Articles marqués ‘mes états d’âmes (Eric ?)’

Une pause bien méritée

Par Shalima • 1 oct 2009 • Catégorie: À la Une, chuis crevée, trucs de fâme29 blablas

pausefloue

Il y a des moments où il faut savoir s’arrêter, et profiter d’une pause bien méritée. Ça semble bateau comme recommandation, mais pourtant, il est rare que je sache m’arrête à temps. En général, je tire sur la corde jusqu’à ce qu’inévitablement, elle craque.

Malgré ce fâcheux penchant, hier soir, après une journée de mercredi où je n’ai fait que courir et crier après mes Korrigans, j’ai décidé de m’accorder une petite parenthèse girly. La rentrée, comme toute rentrée qui se respecte, a été chargée, avec son lot de réunions d’information, d’inscriptions, de casse-tête d’emploi du temps à résoudre. Pour couronner le tout, j’ai eu du boulot par dessus la tête depuis quelques semaines, ce qui m’a poussé à travailler quelques nuits et quelques week-ends. Bref, il était grand temps pour moi de prendre une pause.

Alors pendant que MrChéri était à son cours de guitare, j’ai couché les Korrigans eti fermé les volets, j’ai éteint le plafonnier et allumé quelques bougies. Je suis allée chercher mon vernis rouge le plus pétant, et je me suis peinturluré les ongles avec application. Ensuite, je me suis collée sur le canapé, en pyjama sous mon plaid en polaire, et je me suis plongée dans le documentaire “Lagerfeld Confidentiel” en attendant que ma manucure sèche. 1h30 de déconnexion totale, les doigts en éventail, des étoiles plein les yeux.

Vous savez quoi ? Ca m’a fait un bien fou. Je n’ai qu’une envie, ce soir recommencer… un bon bouquin, et à 21heures au lit !



Secrets de famille

Par Shalima • 19 mai 2009 • Catégorie: famille story, la vie de Mamisa, souvenirs souvenirs14 blablas

secrets de famille

On dit bien qu’il y a des secrets cachés dans chaque famille… A vrai dire, je me doutais que la nôtre ne faisait pas exception à la règle. N’empêche, quand un secret enfoui depuis sept décennies vous explose à la figure au moment où l’on s’y attend le moins, ça fait vraiment une drôle d’impression. Je n’ose imaginer le choc pour mon père d’apprendre ça à 60 ans passé. Parce que moi, à 34 ans, j’avoue, ça m’a quand même un peu ébranlée.

Ceci dit, ce serait mentir que de dire que je suis complètement surprise. J’ai souvent pensé qu’il y avait des trucs un peu bizarres, des incohérences dans les dates, des flous artistiques dans certains récits. Évidemment, maintenant que je sais certaines choses, le puzzle se reconstitue peu à peu. Et l’envie d’en savoir plus, de tout savoir, me taraude.

Alors ce qui me peine le plus, finalement, c’est de ne plus pouvoir en parler avec la principale intéressée. Sans doute est-ce mieux ainsi, en gardant le silence toutes ces années, elle voulait tirer un trait définitif sur cette période de sa vie. Il ne reste plus que quelques papiers, des photos, et les souvenirs un peu embrumés de ma grande-tante, en maison de convalescence à des milliers de kilomètres d’ici. La chasse aux indices ne fait que commencer…

J’ai toujours eu envie d’écrire un livre sur la vie hors du commun de ma Mamisa. Depuis ce week-end, j’ai de nouveaux chapitres à ajouter.



Un petit tour chez l’opticien

Par Shalima • 9 avr 2009 • Catégorie: À la Une, bazar, souvenirs souvenirs24 blablas

lunettes de soleil Chanel

La semaine dernière, c’est la première fois que je me payais le luxe d’avoir des lunettes de soleil adaptées à ma vue. Enfin, je veux dire, c’est la première fois que je sortais ma carte bleue chez un opticien. Il faut bien un début à tout ! Non pas qu’avant je braquais les présentoirs de lunettes avec un mi-bas collé sur la tête et que je sortais en courant par la vitrine, pas du tout, non mais pour qui vous me prenez ? Non, moi j’ai passé une bonne partie de mon enfance dans l’arrière-boutique d’un opticien de grand talent, oui, j’ai nommé mon papa (il me lit, alors j’en rajoute une couche).

Des heures et des heures à contempler les nouveaux modèles, à essayer de vieux rogatons bien moches en pouffant de rire, à jouer à empiler les bannettes des clients, à trier les cordons de lunettes (ceux en micro perles colorées, kitsch à souhait, mes préférés !), à observer les clients, à rêver de jouer à la marchande. A supplier mon père de m’offrir une nouvelle paire de solaires. A désespérer de décrocher systématiquement un 10/10 à chaque œil à chacune de mes visites chez l’ophtalmo. Bien plus tard, même après avoir quitté le nid familial, c’est toujours mon papa qui se chargeait de mes commandes spéciales. J’écumais les boutiques et le net, je lui envoyais les références, et hop, au détour d’une visite familiale ou grâce à la magie du colissimo rembourré, j’avais nouvelle monture à mon nez.

Mais tout ça c’est terminé. Mon papa a pris sa retraite en décembre dernier. Et maintenant il faut bien que je me débrouille toute seule. Enfin, comme tout le monde quoi.

C’est donc un peu intimidée que j’ai poussé la porte d’une enseigne (la même que celle de papa ! Hasard ? Coïncidence ?). Et soudain, j’ai eu la curieuse impression d’être passée de l’autre côté du miroir. Dur dur de n’être qu’une cliente parmi les autres. Attendre patiemment son tour, ne plus avoir accès derrière le comptoir, ni ne voir les machines tourner, écouter sagement les conseils et arguments de vente. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher de raconter un peu ma vie à l’opticienne qui s’occupait de moi. Pourquoi je ne voulais plus avoir à choisir entre voir clair et ne plus être éblouie. Pourquoi je n’avais pas aucune idée du prix que ça allait me coûter. Ben oui, je lui ai même parlé de mon papa…

Et puis, j’ai payé et je suis repartie avec ma vieille monture Chanel que j’adore, équipée de nouveaux verres solaires correcteurs. Je vois désormais super bien, même en plein soleil, c’est un gros changement et un vrai confort. C’est toujours ça de gagné !



Plus vite que la musique ?

Par Shalima • 13 mar 2009 • Catégorie: famille story, zou à l'école43 blablas

zou, à l'école !

Je ne parle pas souvent de Petitou, mon doux korrigan deuxième du nom, je m’en étais déjà expliquée . Depuis toujours mon Petitou est un petit garçon, sage, contemplatif, ce qu’on aurait vite fait de cataloguer enfant « facile ». Gros bébé dormeur, il a fait ses nuits à 3 semaines. Je me souviens des heures qu’il passait à feuilleter, page après page, un gros catalogue La Redoute, sagement assis à côté de moi. Il ne marchait pas encore, il n’avait même pas 1 an. Ensuite, il s’est pris de passion pour tout un tas de jeu hyper précis : la pêche à la ligne, l’alignement minutieux de tous ses jouets (les fameuses “keuleuleus”) en longue file indienne serpentant au travers de sa chambre, les puzzles de plus en plus complexes, les coloriages “sans dépasser”, les perles à repasser patiemment assemblées, les “algorithmes” de légo…

Ces derniers temps, je sentais bien que mon petit bonhomme n’était pas super à l’aise dans ses baskets, se renfermant sur lui-même à la moindre contrariété, boudant et grognonnant plus souvent que d’habitude. Aussi, quand sa maîtresse de grande section a demandé à me voir après la classe, la semaine dernière, j’étais un peu inquiète. La grande trace rouge barrant la joue de mon loulou n’était pas là pour me rassurer.

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Ces petits riens qui font les grandes histoires

Par Shalima • 6 mar 2009 • Catégorie: blog story30 blablas

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Depuis toujours, j’aime me raconter des petites histoires. Ou pour être exacte, je m’appuie sur le moindre petit détail qui m’entoure, et hop, mon imagination s’emballe. Je me souviens très bien des mille et unes petites aventures qui m’arrivaient le matin, sur le chemin du lycée ou de la fac. Un feu rouge au mauvais moment, un coup de frein un peu brutal, une voiture qui roule trop lentement et gêne la circulation, un type trop pressé qui me bouscule, une glissade sur le trottoir, mon sac qui tombe et éparpille son contenu. J’arrivais en cours avec tout un roman brodé dans ma tête et je me réjouissais d’avance à l’idée de raconter mes péripéties à mes copines, qui à n’en pas douter seraient diverties, voire même captivées, par mes histoires palpitantes. Je n’en faisais jamais rien, évidemment, les conversations déjà commencées suivaient leurs cours, je n’avais pas suffisamment le goût du théâtre pour les interrompre et imposer mon petit sketch quotidien… Mais tout était là, dans ma tête, et cela m’amusait moi-même. C’était déjà pas si mal.

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Somewhere over the rainbow

Par Shalima • 26 nov 2008 • Catégorie: famille story40 blablas


(chez Mamisa, avril 2008)

Ce n’est pas facile de parler de la mort à ses enfants.

On ne sait pas comment aborder le sujet. On a peur d’en dire trop, ou pas assez, de les rendre tristes, ou pire, de les traumatiser. Et puis il faut arriver à gérer ses propres émotions, ses peurs, ses croyances, éventuellement sa foi.

J’en discutais l’autre jour avec Dom (qui m’a d’ailleurs soufflé cette idée de billet) : dans certaines sociétés, comme en Afrique, on vit avec la mort, la mort fait partie de la vie, il n’y a pas de tabou, ou presque sur le sujet. Dans notre société occidentale, ce n’est pas le cas, loin de là. On cache la mort, on l’évite du regard, on ne veut surtout pas y penser. Alors comment aborder le sujet quand celui-ci nous touche de plein fouet, sans qu’on y soit préparé ?

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J-3: ça complote dans notre dos ?

Par Shalima • 1 oct 2008 • Catégorie: bazar17 blablas

A 3 jours de notre grande fiesta d’anniversaire de mariage, voilà ce que j’ai trouvé dans la chambre de Mamzelle :

Mamzelle complote !

Mmmmh, mais qu’est-ce que cela peut-il bien être ??

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Ça n’a rien à voir, mais aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie. Le congé parental, c’est fini. Après celui de mérofoyer, j’endosse le costume pas franchement réjouissant de chômeuse… Espérons que ça ne dure pas trop longtemps !!

N’oubliez pas,

Merci !