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L’île de Ré, un grand bol d’air frais

Par Shalima • 8 fév 2011 • Catégorie: À la Une, île de Ré, j'ai testé21 blablas

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Quoi de mieux qu’une escapade en amoureux au grand air, en plein cœur de l’hiver, pour se rebooster à bloc ? En tout cas, ces deux jours invités au Relais Thalasso de l’île de Ré ont été au delà de mes espérances. Nous avons été accueillis et chouchoutés comme jamais, autant vous dire que depuis notre retour, j’ai un peu de mal à atterrir !

Nous avons débarqué le vendredi soir, un peu déboussolés après trois heures de route et surtout après pas mal de tours et détours dans la campagne rétaise. Il faut savoir (et nous l’ignorions) qu’il n’y a pas moins de trois établissements de thalasso sur l’île. Après avoir trouvé porte close à la première, fermée durant l’hiver, nous avons fini par arriver à bon port. Le second essai était le bon, ouf !

J’ai tout de suite eu un coup de cœur pour l’hôtel Atalante : une superbe déco aussi moderne que chaleureuse, de belles chambres spacieuses, une jolie vue, et un accueil aux petits oignons. A quelques mètres de là, séparée par une esplanade en plein air donnant sur la plage, le centre thalasso à proprement parler. Alors que nous nous étonnions un peu de l’absence de communication couverte entre les deux établissements, nos hôtes nous ont expliqué qu’il existait bien un tunnel sous-terrain reliant les deux endroits depuis 2004, mais que celui-ci avait énormément souffert de la tempête Xynthia en février 2010 et qu’il était désormais impraticable. C’est également la raison pour laquelle l’hôtel a du être entièrement rénové l’année dernière. Au plus fort de la tempête, il y a eu jusqu’à 2m65 d’eau dans les chambres, les 80 clients de l’hôtel ayant heureusement pu trouver refuge au premier étage, tandis que le rez de chaussée était complètement dévasté par les flots. Une ambiance très Titanic qui est restée gravée dans les mémoires de ceux qui l’ont vécue.

En tout cas, en dehors d’une pelouse un peu mitée, difficile d’imaginer qu’une telle catastrophe ait pu se produire ici il y a un an à peine.  Il n’a suffi que de quelques mois pour faire disparaître les dernières traces du drame… L’hôtel a réouvert en grande pompe le 1er juillet dernier. Est-ce en raison de ces évènements dramatiques qui ont forcé tout une entreprise à redémarrer de zéro ? J’ai trouvé l’accueil particulièrement humain et chaleureux, et d’une incroyable gentillesse.

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Côté soin, nous avons également eu droit à un sans faute, et ce n’est pas MrChéri qui me contredira, je crois. Nous avons testé les grands classiques de la thalasso : enveloppements d’algues, massages sous affusion, bains d’eau de mer chaude aux huiles essentielles (vous savez, les baignoires “à bulles” version compète !). J’en suis super fan, et je n’ai vraiment pas été déçue. Nous avons également bien profité du hammam, mais malheureusement pas de la piscine, qui était fermée pour incident technique, zut.

Nous avons aussi eu droit à d’autres soins plus “spa” : MrChéri a ainsi bénéficié d’un modelage du visage d’une demi-heure qu’il n’est pas prêt d’oublier. Quant à moi, j’ai testé en avant-première un nouveau soin d’une heure, complètement dingue : le Shiatsu lumière visage. Pourtant, quand Isabelle ma souriante masseuse a commencé à me décrire les grandes étapes de ce soin, j’étais un peu dubitative. Elle me parlait de shiatsu, de réflexologie, de quartz rose et de cristaux semi-magiques, tout ça tout ça, m’assurant que le seul massage de ma tête aurait des répercussions sur le corps en entier. Soit, pourquoi pas. Je me suis allongé, elle a commencé à me triturer le crâne, c’était pas super agréable, ça faisait même un peu mal à certaines endroits. Ensuite, elle m’a enveloppé le visage dans une serviette très très chaude, puis a commencé à me masser avec son fameux quartz rose. Et là… Eh bien là, je me suis senti toute bizarre. Un peu comme lorsqu’on est sur le point de s’endormir, mais qu’on arrive encore péniblement à reprendre conscience par moment. C’était très étrange comme sensation. Et puis elle a attaqué la phase cristaux et faisceau lumineux, et là, je suis complètement partie. Mais vraiment. Je ne sais pas si j’ai dormi, si j’ai juste plané, je ne me souviens de rien, et je n’ai pas rêvé non plus. C’était complètement dingue.

J’ai repris mes esprits quand elle a arrêté de me toucher le visage et a terminé le soin avec un massage tout doux du crane. Quand je me suis relevée et que j’ai vu l’heure, je n’en croyais pas mes yeux. Mon soin avait bel et bien duré une heure, et pourtant j’ai eu l’impression de n’être restée là que 20 minutes à peine !

Je suis ressortie de là un peu stone, comme marchant sur un matelas de nuages, j’avais chaud partout, j’étais… bien. Incroyablement bien. Vraiment l’expérience la plus déroutante qu’il m’ait été donné de vivre !

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Mais nous n’avons pas fait que nous reposer et nous faire papouiller durant ce doux week-end. Nous avons également sacrément bien mangé. Une véritable cure de remise en formeS !

Le chef du restaurant l’Atalante nous a vraiment gâtés… Dès le premier soir, le ton était donné : des queues de langoustines rôties au sel de Guérande sur un lit de tapas à la mode vendéenne (1ère photo), du bar présenté sous forme de sushis géants à tomber par terre (2nde photo) et un très étonnant moelleux au cho-cola (3ème photo). Oui, oui, du cho-cola, un cœur fondant de chocolat avec une pointe de coca-cola, c’était délicieux !

Les autres repas ont été à l’avenant, j’ai fait une vraie cure de poisson et de fruits de mer, un régal. Mention spéciale à un dessert qui devrait être INTERDIT par la loi : une datte fourrée à la pâte d’amandes entourée d’un beignet au cacao, le tout accompagné d’une boule de glace à la cacahuète et d’un peu de mousse au chocolat… Un dessert à deux millions de calories, certes, mais avant tout une TUERIE, à tomber de sa chaise. La photo en est toute floue, l’émotion sans doute…

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(heureusement, il y avait des fruits aussi, un peu…)

Ce qui ne gâche rien, le restaurant est magnifique, l’équipe adorable de gentillesse, et la vue sur la mer… waouh ! Si vous passez dans le coin, thalasso ou pas thalasso, n’hésitez pas à y faire une halte gourmande, vous ne le regretterez pas !

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Voilà, vous savez tout (ou presque !). Nous avons vraiment passé un fantastique week-end. Un immense merci à toute l’équipe du Relais Thalasso de l’île de Ré !



Un iPad pour 2… ou presque

Par Shalima • 3 fév 2011 • Catégorie: À la Une, famille story27 blablas

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Or donc, à Noël, MrChéri et moi nous sommes offert un Ipad. L’idée venait de moi, évidemment, alors que depuis sa sortie je clamais à qui voulait bien l’entendre que c’était un gadget dont je n’aurais pas la moindre utilité. J’ai tenu six mois, puis comme avec l’iPhone l’année précédente, j’en ai voulu un aussi. MrChéri, lui, n’y tenait pas plus que ça, mais comme c’est un gars conciliant, et que je sais être particulièrement chiante persuasive quand j’ai une idée dans la tête, il a fini par capituler admettre qu’après tout, pourquoi pas ?

Je pensais avoir été particulièrement futée sur ce coup-là, étant la plus geek et web intoxiquée des deux, j’étais sûre que passés les premiers moments de découverte, la tablette magique deviendrait quasi mienne.

Eh bien que nenni les amis, figurez-vous que je me suis bien plantée sur ce coup-là !

Parce que depuis un mois et demi que cette douce machine est entrée dans notre foyer, elle est utilisée à plus de 80% par mon cher petit mari. C’est bien simple, il l’adore et il ne se passe pas une soirée sans qu’il joue dessus, surfe sur ses blogs préférés, fasse deux-trois recherches, regarde une vidéo, ou espionne discrétos Juan Carlos mon compte Twitter (mais pour ça, j’ai la parade, j’ai activé les notifications push : à chaque fois que quelqu’un m’envoie un message, paf, un bidule d’alerte surgit en plein milieu de l’écran. Il déteste ça !). Si on captait un peu mieux le wifi dans notre chambre, je ne serais pas étonnée qu’il finisse par dormir avec !

Je me console tout de même en me disant que oui, c’était un peu un caprice de ma part, mais qu’au moins, il ne prend pas la poussière au fond d’un carton. Les Korrigans aussi en sont fans. Même notre copine Vava, technophobe de l’extrême qui n’a jamais écrit un mail de sa vie, a failli nous le piquer samedi dernier. Ah ça, on peut dire qu’on le rentabilise à mort, notre onéreux gadget.

(Pas sûre que je puisse en dire autant avec mes tampons à cookies et autres joujoux culinaro-futiles, en fait…)



Bientôt 40

Par Shalima • 6 jan 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, miouzik37 blablas

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Cette année, MrChéri va avoir 40 ans. Alors bien sûr, au delà des bougies à souffler, de la fête démente qu’on va forcément organiser et du beau voyage qu’on est en train de préparer, il y a comme une ombre qui plane au dessus de nos têtes. Vous savez bien, la fameuse crise de la quarantaine. Celle qu’on appelle aussi démon de minuit midi. On en connait tous, des histoires de mecs pourtant très bien, qui passé le cap fatidique des 40-45 ans se mettent à lorgner les petites jeunettes ou retombent direct en pleine adolescence. Bon, faudrait pas non plus que ça m’empêche de dormir cette histoire, du coup je me rassure comme je peux en me disant que, quoi qu’il arrive, j’aurai toujours 4 ans de moins que mon chéri et que la jeunette, pour l’instant, c’est moi. Et que cet homme responsable et aimant a toujours eu 25 ans dans sa tête, alors question adolescence, ça ne déplacerait le curseur que de quelques années…

Non, je dois dire que si la crise de la quarantaine, en théorie, me fait un peu flipper, en pratique, j’ai super confiance en mon petit mari…

D’ailleurs j’étais ravie quand il a commencé à prendre des cours de guitare folk il y a quatre ans.

Je n’ai pas (trop) tiqué quand il s’est choisi une sangle AC/DC au lieu d’une toute simple, unie, noire, classique.

J’ai plutôt vu d’un bon œil ses dernières acquisitions d’apprenti musicos : une guitare électrique d’occase et un ampli qui prend autant de place que ses haut-parleurs grésillent.

Je trouve ça plutôt chouette qu’il se soit inscrit à un cours “de groupe”, et qu’avec son “groupe” d’ados, il répète depuis bientôt 4 mois Sunday, Bloody Sunday

En revanche, si un jour il se pointe avec une Ford Mustang cabriolet rouge décapotable, façon Tom Scavo désespéré, vous croyez qu’il faut que je commence à m’inquiéter ?



Bah oui, c’est possible !

Par Shalima • 7 déc 2010 • Catégorie: À la Une34 blablas

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Parfois, quand ça veut pas, ça veut pas. Tu as beau lutter, faire ta rebelle face au destin, ya pas moyen. Inutile d’accuser le karma, le modjo, ou n’importe quel bidule un tantinet ésotérique, parfois, le problème, c’est juste toi. Ou moi, en l’occurrence.

Par exemple, en ce début de semaine, je suis à Paris. Une petite expédition prévue depuis un certain temps déjà, mais dont l’organisation s’est avérée un peu plus difficile que prévu. Ainsi, jeudi dernier, à J-5 du départ, après pas mal d’errements logistiques de la part du staff, je me retrouve finalement à devoir me démerder toute seule comme une grande (c’est à dire, à avancer la thune et acheter moi-même les billets de train). Ni une, ni deux, je fonce Alphonse sur le site web de la SNCF. Ouf, il reste des places, hé, ya même des Preum’s. C’est la fête !

Mais comme il est malheureusement trop tard pour me les faire envoyer à la maison, je choisis un retrait en borne. Et comme c’est une avance sur frais professionnels, je paye avec ma carte pro. Organisée, la meuf.

MrChéri me proposant gentiment de passer à la gare en allant au boulot pour retirer ces fameux billets de train, je lui file ma carte et ma référence dossier, et roule ma poule.

Sauf qu’une demi-heure plus tard, le dit MrChéri me rappelle, en me disant : “ya un problème, là, la borne ne marche pas avec ta carte, du coup je suis au guichet, et il me faut ton code carte bleue.”

Et là, gros moment de solitude. Putain, c’est quoi déjà mon code ?

(Bah oui, ma carte pro elle me sert genre trois fois par an, et encore… J’ai du taper mon code deux fois depuis que je l’ai, cette foutue carte !)

Je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis, je me rappelle qu’il y a une histoire de Mayenne là dessous, et qu’il y a deux fois le même chiffre, mais pas à la suite.

- 5663 !

*Erreur*

- Attends, la Mayenne, c’est pas 53, plutôt ?

- Oh putain, oui, tu as raison, ça doit être le Morbihan plutôt. Essaye 6356 !

*Erreur*

- Bon là, ma chérie, faut plus te louper, hein, encore une erreur et ta carte est bloquée !

Et là, c’est pas la carte qui bloque, c’est moi. Incapable de sortir le moindre chiffre. MrChéri finit par abandonner (ya du monde derrière lui au guichet qui a moyen envie de jouer au jeu des départements français).

Dès que j’ai raccroché, je me précipite sur mon dossier “banque”, à la recherche d’un fichu code gribouillé quelque part. J’épluche également tous mes carnets, mon porte-feuille. Rien. Je retrouve juste le courrier accompagnant ma carte, me conseillant de détruire le code après l’avoir soigneusement mémorisé. Bon sang, ce que je peux être connement obéissante, parfois !

Je finis par appeler ma banque. Qui est fermée. Alors j’appelle le service d’opposition de carte. Je sais, rien à voir, mais je voulais juste parler à une personne humaine. Laquelle me renvoie sans ménagement vers le service commercial. Je tombe alors sur un type sympa, qui me dit de retourner à la gare, et d’insister. Il me file même son numéro direct pour que le type de la gare l’appelle. (Je crois que ce gentil monsieur ne vit pas sur la même planète que nous, mais ne le blâmons pas trop, ça partait d’un bon sentiment)

Je raccroche, j’ai envie de pleurer. Dans quel guêpier me suis-je fourrée ?

À 15h30, je rappelle ma banque, enfin ouverte. La nana de l’accueil me conseille de demander un nouveau code, qu’on m’enverra sous 10 à 72h. En croisant les doigts, serrant les fesses et priant Sainte Rita, il arrivera peut-être samedi (mon train partant à 9h le lundi matin, c’est mon dernier recours).

Je raccroche, il ne me reste plus qu’à attendre le facteur pendant 10 à 72 heures, donc.

Je pense à un moment annuler mes billets et en prendre d’autres. Ah merde, c’est des preum’s : non échangeables, non remboursables, c’est écrit.

Bon ben je continue d’attendre, alors.

L’après-midi se passe, j’essaie de bosser comme je peux, la tête franchement ailleurs. 16h30, c’est l’heure d’aller chercher les Korrigans à l’école. Au moment où j’enfile mes gants, PUTAIN, L’ILLUMINATION !

5365 !

Cinquante-trois soixante-cinq !!

MAYENNE / HAUTES PYRÉNÉES !!!

Bon sang, mais c’est bien sûr !!! Comment ai-je pu oublier un code aussi facile ?? (hein, comment ?)

Je me précipite sur mon téléphone et hurle le code à MrChéri. Tout son bureau en profite, mais je m’en fous, J’AI RETROUVÉ MON CODE, ALLÉLUIA !

Sauf que je réalise soudain que j’ai retrouvé l’ancien code, celui qui à ma demande vient d’être changé et dont je ne connais évidemment pas le successeur… Rhaaaaaaa….

(trouvez-moi une corde, vite)

(…)

La suite de cette histoire à la con ? Eh bien, il faut croire qu’il y a un dieu pour les écervelées dans mon genre. Mon MrChéri que j’aime (et qui a bien du mérite à me supporter) a tenté le tout pour le tout le soir même, en rentrant du boulot. Retour au guichet, tapage du code magique, erreur de la machine. Suppliques façon drama king auprès du guichetier. Guichetier désolé avouant son impuissance à l’aider. Quand tout à coup… schkrcht schkricht schkrcht schkricht… L’imprimante a recraché deux miraculeux petits billets tout frais. Personne n’a rien compris, tout ce que je sais c’est que ma connerie ne m’a finalement coûté que le prix d’une après-midi de stress. Une paille, finalement, parce que j’ai échappé de peu à devoir payer mes billets en double !



Nos premiers jours au Sénégal

Par Shalima • 21 nov 2010 • Catégorie: À la Une, Carnets de voyage, Dakar31 blablas

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Il y a deux ans, lorsque Dom a annoncé partir vivre au Sénégal, je lui avais fait une promesse, aller la voir là-bas, chez elle, à Dakar. Cette destination n’avait rien d’évident pour nous, notamment pour MrChéri qui n’était guère tenté par la découverte de l’Afrique. Disons qu’il avait d’autres envies pour nos prochaines vacances. Alors j’ai rusé, et pour mon anniversaire, j’ai mis tout le monde à contribution pour que mon cadeau soit un joli billet d’avion. A partir de là, il était fichu, il ne pouvait QUE m’accompagner !

Nous avons pris un vol direct de la compagnie Air Méditerranée très très tôt le vendredi matin. Qui dit direct ne veut pas forcément dire sans escale, et au lieu des 5h30 prévues au départ, nous sommes restés coincés dans ce fichu coucou pas moins de 9h d’affilée, avec juste un petit déj dans l’estomac, bénéficiant de deux escales surprises à Lyon (prévue mais pas annoncée lors de l’enregistrement) et à Agadir (pas prévue, mais il y avait trop de vent, il a fallu refaire le plein !). Les joies des vols charter ! (à ce moment-là, nous ne savions pas encore que le vol retour serait encore plus folklo. D’ailleurs, nous ne savions même pas quand nous allions rentrer)

Autant vous dire que quand nous avons posé les pieds sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, sous un soleil de plomb et dans une chaleur de four (plus de 35°C), nous étions hyper contents d’être arrivés. Le passage de la douane s’est fait sans encombre, on a récupéré nos valises, et on est sortis à la recherche de MisterB, le chéri de Dom, venu gentiment nous chercher avec son pick up de l’espace. C’était l’heure de la prière, il n’y avait pas trop de monde sur le parking, on l’a vite repéré, et zou, il nous a embarqués. Sur le chemin de la Dom House, premier contact avec l’Afrique, ses routes défoncées, sa circulation de malade, le bruit, la poussière… mais aussi une lumière démentielle, un ciel bleu éclatant, une explosion de couleurs vives. Ballotée dans tous les sens, j’ouvrais tout grand mes yeux, impressionnée. Le dépaysement a été immédiat.

Arrivés à destination, j’ai été frappée par le contraste entre l’agitation de la rue et le havre de paix de la maison de Dom… C’en était étourdissant. La joie des retrouvailles, les embrassades, la visite des lieux, la présentation de Mamadou et Fatou, vite les maillots, la piscine, les transats. Le calme et la détente après un bien long voyage.

La fin de la journée est arrivée sans crier gare, laissant la place à une chouette soirée de papotages à bâtons rompus sur la terrasse, dans le vent tiède. Oubliée la fatigue quand il s’agit de refaire le monde !

Le lendemain matin, nous avons mis les voiles direction Saly, petite station balnéaire à 80 kms au sud de Dakar, autrement appelée la “réserve à toubabs”… Un coin hyper touristique, mais néanmoins charmant, parfait pour s’acclimater en douceur et se détendre avec nos amis. La sortie de Dakar a été un peu chaotique, il y avait beaucoup de monde sur la route, et partout, des charrettes, des moutons, la Tabaski étant toute proche (j’aurai l’occasion de vous en reparler très vite).

Après deux heures et demi de route, nous sommes arrivés à Saly. Nous avons déposé nos affaires dans la très jolie petite maison louée pour le week-end et nous avons filé illico à la plage.

La maison, enfin le jardin, avec son baobab, ses palmiers, ses bougainvillées et sa petite piscine:

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La plaaaage, les cocotiers, tout ça :

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Inutile de vous faire un dessin, nous avons passé deux jours au soleil, à buller et trempoter gaiment, à faire une cure de poissons grillés au bord de l’eau, un vrai bonheur.

Le dimanche soir, Dom et sa petite famille sont rentrés à Dakar, tandis que MrChéri et moi sommes allés rendre une petite visite à des amis qui possèdent une maison à Saly. Hasard du calendrier, ils étaient là-bas en même temps que nous. Nous avons passé la nuit ainsi qu’une grande partie de la journée de lundi chez eux, profitant de leur magnifique piscine et de la grande plage toute proche.

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Mais nous n’avons pas fait que buller. Notre ami nous a entraînés sur le chemin des pistes, direction le port de pêche de Mbour, à quelques kilomètres de là. Je n’ai pas pris de photos tant il y avait de monde, mais la traversée du marché et du port de pêche était vraiment impressionnante : des étals partout, une foule hyper dense, et encore et toujours des moutons à tous les coins de rue attendant d’être achetés pour la Tabaski. C’était tellement le souk que nous avons préféré prendre un guide qui nous a menés dans le dédale des rues, ainsi que sur la plage où les hommes préparaient à même le sable le poisson pêché du matin. Nous en avons vraiment pris plein les mirettes. Piétiner en spartiates dans les flaques de la “halle” aux poissons restera un grand moment pour moi !

Le soir, il nous a fallu repartir vers Dakar. On pensait être plus tranquilles que le samedi matin pour rouler, mais aux abords de la ville, nous nous sommes retrouvés coincés dans des bouchons dantesques. Un truc de dingue, je n’avais jamais vu ça. Tous les ronds points étaient bloqués par… les moutons ! Les voitures se faufilaient comme elles le pouvaient, de front sur quatre files quand il n’y avait que deux voies, quand ce n’était pas à contre-sens sur les bas-côtés. Nous avons mis deux heures et demi pour parcourir les quinze derniers kilomètres, dans le noir complet, en slalomant entre les bus, les piétons, les animaux, les nids de poule. Nous avons béni le pick up de l’espace et ses gros pare-chocs, prêté par MisterB… Et j’ai personnellement loué l’inébranlable sang froid de MrChéri qui effectuait là son baptême de conduite africaine. Une expérience inoubliable !

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À suivre…



Bye bye bazarland

Par Shalima • 4 nov 2010 • Catégorie: À la Une, famille story, home60 blablas

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Ces derniers temps, j’ai l’impression de passer ma vie à Ikea… Quatre visites en moins de deux mois, surtout quand on sait que je suis à une heure et demi de route du magasin le plus proche, c’est limite du vice, à ce niveau, non ?

La première fois, c’était pour aménager mon bureau, et diverses petites conneries.

La deuxième fois, c’était pour aménager nos chambres, et diverses petites conneries.

La troisième fois, c’était pour dépanner des amis, et diverses petites conneries.

La quatrième fois, c’était hier et ce n’était absolument pas prévu.

Sauf que ce week-end, après avoir ré-aménagé toutes les chambres, et transvasé les jouets des Korrigans dans notre ancienne chambre, aka la nouvelle salle de jeux, on a réalisé qu’on avait un “léger” problème :

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Trois caisses en plastoc déglinguées et deux paniers en osier, ça allait être un peu juste pour ranger la tonne douze de jouets rapatriée au rez-de-chaussée.

(Ne me demandez pas comment c’était avant, dispatché dans les chambres des Korrigans) (C’était le bordel)

On ne pouvait décemment pas laisser ça en l’état. Et surtout, il fallait agir, VITE, sachant que nous accueillons ce week-end une petite famille de cinq. Sensés dormir, dans la nouvelle salle de jeu, upgradée en chambre d’amis pour l’occasion.

J’ai donc foncé ventre à terre à Ikea, hier, sitôt les Korrigans déposés à l’école. Escortée d’une copine aux biscottos affutés, nous avons, encore une fois, arpenté l’immense magasin en long, en large, et en travers. En moins de temps qu’il n’en faut pour préparer sa liste de course, ma voiture s’est retrouvée de nouveau blindée de cartons pesant un âne mort, et de diverses petites conneries. C’est sans fin ces trucs, tu crois que tu sauras résister au bout de la quatrième fois, mais Ikea, c’est TOUJOURS plus fort que toi.

Je suis officiellement ruinée. Mais ma maison sera bientôt bien rangée.

Car bien sûr, avant de pouvoir retrouver un semblant d’ordre, il a fallu TRIER la tonne douze de jouets. Tout était mélangé, c’était l’horreur, une chatte n’y aurait pas retrouvé ses bébés playmos, ni ses little petshops…

J’ai mis tout le monde à contribution : mes Korrigans et trois de leurs copains qui passaient par là, les pauvres. Bon, au bout d’une dizaine de minutes, il n’y avait guère plus que Mamzelle et moi qui bossions, mais après deux heures et demi et un bon sac poubelle, miracle, c’était plié, heu, trié :

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Rhaaaa, c’est beau, non ?

Ensuite, MrChéri est entré en scène, armé de son magique tournevis et de sa patience légendaire, et hop, hop, hop, voilà le résultat ce matin :

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Magique !

Allez, je ne résiste pas au plaisir de vous faire un ptit coup d’avant / après :

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(bon, ok, il reste encore la bibliothèque à rangeouiller un brin)

♥ ♥ ♥

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Réalisé sans sponsor… et sans trucages !



“Ma chère petite souris…”

Par Shalima • 8 oct 2010 • Catégorie: À la Une, famille story30 blablas

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Mon Petitou de 7 ans et demi a beau être en avance sur pas mal de choses, pour d’autres, il aime prendre son temps… Comme faire du vélo à deux roues par exemple (il faudra que je vous raconte ça un de ces quatre, ça vaut son pesant de cachètes, cette histoire). Et aussi perdre ses dents de lait.

Alors que tous ses copains de CE2 arborent depuis des mois des sourires pour le moins clairsemés, mon fiston en désespérait presque de garder le sien intact. Seule une petite quenotte, en bas, là,  faisait mine de bougeotter depuis cet été, mais sans réelle conviction. Quelle ne fut pas sa surprise, du coup, lorsqu’il la perdit, comme ça, l’air de rien, vendredi dernier, entre la poire et le fromage, à la cantine. Mon petit bonhomme s’est bien évidemment empressé de mettre son trésor à l’abri dans sa poche, mais hélas, mille fois hélas, la poche devait avoir un trou, car lorsque le soir fut venu, de petite dent il n’y avait plus !

Merdalors, et la p’tite souris ?

Son papa lui a alors suggéré d’écrire un petit mot à la petite souris, et de le mettre dans sa petite boîte à dents, le soir, sous l’oreiller. Ce vaillant subterfuge a marché, puisque le lendemain mon petit bonhomme a trouvé en lieu et place une magnifique pièce de 2€. Trop fort… non seulement la petite souris, ben elle sait lire, mais en plus elle est vraiment trop trop sympa !

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