Un petit snack dans lequel je n’aurais jamais pensé mettre les pieds un samedi soir, des banquettes rouges qui ne payent pas de mine, de minuscules tables le long du mur. Des hot-dogs pour les petits, un panini et un kebab pour les grands. Et puis, dans un petit recoin de la salle, une guitare, un clavier et deux micros.
Voilà Fanny et son frère qui poussent la chansonnette devant un public des plus réduits : leurs parents, quelques amis, un client de passage, et nous cinq. Fanny est dans l’école de musique de MrChéri, elle a une très jolie voix, la playlist est plaisante, les Korrigans sont captivés. Une petite heure qui passe vite, en musique. Un joli moment, finalement, je ne regrette pas d’avoir secoué ma fatigue et d’avoir suivi ma petite famille dans un endroit aussi improbable.
J’aime Margaux Motin, je la suis depuis longtemps et je connaissais un peu sa sœur Marion, danseuse de hip hop hyper douée… Je (re)découvre cette dernière dans un registre plus singulier, sur une chanson magnifique de Zazie, et j’adore !
Je suis tombée sous le charme de cette ambiance étrange, ce noir et blanc syncopé, ces mouvements pleins et déliés, accélérés, ralentis, hypnotiques, et ce bleu obsédant posé à même la peau, par touches successives et envahissantes.
Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de musique sur ce blog. A vrai dire, je suis loin d’être une spécialiste en la matière, et si la musique accompagne la majeur partie de ma journée, comme beaucoup de personne, je fonctionne un peu par cycle. Parfois je découvre de nouvelles choses, j’aime, je les écoute en boucle jusqu’à en user le mp3, puis je finis par passer à autre chose.
Il y a deux semaines, j’ai été prise d’une sorte de frénésie de nouveauté musicale. Pas moins de quatre nouveaux albums sont venus rejoindre ma petite collec : le dernier Yodelice, que j’aime bien mais que je n’arrive pas à ranger au rayon des véritables coups de cœur, le dernier Cocoon que j’adore et qui m’accompagne du matin au soir, voire même du soir au matin, et pour finir, les deux opus d’un sympathique petit groupe découvert via le blog de Cococerise, (qui y chante également) : Milk & Fruit Juice.
Milk & Fruit Juice, c’est bien simple, quand je les écoute, j’ai l’impression d’évoluer dans une sorte de film indé, d’être une jeunette de 20 ans über branchée, et d’habiter le quartier le plus cool de New York. Je ne sais pas trop pourquoi ça me fait cet effet là (ils sont vingtenaires, certes, mais parisiens), n’empêche que dès que le yukulélé commence à égrener ses ptites notes aigrelettes et que la voix du chanteur retentit, bah voilà, je m’y crois à mort, je suis Zooey Deschanel, avec sa frange, ses grands yeux bleus, et sa fraîcheur incarnée.
Ah et sinon, Cocoon. Bah Cocoon quoi… J’étais un peu passée à côté de leurs premiers albums, gros gros cartons interplanétaires pourtant, mais là, je ne les ai pas loupés. Et c’est un peu une découverte pour moi, du coup (même s’ils sont archi connus par les communs des mortels). C’est doux, c’est moelleux, c’est un peu mélancolique, c’est parfait pour cette fin d’année un peu frisquette. Vous connaissez sans doute, mais je vous colle le clip du premier extrait, Comets, on a qu’à faire genre, ohlala, vous avez vu cette petite merveille que j’ai dénichée pour vous ?
Quand il fait un horrible temps d’automne, bien dégueu comme aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : de la lumière, de la gaité, des couleurs… Cette petite vidéo tombe à point nommé. Découverte sur l’adorable et pétillant blog Color Me Katie, j’avais envie de la relayer à mon tour. La musique est entraînante, elle me fait penser aux albums des Prefab Sprout que j’écoutais gamine dans ma chambre. Quant aux images, Central Park, du soleil, de l’herbe verte, des ballons, un appart de rêve, des gens qui volent… que demander de plus ?
A votre tour de déguster ce gros bonbon de bonne humeur, saupoudré de quelques grains de folie… Ça tombe bien, c’est l’heure du goûter !
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Bonus bag : la jolie Chris organise une Mum-to-be Party, en petit comité, le mercredi 24 novembre, de 18h à 20h à Paris… les futures mamans, si ça vous dit, n’hésitez pas à vous inscrire, c’est entièrement gratuit !
Hier soir, après nos deux cours de danse classique, Mamzelle et moi avons assisté un peu par hasard à un spectacle vraiment chouette. A vrai dire, si notre pianiste et Zaz n’avaient pas insisté pour que nous les accompagnions, je pense que nous serions complètement passées à côté de ce petit bijou musical.
Les Bons Becs, ce sont cinq musiciens hyper talentueux, qui dans la vraie vie collectionnent les médailles de conservatoire à ne plus savoir qu’en faire, et qui sur scène nous font faire le tour du monde. La mise en scène est simple mais très efficace, nos cinq compères bougent dans tous les sens, ils dansent et nous font rire. Avec leurs clarinettes, cor de basset, batterie et tout un tas d’autres instruments bizarroïdes, ils nous ont fait voir du pays : Paris, Rome, Istanbul, New York, Londres, Rio, Buenos Aires…On ne s’ennuie pas une seule seconde, les morceaux sont assez courts et s’enchaînent avec humour et virtuosité tout au long du spectacle.
J’ai vraiment regretté de ne pas voir traîné toute ma petite famille avec moi, car il y avait de tous les âges dans la salle, et tout le monde a adoré. Mamzelle n’était pas en reste, elle ne connaissait pourtant pas la moitié des “standards” de la musique classique, jazz et les hits plus actuels présentés. Haendel, Nino Rota, Gershwin, les Beatles, Louis Prima, Darius Milhaud, Charles Trénet, et même Queen et Led Zeppelin, voilà un cours de culture musicale qui est passé comme une lettre à la poste.
Quelques petits extraits :
On est ressorties de là avec une banane pas possible, le CD dédicacé sous le bras, avec une furieuse envie de danser sur les trottoirs. Un vrai vrai bon moment que ce spectacle, s’il passe par chez vous, surtout ne les loupez pas !
Je me demande si mon petit frangibus n’est né trente ans trop tard… Tout comme lui, j’ai été bercée durant toute mon enfance par la Beatlesmania paternelle, mais depuis qu’il vit en Allemagne, il a franchi un stade supérieur dans la fan attitude. Son appartement regorge de pépites vintage tout droit sorties des brocantes et des disquaires du coin, et sa collection de bouquins sur les Fab Four est impressionnante. Passez le voir à l’improviste, et il sera ravi de vous montrer ce vinyl venu tout droit d’URSS, ou encore cette improbable version de Yellow Submarine interprétée par les non moins improbables Compagnons de la Chanson. Le Sous Marin Vert, ça s’appelle, et qui n’a jamais entendu le refrain (“nous partions dans un grand sous-marin vert, grand sous-marin vert, vert comme la mer“) manque décidément un grand moment de n’importe quoi musical.
Il n’est finalement pas étonnant que mon petit frangibus se plaise autant à Hambourg. Les Beatles y ont fait leurs débuts en 1960, et la ville en porte encore quelques glorieux vestiges, dans le quartier Reeperbahn.
J’avais super envie de découvrir tout ça avec mon chéri et ma fille, c’est donc par une belle matinée que nous avons fait notre petit pèlerinage, tout contents de marcher dans les traces du plus grand groupe de rock de tous les temps. Nous avons arpenté la Beatles Platz en bas de la Reeperbahn, pris la pose devant le StarClub, le Grosse Freiheit 36 et l’Indra Club, et canardé le Bambi Kino où les Fab Four ont dormi squatté durant trois mois. Nous avons même poussé un portail et pénétré discrétos dans une cour privée histoire d’admirer le pas de porte où a été prise la photo de l’album Rock’n Roll de John Lennon une décennie plus tard.
La dernière fois, il y a 4 ans à Vannes, nos copains avaient adoré son concert et on avait vraiment regretté de ne pas avoir pu y aller. Alors cette fois-ci, on ne voulait surtout pas le louper, et on a pris nos places en novembre, ou en décembre, je ne sais plus. Quitte à nous délocaliser jusqu’à Rennes, on allait enfin pouvoir applaudir M sur scène.
Pourtant, le jour J approchant, mon enthousiasme fondait comme neige au soleil. Quelle idée d’avoir pris des places debout dans la fosse, on n’allait rien voir. Obligés d’arriver super tôt, de faire la queue sous la pluie, non mais on n’est pas trop vieux pour ces conneries, franchement ? Zaz, du haut de son mètre cinquante cinq les bras levés, nous collait la pression, il fallait qu’on soit le plus près possible de la scène, alors on s’est tous donné rendez-vous à 18h tapantes devant les portes du Liberté (enfin, après avoir déposé nos Korrigans chez des copains, récupéré S et R chez eux, fait 1h30 de route tous les 4 à slalomer entre les bouchons pascals et les giboulées, garé la voiture en plein centre-ville, etc, etc)
Je le sentais moyen, mais en fait j’avais tort. Parce que déjà, à 18h, il n’y avait encore quasiment personne devant les portes d’entrée. Il paraît que ça ne se fait plus du tout d’arriver en avance à un concert. Autant vous dire qu’on a rarement été aussi contents d’être has-been, sur ce coup-là !
Et puis, au final, on n’a essuyé qu’une toute petite averse dans la file d’attente, de toute façon on s’en fichait, on était super équipés. Et quand les portes se sont ouvertes, on avait déjà séché. Cerise sur le gâteau, quand on est rentrés dans la salle de concert, on s’est retrouvés tout tout tout devant de la fosse, au niveau des barrières, à 50 centimètres de la scène. Youhou, oubliés les doutes et la fatigue, je me suis sentie instantanément redevenir la groupie de 14 ans que j’ai finalement jamais cessée d’être !
Le concert a commencé, et c’était génial. Matthieu est un musicien surdoué doublé d’un showman complètement décomplexé. Ses musiciens ne sont pas en reste, mention spéciale pour sa petite sœur Anna et sa voix en or et son frangin Joseph bien déjanté comme j’aime… quelle famille !
De là où nous étions, nous n’en avons pas perdu une miette, du solo de guitare saturée au piano plus intimiste, juste sous nos yeux, au plus près.
Et puis il s’est passé un truc de dingue… Matthieu a fait monter des gens sur scène. Zaz s’est précipitée, me laissant le champ libre. J’ai hésité une seconde, MrChéri m’a arraché mon sac et m’a crié “Vas-y !”. Alors j’ai enjambé la barrière comme j’ai pu, j’ai slalommé derrière le vigile, j’ai grimpé les escaliers quatre à quatre et je me suis retrouvée sur scène ! Avec une quinzaine de nénettes un peu hystériques, on n’en revenait pas. On a dansé, on a tapé des mains, j’osais à peine regarder la foule compacte à mes pieds. Je voyais MrChéri filmer, S. qui me faisait des grands coucous, c’était absolument surréaliste !
Voici une petite vidéo pour vous donner un aperçu de ce grand moment de n’importe quoi… le son est abominable, je me la joue remake de Où est Charlie ? avec ma marinière rouge et ma dégaine d’ado attardée, mais qu’importe, je me suis régalée !
Je serais bien restée jusqu’à la fin, à faire l’andouille derrière le beau piano blanc, mais au bout d’un moment, il a bien fallu redescendre sur terre. Par un petit miracle que je ne m’explique pas bien, nous avons réussi à retrouver nos places et le concert a continué son petit bonhomme de chemin, dans la joie et la bonne humeur. Un vrai bonheur !
Vous croyez que notre incroyable soirée s’est arrêtée là ? Eh bien détrompez-vous… Notre pote Machistador détenait de son petit frangin une info en or. Il savait où M et toute sa troupe allaient passer la soirée après le concert. Alors ni une ni deux nous avons filé devant le bar en question. L’endroit était privatisé, nous n’étions évidemment pas sur la liste des invités, et on risquait d’attendre un bout de temps sur le trottoir gelé avant que n’arrivent nos VIP. Notre petit groupe de 8 s’est alors scindé en deux, certains préférant aller se mettre au chaud dans un troquet pas trop loin. Moi je me disais que c’était quand même dommage d’être là et de repartir, alors je suis restée avec mes 4 compagnons apprentis fans.
Et nous avons attendu. Une bonne heure. Le videur est venu papoter un peu avec nous, sans doute pour vérifier que nous n’étions pas de sanguinaires paparazzi, mais notre dégaine de trentenaires tranquilles, père et mères de famille en goguette d’un soir, a du le rassurer, et il nous a laissés tranquilles.
Et puis, enfin, une voiture s’est approchée… Le chauffeur est sorti et est allé ouvrir la porte à une jolie liane brune qui avait l’air passablement énervée. Matchistador m’a envoyée en éclaireur, pour que je valide le people à chapeau qui s’extirpait du côté passager.
Nom de Dieu ! Je rêve !! Putaiiiiiiiiin… mais c’est pas M, c’est Mathieu Canet !!
Matchistador se décide et lance un “Mathieu, s’il vous plaît, on peut faire une photo ?”
Guillaume Canet ne réagit pas (et pour cause, je me suis lamentablement plantée de prénom), alors vite, je glisse à Matchistador : “c’est pas Mathieu, c’est Guillaume, GUILLAUUUUUME, PUTAIN !”
Et là le beau GUILLAUME se retourne enfin, et tout sourire se dirige vers nous. Tout est allé très vite, je l’ai pris en photo avec Matchistador, et à peine le temps de réaliser qu’elle était floue et que mon copain avait une tête abominable dessus, que le beau GUILLAUME était déjà à l’intérieur du bar.
- People 1 / Shalima 0 -
Cette petite mésaventure nous a néanmoins permis de peaufiner les réglages de l’appareil photo, et peu de temps après le bus des musiciens est arrivé et s’est garé juste devant nous. Un peu fébriles, nous avons attendu que tout le monde descende, mais de Matthieu, point. Zut. Par contre, un grand type en chapeau (again) est sorti d’un taxi près de nous, escorté d’un garde du corps taillé comme une armoire à glace. C’était lui ! Yipi ! Yipi !
J’ai pris Matchitador et Zaz en photo avec lui, puis Matthieu a proposé qu’on fasse une photo avec tout le monde. Pas pressé pour deux sous, il nous a serré bien fort dans ses bras, nous on souriait connement à nous en décrocher la mâchoire, et il était là, adorable et désarmant de gentillesse, à me pétrir l’omoplate que je me suis jurée de ne plus jamais laver mon coupe-vent Bel Air, bordel !
On a fini par le lâcher et lui souhaiter très dignement une bonne fin de soirée en compagnie de tous ses amis…
… et on a détalé en courant, criant et sautant partout, comme de vrais gamins complètement tarés !
Bon sang, mais quelle soirée “vis ma vie de groupie” !
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Edit: Une petite photo ratée de Guillaume Canet ? Allez, une petite photo ratée de Guillaume Canet !