
J’ai eu une fin de semaine hyper chargée, avec un aller-retour imprévu à Paris sur la journée de vendredi. Alors comme je suis une fille hyper organisée (?), j’ai commencé à préparer dès le jeudi soir nos costumes pour le spectacle de danse de samedi. Et je pense que j’ai bien fait, car avec deux chorégraphies pour Mamzelle, une pour Petitou et quatre pour moi, pas question de se louper niveau logistique.
Du coup, samedi matin, après une trop courte nuit (rentrée à 2h du mat et réveillée par un coup de fil à 8h, ça pique un peu), je n’étais certes pas très fraiche, mais j’étais plutôt sereine quant au déroulement des opérations. J’avais rendez-vous à 11h au théâtre pour mettre en place les décors et les coulisses avant la grande répétition générale, autant dire que j’étais largement dans les temps.
Un bon petit déj, une bonne douche, et j’ai sorti la planche à repasser pour que nos costumes soient nickel chrome sur leurs cintres. La panoplie de Batman pour Petitou ? Check. La robe rose pour Mamzelle ? Check. Sa tenue Grease ? Check. Ma robe noire et son shorty assorti ? Check. Mes pantacourt et débardeur noirs ? Check. Ma tunique turquoise, mon legging ? Check. Ma tunique blanche et mon shorty blanc ? Check. Euh, non, attendez, il manque quelque chose…
Mon shorty blanc.
Où est passé mon shorty blanc ?
Je me revois pourtant le sortir du sèche-linge jeudi soir, le plier soigneusement et le ranger dans le grand sac à costumes. Où à l’évidence il n’est plus ce matin.
Commence alors une recherche effrénée, et frénétique, de ce satané shorty blanc. Sans lequel je risque fort de dévoiler mon intimité à toute la salle ce soir.
Je cherche partout : dans mes affaires, dans la panière de linge sale, sous la machine à laver, derrière le sèche-linge, dans mes tiroirs, ceux de MrChéri, ceux des Korrigans.
Sous le canapé, derrière la télé, au milieu de la pile de serviettes de bain.
Aucune trace de ce putain de shorty blanc !
J’aurais pu perdre mon shorty noir, ça n’aurait pas été très grave, j’en ai au moins 4 en réserve. Mais de shorty blanc, denrée rare et quasi introuvable dans les magasins, je n’en ai qu’un, acheté il y a 4 ans et conservé précieusement depuis.
Autant vous dire que je suis dans la mouise, et pas qu’un peu !
Au bout de 40 minutes de recherches vaines, je craque. Propos incohérents, grosse crise de larmes, appel au secours de MrChéri qui revient de sa réunion de préparation de kermesse au triple galop. Imperturbable face à mes hurlements hystériques, il m’aide à démonter une nouvelle fois la baraque du sol au plafond, sans le moindre résultat, malheureusement.
Alors que j’ai déjà une demi-heure de retard, mon chéri à moi que j’ai(me) a soudain une inspiration : il va me chercher le plus blanc de ses boxer kangourou et me somme de l’essayer.
Je trouve évidemment l’idée complètement ridicule, mais je m’exécute, en reniflant bruyamment. Mouais. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est “stylé”, mais ça le fait. Et ce n’est pas comme si j’avais le choix.
Je pars donc à ma répétition générale, les nerfs en pelote et les yeux tout gonflés. Évidemment, une fois sur place, je ne manque pas de raconter cette savoureuse anecdote. Je fais la maline, je fanfaronne. Je n’ai encore rien trouvé de mieux pour exorciser le ridicule. Et mes copines, hilares, se moquent gentiment de mon shorty nouvelle génération, avec poche kangourou intégrée en front office.
Mais elles ne se moquent pas longtemps de moi, en fait. Parce qu’une fois sur scène, la plupart réalise que leur shorty blanc réglementaire est beaucoup, beaucoup trop court, et que montrer ses fesses quand on danse, c’est moyennement classe. Alors que mon boxer, il est peut-être kangourou, mais il n’en recouvre pas moins parfaitement mon intimité.
Voilà comment, quelques heures plus tard, mon MrChéri s’est retrouvé à fournir la moitié de mon cours de danse en sous-vêtements d’occasion, un peu détendus de l’élastique certes, mais propres, et dignes.
Y’a pas, avoir un mec qui aime les slips blancs à la maison, ça peut vous sauver un spectacle… et une réputation !
(PS: Il va sans dire que j’ai bien évidemment retrouvé le fameux shorty deux jours après. Dans la panière de linge à repasser que j’avais vidée 3 fois. Et MrChéri 2 fois après moi. J’ai donc la preuve qu’il y a un très vilain lutin farceur qui sévit dans notre demeure) (le sale petit bâtard pourri !!)