Articles marqués ‘MrChéri est formidable’

“Ma chère petite souris…”

Par Shalima • 8 oct 2010 • Catégorie: À la Une, famille story30 blablas

dent petitou

Mon Petitou de 7 ans et demi a beau être en avance sur pas mal de choses, pour d’autres, il aime prendre son temps… Comme faire du vélo à deux roues par exemple (il faudra que je vous raconte ça un de ces quatre, ça vaut son pesant de cachètes, cette histoire). Et aussi perdre ses dents de lait.

Alors que tous ses copains de CE2 arborent depuis des mois des sourires pour le moins clairsemés, mon fiston en désespérait presque de garder le sien intact. Seule une petite quenotte, en bas, là,  faisait mine de bougeotter depuis cet été, mais sans réelle conviction. Quelle ne fut pas sa surprise, du coup, lorsqu’il la perdit, comme ça, l’air de rien, vendredi dernier, entre la poire et le fromage, à la cantine. Mon petit bonhomme s’est bien évidemment empressé de mettre son trésor à l’abri dans sa poche, mais hélas, mille fois hélas, la poche devait avoir un trou, car lorsque le soir fut venu, de petite dent il n’y avait plus !

Merdalors, et la p’tite souris ?

Son papa lui a alors suggéré d’écrire un petit mot à la petite souris, et de le mettre dans sa petite boîte à dents, le soir, sous l’oreiller. Ce vaillant subterfuge a marché, puisque le lendemain mon petit bonhomme a trouvé en lieu et place une magnifique pièce de 2€. Trop fort… non seulement la petite souris, ben elle sait lire, mais en plus elle est vraiment trop trop sympa !

souris1

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Brèves de chantier #3

Par Shalima • 3 sept 2010 • Catégorie: À la Une, famille story, home32 blablas

travaux - chambre Petitou

Lors de la dernière brève de chantier, je vous avais laissé, fin juillet, avec une fenêtre sans fenêtre, une porte pas au bon endroit et autres menues fantaisies architecturales. L’archi parti en vacances, MrChéri a endossé le rôle de coordinateur de travaux et a harcelé tout ce beau monde pour que nous puissions nous aussi partir sans laisser la maison éventrée à tout vent.

Il ne s’est pas trop mal débrouillé, puisque début août la maçonnerie et les enduits extérieurs étaient finis, le toit étanche et l’électricité raccordée. La fenêtre de notre future chambre manquait toujours, mais le menuisier avait réussi à nous dégoter un cadre à la bonne dimension et un volet roulant, nous promettant, jurant, crachant qu’à notre retour nous l’aurions, notre fenêtre.

Ne jamais croire un artisan, ça c’est la règle numéro 1.

Ne jamais croire non plus qu’une fois les vacances terminées, les artisans vont s’empresser de venir terminer leur boulot, ça c’est la règle numéro 2.

(et ne jamais poser des plinthes, fatigué, le soir après le boulot, ça c’est la règle numéro 3, mais je vous en reparle plus tard, si vous le voulez bien)

Parce qu’au jour d’aujourd’hui, trois semaines après notre retour, de fenêtre nous n’avons point. Et le volet roulant a rendu l’âme, condamnant notre future chambre à l’obscurité complète. Sans compter qu’il manque toujours la moitié du bardage du toit côté jardin.

Pourtant nous on était dans les starting blocks dès le 15 août. Profitant de la dernière semaine de vacances de MrChéri et d’un temps de gueux nous empêchant d’aller à la plage, on s’est vaillamment attaqué à la peinture des deux nouvelles pièces (très pratique dans notre future chambre, pleine de coin de de recoins, sans lumière du jour). Après deux ou trois couches de blanc, MrChéri s’est attelé à la pose du parquet dans le bureau et la chambre de Petitou. Mais pas dans notre future-chambre-sans-fenêtre, qu’on-sait-jamais-si-il-se-mettait-à-pleuvoir. (même si c’est pas trop trop le genre de la région)

Tous contents de voir l’intérieur aussi bien avancer à la sueur du pinceau et du marteau de MrChéri, on s’est pris à rêver que les finitions extérieures suivent le même chemin. Que nenni, malheureusement. Malgré nos coups de fil incessants, le charpentier n’a pas daigné pointer le bout de son nez. Le menuisier nous a assuré que le volet roulant serait réparé d’ici trois semaines (TROIS SEMAINES !) et que la fenêtre arriverait, heu, bientôt…

Déprimant.

Mais bon, moi, en attendant, j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. J’ai planifié une expédition punitive à Ikea mardi prochain, et je compte bien dévaliser leur entrepôt pour aménager, ENFIN, mon bureau. Parce que si j’attends que les travaux soient terminés, j’ai comme le pressentiment que dans six mois, j’y suis encore, sur ma table de salle à manger !

******

(Et la règle numéro 3 ? ah oui, la règle numéro 3 ! Pourquoi ne jamais poser de plinthes après être rentré du boulot, le soir, quand on est fatigué ? Parce que quand on perce les trous pour fixer les plinthes, on y met vraiment du cœur, tu vois, histoire de finir au plus vite et même pas on se rend compte qu’on traverse le mur, et qu’on fait de jolis trous (SIX JOLIS TROUS) dans le salon, de l’autre côté.)

(“Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence”, évidemment !)

(Putain, SIX trous.) (SIX) (trous) (dans le salon)

(Je suis dépitée)



Le papa de Miniloup

Par Shalima • 20 juin 2010 • Catégorie: À la Une, famille story11 blablas

le papade miniloup

Le papa de Miniloup, il a les pieds bien sur la terre.

Le papa de Miniloup, il habite à la campagne, alors il aime garder les moutons (?) et marcher dans l’herbe.

Mais le papa de Miniloup, c’est aussi le plus fort du monde, alors parfois, il saute très haut dans le ciel, pour tuer tous les monstres, et toujours avec le sourire, s’il vous plaît !

En tout cas, aujourd’hui, c’est la fête du papa de Miniloup, et Miniloup, il avait très envie de lui faire un joli cadeau. Alors il s’est tout bien appliqué à dessiner avec de beaux feutres sur sa feuille de papier récup. Parce que le papa de Miniloup, il ne travaille pas à la Cegos, mais c’est un green great papa qui ramène souvent à ses enfants tout plein de trucs et bidules trop trop bien pour faire du dessin.



Le mystère du shorty blanc

Par Shalima • 14 juin 2010 • Catégorie: À la Une, danse, famille story24 blablas

shorty

J’ai eu une fin de semaine hyper chargée, avec un aller-retour imprévu à Paris sur la journée de vendredi. Alors comme je suis une fille hyper organisée (?), j’ai commencé à préparer dès le jeudi soir nos costumes pour le spectacle de danse de samedi. Et je pense que j’ai bien fait, car avec deux chorégraphies pour Mamzelle, une pour Petitou et quatre pour moi, pas question de se louper niveau logistique.

Du coup, samedi matin, après une trop courte nuit (rentrée à 2h du mat et réveillée par un coup de fil à 8h, ça pique un peu), je n’étais certes pas très fraiche, mais j’étais plutôt sereine quant au déroulement des opérations. J’avais rendez-vous à 11h au théâtre pour mettre en place les décors et les coulisses avant la grande répétition générale, autant dire que j’étais largement dans les temps.

Un bon petit déj, une bonne douche, et j’ai sorti la planche à repasser pour que nos costumes soient nickel chrome sur leurs cintres. La panoplie de Batman pour Petitou ? Check. La robe rose pour Mamzelle ? Check. Sa tenue Grease ? Check. Ma robe noire et son shorty assorti ? Check. Mes pantacourt et débardeur noirs ? Check. Ma tunique turquoise, mon legging ? Check. Ma tunique blanche et mon shorty blanc ? Check. Euh, non, attendez, il manque quelque chose…

Mon shorty blanc.

Où est passé mon shorty blanc ?

Je me revois pourtant le sortir du sèche-linge jeudi soir, le plier soigneusement et le ranger dans le grand sac à costumes. Où à l’évidence il n’est plus ce matin.

Commence alors une recherche effrénée, et frénétique, de ce satané shorty blanc. Sans lequel je risque fort de dévoiler mon intimité à toute la salle ce soir.

Je cherche partout : dans mes affaires, dans la panière de linge sale, sous la machine à laver, derrière le sèche-linge, dans mes tiroirs, ceux de MrChéri, ceux des Korrigans.

Sous le canapé, derrière la télé, au milieu de la pile de serviettes de bain.

Aucune trace de ce putain de shorty blanc !

J’aurais pu perdre mon shorty noir, ça n’aurait pas été très grave, j’en ai au moins 4 en réserve. Mais de shorty blanc, denrée rare et quasi introuvable dans les magasins, je n’en ai qu’un, acheté il y a 4 ans et conservé précieusement depuis.
Autant vous dire que je suis dans la mouise, et pas qu’un peu !

Au bout de 40 minutes de recherches vaines, je craque. Propos incohérents, grosse crise de larmes, appel au secours de MrChéri qui revient de sa réunion de préparation de kermesse au triple galop. Imperturbable face à mes hurlements hystériques, il m’aide à démonter une nouvelle fois la baraque du sol au plafond, sans le moindre résultat, malheureusement.

Alors que j’ai déjà une demi-heure de retard, mon chéri à moi que j’ai(me) a soudain une inspiration : il va me chercher le plus blanc de ses boxer kangourou et me somme de l’essayer.

Je trouve évidemment l’idée complètement ridicule, mais je m’exécute, en reniflant bruyamment. Mouais. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est “stylé”, mais ça le fait. Et ce n’est pas comme si j’avais le choix.

Je pars donc à ma répétition générale, les nerfs en pelote et les yeux tout gonflés. Évidemment, une fois sur place, je ne manque pas de raconter cette savoureuse anecdote. Je fais la maline, je fanfaronne. Je n’ai encore rien trouvé de mieux pour exorciser le ridicule. Et mes copines, hilares, se moquent gentiment de mon shorty nouvelle génération, avec poche kangourou intégrée en front office.

Mais elles ne se moquent pas longtemps de moi, en fait. Parce qu’une fois sur scène, la plupart réalise que leur shorty blanc réglementaire est beaucoup, beaucoup trop court, et que montrer ses fesses quand on danse, c’est moyennement classe. Alors que mon boxer, il est peut-être kangourou, mais il n’en recouvre pas moins parfaitement mon intimité.

Voilà comment, quelques heures plus tard, mon MrChéri s’est retrouvé à fournir la moitié de mon cours de danse en sous-vêtements d’occasion, un peu détendus de l’élastique certes, mais propres, et dignes.

Y’a pas, avoir un mec qui aime les slips blancs à la maison, ça peut vous sauver un spectacle… et une réputation !

(PS: Il va sans dire que j’ai bien évidemment retrouvé le fameux shorty deux jours après. Dans la panière de linge à repasser que j’avais vidée 3 fois. Et MrChéri 2 fois après moi. J’ai donc la preuve qu’il y a un très vilain lutin farceur qui sévit dans notre demeure) (le sale petit bâtard pourri !!)



Pirates et chevaliers (ou comment on a sauvé des eaux la fête d’anniversaire de Petitou)

Par Shalima • 31 mai 2010 • Catégorie: À la Une, cuisine et bricolis, famille story38 blablas

gâteau île au trésor

Samedi matin, quand j’ai ouvert les volets, j’ai poussé un grand cri d’effroi…

- AAAAAAAAAAAAAaaaaaah !!!!

Contrairement à la veille, contrairement à l’avant-veille, contrairement au week-end précédent, contrairement aux normales saisonnières, contrairement à mes prières les plus intenses, il ne faisait PAS beau.

PIRE.

Samedi, il tombait des TROMBES d’eau.

Stupeur et tremblement dans la maisonnée… A 15h, nous attendons QUATORZE enfants pour fêter l’anniversaire de notre Petitou. Quatorze gamins déchaînés qu’il allait falloir confiner à l’intérieur de notre maisonnée (en travaux, je le rappelle).

C’est pas que ça soit la première fois, hein, l’anniversaire sous la flotte commence à devenir une habitude dans nos contrées tempérées mais malgré tout un tantinet océaniques. Il y a deux ans, Petitou et Mamzelle avaient joué de malchance avec la météo eux aussi. Mais là, avec un nombre non négligeable de garçons survoltés et à peine trois filles pour temporiser un peu, ça risquait d’être légèrement velu à gérer…

Surtout que, histoire de pimenter un peu la chose, j’étais indisponible aux préparatifs toute la matinée et en début d’après-midi pour cause de répétition générale de gala de danse classique à 30 kms de là. Je laissais donc MrChéri seul en charge de l’organisation, scotché à son ordi, épluchant anxieusement tous les sites pour enfants, à la recherche de passionnantes activités à faire faire à nos futurs gremlins. Les gâteaux étaient cuits de la veille, il ne lui manquait plus qu’à aller acheter deux ou trois tonnes de bombecs.

Quand je suis revenue, à quinze heure moins deux, il pleuvait toujours, mais un peu moins. Les premiers petits invités sont arrivés, nous avons fait promettre aux parents de ne pas venir les chercher trop tard, et après une salve d’encouragements compatissants, ils sont partis (les lâches). Et il s’est arrêté de pleuvoir.

Pressentant que la trêve météo serait de courte durée, MrChéri, en parfait GO aguerri, a pris les quinze enfants sous sa coupe et a filé dare dare au terrain de sport avec un ballon. Pendant ce temps, j’ai monté le gâteau vite fait – bien fait. Petitou avait très envie d’un bateau pirate et d’une île au trésor comme il y a deux ans, et c’est avec plaisir que je me suis exécutée (c’est archi simple, et ça en jette toujours un max)

gâteau rigolo bateau pirate et île au trésor

Les nuages ont recommencé à nous embêter très rapidement, toute la troupe a donc vite reflué à l’intérieur, mais le gâteau et les bonbecs étaient prêts, alors à part quelques miettes collées sur le canapé, on ne craignait plus rien.

 

Et une fois les fauves nourris et la pléthore de cadeaux offerte, alors que le niveau sonore frôlait dangereusement les 250 décibels, MrChéri (mon héros) a sorti son arme secrète, une boîte magique, le sauveur de notre après-midi, trouvé le matin même lors des courses spéciales bonbecs.

Une chasse au trésor de chevaliers, avec 7 jeux adaptables selon l’âge, deux heures de jeux rigolos tout prêts.

Le saint Graal à moins de 10€, en quelque sorte.

jeux de fête d'anniversaire - chasse au trésor

Et le pire, c’est que ça a marché. On a à peine eu le temps de faire trois jeux que les parents étaient déjà là pour récupérer leurs rejetons. Le temps a passé à toute vitesse, les loupiots étaient ravis, aucune dispute à déplorer, notre baraque n’était pas trop dévastée, que demander de plus ?

Ah oui, que la prochaine fois, quand même, il fasse beau. Juste un peu.
Parce que la chasse au trésor, dans le jardin, c’est sympa aussi !

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Bonus track
Vous pouvez télécharger le modèle des voiles et du drapeau pirate
là, sur mon blog de bricobidouille !
Enjoy !

Astuces-de-maman.fr - Les meilleures idées des mamans du Web



Danaïdes, le retour…

Par Shalima • 16 mai 2010 • Catégorie: À la Une, famille story23 blablas

scotch

Vous vous souvenez quand en mars dernier je vous racontais que nous étions en plein tri de nos garage et grenier actuels ? Eh bien jeudi, on s’est fait un bon gros coup de flippe quand on a réalisé qu’on était loin d’avoir terminé de tout vider et que les travaux allaient commencer… mardi prochain !

MrChéri a beau y avoir bossé régulièrement le soir et le week-end, j’ai beau avoir filé moi aussi quelques coups de main, malgré la dizaine de trajets à la déchetterie, à l’entrepôt d’Emmaüs et chez les copains pourvus d’un sous-sol accueillant, notre satané garage débordait toujours. A croire que plus on vide, plus on découvre du nouveau bordel. Sans compter qu’on n’avait toujours pas attaqué l’évacuation de la chambre des garçons. C’est vraiment hallucinant de voir tout ce que l’on peut accumuler en à peine cinq ans !

Alors ce week-end, malgré mon énooorme envie de passer mes journées au concours national de danse, j’ai renoncé à jouer les groupies et j’ai retroussé mes manches pour prêter renfort à mon chéri. Nous avons mis les bouchées doubles dans la poussière et les toiles d’araignées. Les lits, les commodes, les jouets des Korrigans se sont entassés dans notre mini salle de jeux, façon Tetris en 3D. C’est à peine s’il reste de la place pour atteindre les lits, mais mes loustics sont ravis de dormir ainsi blottis, dans un remake hybride de la caverne d’Ali Baba featuring la cabane aux trésors. Mamzelle a hérité de quelques meubles masculins elle aussi. Deux étagères et de nombreux cartons ont migré chez nos voisins. Le matos le moins fragile décore désormais le jardin, plus ou moins à l’abri sous des bâches de fortune. Et le meilleur pour la fin : le salon a été entièrement relooké à coup d’étagères en bois brut, de cartons et de boîtes en plastique accumulés du sol au plafond. La Damidot n’a qu’à bien se tenir, c’est du dernier chic, je ne vous raconte que ça !

Mais après trois jours d’effort, enfin, le garage et le grenier sont VIDES. Joie et bonheur dans notre cœur (et soulagement, aussi, un peu). Les travaux d’aménagement et d’extension vont pouvoir commencer. Durée des opérations : deux mois.

Autant vous dire que j’ai plus que hâte d’arriver fin juillet… parce que quelque chose me dit que le plus dur reste à venir !



Drame et varicelle

Par Shalima • 30 avr 2010 • Catégorie: À la Une, carnet de santé, famille story29 blablas

varicelle miniloup

Depuis que je suis maman, la varicelle, je m’en fais toute une montagne. Vieille réminiscence de ma propre enfance, sans doute.

A l’époque, le plus petit de mes frangins l’avait légèrement chopée pendant les vacances de Pâques. Il avait ensuite refilé une version un peu plus corsée à mon autre frangin, et j’étais arrivée en bout de course avec une varicelle puissance 15. Je m’en souviens comme si c’était hier : j’étais recouverte d’énormes boutons de la tête aux pieds, ça me démangeait horriblement, et je suis restée consignée à la maison deux bonnes semaines. J’avais 14 ans et ma plus grande trouille était de garder de vilaines cicatrices sur le visage (pour éviter de me défigurer définitivement, je me vengeais sur les boutons planqués dans les cheveux. Je ne vous dis pas le carnage.)

Alors forcément, je m’attendais au pire pour mes propres enfants. Et j’ai attendu. Dix ans. Pas l’ombre du moindre bouton durant ces dix dernières années. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir côtoyé de nombreux enfants malades, boutonneux et contagieux. Mais non, jusqu’à présent mes Korrigans résistaient encore et toujours à l’envahisseur.

Il a pourtant bien fallu que l’état de grâce cesse…

Le premier jour des vacances, samedi à l’aube, Miniloup se réveille couvert de pustules.

On est à quelques heures de notre départ à Hambourg, la valise est déjà bouclée, notre pédiatre est en vacances. Tout. Va. Bien.

(au secours !)

Moi je suis en mode panique complète version dramaqueen d’opérette :
Mais comment va-t-on faire ? On va être obligés d'annuler ! Tes parents ne vont jamais vouloir faire de la garde d'enfant malade chez eux ! Et si Mamzelle tombe malade à son tour dans un pays étranger ? onvatousmourir !!!onvatousmourir !!!"

Heureusement, j'ai épousé un homme pragmatique, et pendant que j’errais en me lamentant dans le salon, au milieu des valises éventrées, le cheveu défait et le chausson avachi, il a empoigné le téléphone, trouvé un toubib dispo pour la demi-heure suivante, habillé l’enfant et fui loin de son hystérique de femme.

Résultat, une heure après, on était rassuré, Miniloup était soigné, et nous étions prêts à mettre les voiles pour des vacances bien méritées.

Et cette varicelle, alors ?

Eh bien, une véritable promenade de santé : Miniloup n’a pas eu de fièvre et il a gardé sa légendaire pêche olympique. Mieux encore, il ne s’est quasiment pas gratté, et les boutons ont cicatrisé à la vitesse de la lumière. Non, vraiment je ne sais pas pourquoi je me suis fait un tel flip.

Ceci dit, je reste sur mes gardes. Le délai d’incubation étant de quinze jours, je surveille Mamzelle et Petitou de très près. Parce que si jamais on devait reproduire le schéma familial, je sens qu’on va beaucoup moins rigoler !