Articles marqués ‘mes états d’âmes (Eric ?)’

Rentrée

Par Shalima • 15 août 2010 • Catégorie: Le blog21 blablas

oursblanc

Et voilà, après une traversée de France dans les grandes largeurs, un long séjour dans le Jura, un saut de puce en Alsace, une belle journée en Suisse, une halte à Clermont Ferrand, nous sommes de retour à la maison. Ces deux semaines très familiales nous ont fait un bien fou : nous nous sommes reposé, malgré un temps pas terrible terrible nous nous sommes beaucoup baigné, j’ai lu jusqu’à plus soif et nous avons profité d’êtres chers, parfois jusqu’au bout de la nuit à refaire le monde sur un coin de terrasse.

J’avais vraiment besoin de faire ce break, de changer d’air, de me déconnecter après deux mois de stress, de travail acharné et de nuits enchaînées à mon ordi. J’avais cette désagréable impression de ne plus vraiment aimer ce que je faisais, d’être au bord du burn out. Et pourtant, même en vacances, j’ai été tentée de rester connectée, encore. Heureusement, la technologie s’est retournée contre moi, et après avoir cherché en vain un soupçon de 3G et fait lamentablement planter le PC de mon beau-père, j’ai enfin compris que consulter mes mails de temps à autre et twitter avec modération depuis mon iPhone seraient largement suffisants !

Je reviens donc rechargée à bloc, avec des idées plein la tête, avec la vraie envie d’écrire et de me lancer dans de nouveaux projets aussi bien professionnels que personnels. J’ai le clavier qui frétille, mon petit carnet d’inspiration est gribouillé de partout, ma to do list se remplit peu à peu. Bloguer m’a manqué, et ça c’est vraiment le signe que je suis back dans les bacs.

Alors comme dirait l’autre, peut-être faut-il partir pour mieux revenir… et ça tombe bien, il nous reste encore une semaine en famille à partager (et des travaux d’aménagement de la maison à terminer !)



Il y a un an…

Par Shalima • 28 juin 2010 • Catégorie: Le blog, New York, nostalgiiiie19 blablas

Il y a un an, jour pour jour, à cette heure-ci, ma valise était prête, et j’étais sur le point de traverser l’Atlantique avec deux amies pour passer dix jours fabuleux à New York.

Je rêvais de ce voyage depuis toujours et les conditions étaient idéales pour que le rêve devienne réalité.

Ces dix jours ont tenu toutes leurs promesses : j’ai découvert une ville magique, à la hauteur de mes espérances, j’ai dansé tant et plus, nous avons vécu et partagé de si belles choses. Une expérience riche, intense, magnifique.

Une année a passé, mais je crois que je ne m’en suis pas tout à fait remise. Une part de moi arpente encore les rues brûlantes de Manhattan et hante les studios avec vue sur Broadway. C’était il y a un an, et foutue nostalgie, je revis cette escapade enchantée jour par jour, heure par heure, minute par minute. Je ne rêve que d’y retourner, désormais. Mais avec mon chéri dans mes bagages cette fois-ci.



Bienvenue à Poudlard, ma chérie !

Par Shalima • 25 juin 2010 • Catégorie: Le blog, famille story30 blablas

harry

Comment te rends-tu compte que ta fille grandit ?

A certains petits détails qui ne trompent pas.

Comme, par exemple, alors qu’elle te tanne depuis des mois et des mois et que tu lui réponds “quand tu auras dix ans, comme Harry“, finalement tu craques et tu l’autorises à lire le premier tome d’Harry Potter. Pour réaliser que de toute manière, dans moins de deux mois, elle les soufflera ses 10 satanées bougies.

Ton bébé.

Dix ans.

Qui lit Harry Potter.

Pfiou.



Fünf und Dreizig (déjà 35)

Par Shalima • 20 avr 2010 • Catégorie: Le blog, famille story74 blablas

35 bougies

35 ans, ouais.

Pfiou.

C’est dingue, je n’ai pas vu passer ces cinq dernières années, et pourtant mes trente ans me semblent si loin. Quelle étrange distorsion du temps…

Le passage des cinq me file toujours une sorte de vertige, comme si tout à coup on basculait vraiment dans son âge et que la prochaine décade en devenait du coup presque tangible. Je m’élancerais donc vers mes quarante ans ? J’ai du mal à le croire, moi qui me souviens si bien de la fête organisée par mes parents pour l’anniversaire de ma mère, en 1988. J’avais alors 13 ans, et ils me semblaient si… vieux ! En même temps, les années 60 me semblaient la préhistoire alors que les 80’s ne me semblent pas si éloignées, finalement.

(A la distorsion s’ajoute la relativité, on n’est pas rendus)

N’allez pas pour autant croire que j’ai le blues ce matin. Au contraire, je plane dans une espèce de légère euphorie. J’ai toujours adoré mon anniversaire, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Surtout qu’il m’arrive toujours des trucs un peu dingues toutes les cinq années.

A cinq ans, je devenais grande sœur.
A dix ans, je rentrais au collège.
A quinze ans, heu, on va dire que c’est l’exception qui confirme la règle.
A vingt ans, je rencontrais MrChéri.
A vingt-cinq ans, je devenais maman.
A trente ans, je remettais ça pour la troisième et dernière fois. Et on a acheté notre maison.

J’ai hâte de voir ce que cette année me réserve !

En attendant, je savoure cette douce journée ensoleillée et toutes les petites et grandes preuves d’affection qui pleuvent autour de moi : des dessins d’enfant, des surprises, des coups de fil, des petits messages d’amitié…

♥ ♥ ♥ Merci les copains ! ♥ ♥ ♥

35dessin



Les premières fois

Par Shalima • 9 avr 2010 • Catégorie: Le blog18 blablas

1eresfois

Il y a tant de jolies premières fois, finalement, qu’il peut être facile, si l’on n’y prend pas garde, de passer à côté sans même s’en apercevoir. Ainsi, chaque matin, le premier regard qui s’extirpe de l’oreiller douillet. Le premier baiser, le premier câlin. La première tasse de thé, ou de café serré, pour se réveiller. Ces premiers gestes, qui se répètent au quotidien et qui font qu’on est si bien.

Il y a aussi le premier beau jour de l’année, la première fleur qui éclot, annonciatrice de printemps qui vient. Puis viennent les premières sandales, le premier déjeuner sur l’herbe. Le temps des cerises, si court, si doux. Le premier apéritif en terrasse, le premier barbecue. L’odeur de la crème solaire, la première baignade.

Chaque saison amène ses premiers délices : les premières feuilles qui tombent des arbres et tapissent le sol, le premier givre qui fige le matin, la première neige, les premiers marrons grillés, le premier feu de cheminée.

Et la vie n’est pas en reste… qui a oublié son premier amour, sa première livraison de fleurs, son premier baiser… le premier jour d’école, le premier travail, le premier “chez-soi”…

Maintenant que je suis maman, ce sont surtout les premières fois de mes enfants qui me touchent et m’émeuvent. Car si toutes ces premières fois sont destinées à se reproduire, encore et encore, au risque de perdre leur saveur si particulière, vues à travers leur regard d’enfant, elles ont un petit goût d’éternité.

(Petit billet publié sur Fresh’n'Fashion l’année dernière que j’ai eu envie de partager à nouveau)

et un petit Bonus Track j’me la pète: une chouette interview à lire sur le Monde des Parents, merci Samantha !



Geneviève, le Dr Z. et moi

Par Shalima • 9 mar 2010 • Catégorie: Le blog48 blablas

metre ruban

4 ans après la naissance de mon dernier Korrigan, je n’ai toujours pas perdu les kilos pris durant ma grossesse. Je sais que malgré ça mon IMC reste normal et que je ne suis pas grosse. Mais ce poids pris et gardé me prend la tête, et jusqu’ici les tentatives pour me débarrasser de cet excédent de bagages se sont révélées vaines.

Pour mes deux premiers enfants, pourtant, le temps avait fait son affaire : la reprise du travail, de la danse et un rythme soutenu aidant, au bout d’une année, je rentrais peu ou prou dans mon jeans fétiche. Je pouvais même me vanter de ne pas avoir eu besoin de me lancer dans des régimes de famine pour cela (même si la découverte de la méthode Zermati après la naissance de Petitou m’a filé un sacré coup de pouce). Alors qu’est-ce qui fait que la troisième fois, la machine semble s’être grippée ?

J’ai bien ma petite idée là-dessus : un diabète gestationnel en fin de grossesse qui m’a contraint de suivre un régime hypoglucidique très strict pendant deux mois, un retour de bâton après la naissance qui a fait que je me suis jetée sur le sucre comme une affamée sur le dernier quignon de pain, un allaitement de quinze mois durant lequel j’avais tout le temps la dalle, et un congé parental at home de trois ans, avec un rythme certes fatigant, mais qui n’a pas marqué de coupure nette comme avaient pu l’être mes précédents retours au “vrai” boulot.

Très rapidement pourtant, j’ai essayé de me “reprendre en mains”, comme on dit. J’ai évidemment repris la danse, question de survie. Du côté de mon assiette, j’avais beau être persuadée de l’inefficacité (voire de la nocivité) des régimes, comme je n’arrivais plus à me replonger dans la méthode Zermati, j’ai un peu tout testé : les pilules miracle, les substituts de repas, la chrono-nutrition… avec plus ou moins de succès (jusqu’à 3 kilos perdus). Fin 2008, j’étais plutôt contente, je n’étais plus qu’à 4-5 kgs mon poids d’avant grossesse.

Mais l’hiver 2009 est arrivé, et avec lui la fin de mon congé parental, le lancement de mon activité de rédactrice free-lance, un premier contrat un peu démesuré et une bonne dose de stress à l’avenant. Résultat, 4 kilos pris en l’espace de quelques semaines et depuis, impossible de m’en délester. Back au point de départ, même poids qu’à ma sortie de la maternité, le jeans qui boudine et les bajoues qui font un excès de zèle.

Alors quoi, tout recommencer depuis le début ? J’avoue, je n’en avais plus le courage, à quoi bon se battre pour tout reprendre ensuite, au moindre petit grain de sable qui vient dérégler la machine ?

Et puis Caroline a longuement détaillé son “expérience” Zermati sur son blog, et j’ai lu avidement tous ses billets sur le sujet. Cet éclatant succès, ce mieux-être évident n’étaient pas sans me rappeler ce que j’avais vécu et ressenti après la naissance de Petitou, mais que je n’arrivais plus à reproduire désormais. Si je n’arrivais plus à me gérer seule, pourquoi ne pas me faire aider? Un twitt de la belle a fini par me décider, et j’ai empoigné mon téléphone pour appeler le G.R.O.S. (Groupe de Recherche sur l’Obésité et le Surpoids), histoire de vérifier si une adepte de Zermati ne traînait pas dans mes parages. J’ai trouvé Geneviève, et j’ai pris rendez-vous. La première fois que j’ai poussé la porte de son cabinet médical, j’étais à la fois impatiente et super craintive. J’avais hâte d’en découdre, mais en même temps, j’avais tellement peur qu’encore une fois, ça ne marche pas. Je me suis jurée que cette fois serait ma dernière tentative, et qu’en cas d’échec, j’abandonnerai à tout jamais cette idée de retrouver mon poids de forme et que je ferai la paix avec moi-même.

Ma première consultation s’est très bien passée. Si Geneviève ne fait pas du Zermati à proprement parler, elle n’est pas favorable non plus au régime hypocalorique, à la restriction alimentaire ou à la tyrannie du repas équilibré. Nous avons beaucoup discuté, histoire de cerner mon comportement et mes habitudes alimentaires, l’origine de ma non-perte de poids, tout ça… Et puis je suis repartie, avec comme mission de tenir un carnet alimentaire pendant une semaine, pour faire ensuite le point.

La semaine d’après, le bilan fut vite fait, mes dernières analyses de sang pas très folichonnes à l’appui (un brin de cholesterol, juste un brin de trop, un soupçon d’hypothyroïdie et une glycémie fragile). Pas question de me mettre à la diète, les portions restant celles que j’ai l’habitude d’avaler, mais essayer de lever le pied sur les gâteaux au goûter, le fromage le soir, manger moins raffiné, moins transformé, plus simple, quoi. Rien de révolutionnaire, que du bon sens. J’étais un peu dubitative, sur ce coup-là, mais je me suis exécutée, sans trop de mal, pendant trois semaines.

Ce matin, troisième rendez-vous, on fait le point sur mes sensations, sur mes éventuelles frustrations puis je monte sur la balance. Mon poids n’a pas bougé d’un gramme, il est d’une affligeante stabilité. Ce n’est pas vraiment une surprise, je l’avais bien senti à mes fringues. Pour être tout à fait honnête, à ce moment de la consultation, je suis prête à rendre mon tablier et laisser tomber. Mais Geneviève se met à parler, parler, et moi, abasourdie, je me prends une grande claque dans la figure. Cette femme a réussi à mettre des mots sur mes maux.

Si je perds pas de poids, c’est que j’essaie de tenir. J’essaie de tenir un rythme de vie trépidant, une vie de famille prenante et un boulot qui repose entièrement sur mes épaules. J’essaie de tenir, coûte que coûte, j’ai tellement peur de me planter. Alors je mange pour tenir, tout comme quand j’allaitais, j’essayais de tenir le coup physiquement en compensant par la bouffe. Ce qui m’a fichu dedans, effectivement, c’est ce régime à la noix en fin de grossesse. C’est normal qu’ensuite j’aie compensé, mais ce qui l’est moins c’est de ne pas avoir réussi à dépasser ce stade, d’avoir développé une sorte de compulsion pour le sucre. J’ai peur de l’échec, j’essaie de tenir, mais je n’ai pas besoin de ça. Il faut juste que je me fasse confiance. On en revient toujours au même point, crucial : la confiance, celle qui m’a toujours fait défaut…

Dire que je suis sortie de mon rendez-vous un peu secouée est un euphémisme. Ce n’est plus une simple histoire de tour de taille, je crois, le chemin risque d’être long. Mais j’ai trouvé quelqu’un pour m’accompagner, et il en vaut la peine, non ?

(PS: j’ai beaucoup hésité à mettre en ligne ce billet un peu long, un peu fouillis… désolée pour la tartine. Mais j’ai mis du temps à l’écrire, et ça m’a fait du bien. Et surtout je me suis rappelé que c’est la lecture d’un blog qui a tout déclenché…)
(re-PS: je crois que je suis mûre pour me replonger dans mon vieux Zermati vintage 2003, là)



Remède miracle

Par Shalima • 9 nov 2009 • Catégorie: Le blog, danse25 blablas

danse

On ne peut pas dire que je me tiens une patate atomique ces derniers temps. On pourrait par contre aller jusqu’à dire que j’ai le moral au ras du legging et que je ronchonne plus souvent qu’à mon tour. La faute au mois de novembre, la faute à certains soucis familiaux, la faute à quelques menues contrariétés que j’ai plus de mal à gérer que d’habitude. Bref, on ne va pas s’étendre dessus pendant des heures, ça ne servirait à rien, sinon à s’enfoncer encore un peu plus dans cette simili déprime pré-hivernale, beurk.

N’empêche, avec tout ça, je ne rêve que d’une chose, me coller sous la couette et me faire oublier jusqu’au mois d’avril prochain. Ou alors me transmuter en hibernatus des steppes bretonnes (et faire peur aux enfants).

J’étais dans ce magnifique état d’esprit vendredi dernier, à l’heure de partir pour mon cours de danse classique. Dehors, il pleuvait, et il faisait déjà nuit noire. J’ai bien pensé quelques instants faire ma cancre et sécher mon rendez-vous hebdomadaire, mais un bon coup de pied auto-administré au derrière (excellent pour s’échauffer les quadriceps) a fini de me décider d’enfiler mes demi-pointes et d’arrêter de me lamenter sur moi-même.

petite dédicace pour Camille !_blankUne fois dans la grande salle éclairée, face au miroir, la main sur la barre, j’ai su que j’avais pris la bonne décision.

La pianiste a commencé à jouer, et guidées par notre professeur, nous avons enchaîné les exercices.

Demi-plié, grand plié. Penché en avant, cambré.

Au fur et à mesure que mon corps se chauffait, que les muscles se déliaient, ma tête se débarrassait enfin de tous ces encombrants nuages.

Dégagés, ronds de jambe, fondus et arabesques.

Je transpirais et j’avais envie de sourire, enfin.

Une heure et demie pour faire le vide, et repartir du bon pied…

Je ne sais pas dans quel état je serais si je n’avais pas la danse comme passion. Trois cours par semaine, ça peut paraître beaucoup, en fait c’est tout juste suffisant. Tant que le corps suit, il faut que j’en profite. Je n’ai jamais regretté de m’être un peu forcée à aller en cours. Mais j’ai toujours eu des remords quand je ne l’avais pas fait. Tous les sportifs connaissent cette sensation magique, cette déferlante d’endorphines quand le corps est à la peine. Cet étrange sentiment d’être accro, de ne plus pouvoir s’en passer. On en chie sur le moment, mais putain, qu’est-ce qu’on est bien après…

(vivement ce soir, tiens…)