ai au moins 4 en réserve. Mais de shorty blanc, denrée rare et quasi introuvable dans les magasins, je n’en ai qu’un, acheté il y a 4 ans et conservé précieusement depuis.
Autant vous dire que je suis dans la mouise, et pas qu’un peu !

Au bout de 40 minutes de recherches vaines, je craque. Propos incohérents, grosse crise de larmes, appel au secours de MrChéri qui revient de sa réunion de préparation de kermesse au triple galop. Imperturbable face à mes hurlements hystériques, il m’aide à démonter une nouvelle fois la baraque du sol au plafond, sans le moindre résultat, malheureusement.

Alors que j’ai déjà une demi-heure de retard, mon chéri à moi que j’ai(me) a soudain une inspiration : il va me chercher le plus blanc de ses boxer kangourou et me somme de l’essayer.

Je trouve évidemment l’idée complètement ridicule, mais je m’exécute, en reniflant bruyamment. Mouais. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est “stylé”, mais ça le fait. Et ce n’est pas comme si j’avais le choix.

Je pars donc à ma répétition générale, les nerfs en pelote et les yeux tout gonflés. Évidemment, une fois sur place, je ne manque pas de raconter cette savoureuse anecdote. Je fais la maline, je fanfaronne. Je n’ai encore rien trouvé de mieux pour exorciser le ridicule. Et mes copines, hilares, se moquent gentiment de mon shorty nouvelle génération, avec poche kangourou intégrée en front office.

Mais elles ne se moquent pas longtemps de moi, en fait. Parce qu’une fois sur scène, la plupart réalise que leur shorty blanc réglementaire est beaucoup, beaucoup trop court, et que montrer ses fesses quand on danse, c’est moyennement classe. Alors que mon boxer, il est peut-être kangourou, mais il n’en recouvre pas moins parfaitement mon intimité.

Voilà comment, quelques heures plus tard, mon MrChéri s’est retrouvé à fournir la moitié de mon cours de danse en sous-vêtements d’occasion, un peu détendus de l’élastique certes, mais propres, et dignes.

Y’a pas, avoir un mec qui aime les slips blancs à la maison, ça peut vous sauver un spectacle… et une réputation !

(PS: Il va sans dire que j’ai bien évidemment retrouvé le fameux shorty deux jours après. Dans la panière de linge à repasser que j’avais vidée 3 fois. Et MrChéri 2 fois après moi. J’ai donc la preuve qu’il y a un très vilain lutin farceur qui sévit dans notre demeure) (le sale petit bâtard pourri !!)



Bridget dans le métro

Par Shalima • 9 juin 2010 • Catégorie: Le blog, chuis crevée35 blablas

bridget

Je sortais de mon relooking, maquillée et coiffée comme une princesse, et il me fallait traverser tout Paris pour retrouver des copines pour le dîner. Taxi ou métro ? OK, j’ai une bouche de métro juste devant moi, je m’engouffre dans les sous-sols et saute dans la première rame qui me passe sous le nez.

Le wagon est blindé, et je me retrouve écrasée contre lui.

On ne s’est jamais rencontrés, il ne me connaît pas, mais moi je le reconnais instantanément. Je le lis depuis quelques années, sur le web ou sur le papier, il m’a fait pleurer chez Ardisson, j’ai même terminé son bouquin quelques heures auparavant dans le TGV.

J’ai super envie de lui parler, tu penses, mais il est en grande conversation avec un inconnu. Ma timidité reprend vite le dessus. Mais dès la station suivante, le type descend et la place se libère.

Prenant mon courage à deux mains, et oubliant momentanément que je suis quand même maquillée pour une soirée des Oscars en pleine fin de journée, je lance un timide “William ?” et je me présente.

Très rapidement, nous papotons de tout, de rien, et surtout du Chemin qui menait vers vous, de sa fin, de sa suite, de ses personnages… Charmant moment, trop vite interrompu par l’arrivée imminente de ma station. Au moment de nous quitter, William me lance : “C’est ce genre de rencontre impromptue que j’adore à Paris.”

Et moi de lui répondre, de ma plus belle voix de bécasse décérébrée, en mode hystérique suraigüe : “Ohlala, oui, MOI QUI VIENS DE PROVINCE, JE PEUX TE DIRE QUE JE TROUVE ÇA EXCELLENT !!”

A l’instant même où j’ai prononcé ces mots, j’ai eu envie de me flinguer.

Mais c’était trop tard.

Alors je lui ai vite dit aurevoir le plus dignement possible, et j’ai sauté du wagon en regrettant que ce jour-là, William Réjault ait fait la connaissance impromptue de sa fan la plus teubé… maquillée comme une voiture volée, qui plus est !



Toy stories

Par Shalima • 7 mai 2010 • Catégorie: Le blog, bazar28 blablas

Unazukin orange

Il y en a qui collectionnent les tableaux de grands maîtres ou les pièces uniques de designers célèbres. Il y en a qui aiment courir les antiquaires pour dénicher la perle rare. Il y a ceux qui préfèrent faire appel à des décorateurs d’intérieur. Il y en a, plus nombreux, qui font avec les moyens du bord. Sans oublier les adorateurs d’Ikea, les amateurs de brocantes, les adeptes du recyclage à tout crin. Et ceux qui s’en fichent.

Moi j’aime bien la déco, sans pour autant avoir vraiment le temps de m’en occuper. Mais parfois je tombe sur des trucs rigolos, au détour d’un blog ou d’un site web, il arrive que je craque.

Voilà comment s’est développée au fur et à mesure de mes pérégrinations webesques une étrange collection de trucs bidules chouettes à tendance ludico geek kawaï.

Des merdouilles en plastique totalement inutiles, que d’aucuns trouveront moches ou grotesques mais que j’adore et que j’essaime tout au long de mon salon. Le seul souci étant de faire comprendre à mes Korrigans, et aux autres enfants qui franchissent notre porte, que NON, ce ne sont pas des jouets, alors PAS TOUCHE !!

labbit à moustache

Nohonhon rose et amoureux

Maman Nabaztag/tag et ses Nanoztag

(avec, par ordre d’apparition à l’écran, une petite Unazukin orange, un Labbit à moustache,
un Nohonhon amoureux, une maman Nabaztag/tag et ses bébés Nanoztag)