Articles marqués ‘Mamzelle’

Hé, t’as un trou dans ton pantalon !

Par Shalima • 30 jan 2012 • Catégorie: À la Une, famille story16 blablas

Je me souviens, quand j’étais gamine, puis ado, j’avais toujours la trouille qu’il m’arrive un truc avec mes fringues. J’avais la hantise du trou, de la tâche mal placés. J’ai longtemps trimballé des affaires de rechange dans mes cartables. Depuis, ça m’est un peu passé, sauf que j’ai toujours un collant neuf dans mon sac quand je suis en short ou en jupe.

Mais il faut croire que ce genre de phobie n’est pas héréditaire, ou alors c’est un gêne sacrément récessif.

Mamzelle rêvait d’un slim en jeans brut, bien foncé, et moulant bien sûr. J’ai cédé, profitant d’un prix rikiki soldé chez Kiabi. Mamzelle était folle de joie, tu penses, et elle s’est empressée de le porter pour aller au collège. Au deuxième jour, alors que je l’attendais sur le parking des cars (la tête de linotte est en revanche un atavisme familial dominant, la miss avait oublié ses clés), je la vois débarquer avec ses copines, hilares. Je suis vite entourée par cette nuée de mini ados, qui me racontent toutes en même temps l’anecdote qui les fait tant marrer. Mamzelle n’est pas la dernière à glousser.

Au deuxième jour du slim, donc, alors que Mamzelle s’asseyait sur sa chaise, la couture de son pantalon a craqué. Un trou bien mal placé, juste sous la braguette. Pas qu’il était trop moulant, non, juste que les prix rikiki venus d’Asie sont souvent synonymes de coutures approximatives. Ce slim-là n’était pas l’exception.

Si pareille mésaventure m’était arrivée à son âge, je crois que je serais morte foudroyée de honte sur l’instant. Ma fille, non, ça l’a fait marrer. Ses copines aussi. Après tout, c’était plutôt cocasse, et vu l’emplacement, je ne risquais guère de la gronder de ne pas faire attention à ses affaires. Alors elle a tiré sur son pull toute la journée, et surtout fait l’andouille auprès d’un auditoire conquis d’avance.

L’anecdote m’a fait sourire, moi aussi. Ce qui ne m’empêchera pas d’aller râler au magasin, parce que d’accord, tout le monde s’est bien amusé, mais il était neuf, quand même, ce pantalon !



Pointes et contes de Noël

Par Shalima • 19 déc 2011 • Catégorie: À la Une, danse11 blablas

Je n’avais pas vraiment prévu de publier ces photos ailleurs que sur Instagram, mais c’est vrai qu’elles sont plutôt jolies et Annouchka avait l’air de vouloir en savoir un peu plus sur notre soirée de vendredi dernier. Alors je me suis dit, en effet, pourquoi pas ?

Et puis j’ai réalisé que je parle très régulièrement de danse sur ce blog, mais jamais encore des petits spectacles de Noël du conservatoire. Ils sont pourtant drôlement chouettes car ils présentent chacune des disciplines enseignées ici : le chant, la musique, le théâtre, et bien évidemment, la danse.

Cette année, le challenge était de taille, car plutôt que d’enchaîner les prestations les unes après les autres, les professeurs ont préféré travailler ensemble, et présenter cinq contes d’Isabelle Aboulker où s’entremêlaient les quatre disciplines. Un sacré travail de création et de coordination, mais quelle réussite ! Moi qui ne suis pas toujours fan des auditions un peu laborieuses de l’école de musique, ni des chorales à n’en plus finir, j’ai vraiment aimé ces petits contes musicaux chantés et dansés. C’était charmant, très vivant, et comme toutes les bonnes choses, presque trop court.

(bon et puis c’était l’occasion de voir pour la première fois sur scène ma Mamzelle sur pointes, et je dois dire qu’elle m’a – une fois de plus – bluffée…) (mais si j’étais objective comme maman, ça se saurait !)



Ce doux moment qu’on appelle… la pré-adolescence

Par Shalima • 7 déc 2011 • Catégorie: À la Une, famille story20 blablas

Depuis notre retour de Nouvelle Zélande, la question qui revient le plus souvent (après l’incontournable “alors, c’était biiiieeeeennnn ?“), c’est si ça n’a pas été trop dur pour les Korrigans de ne pas nous voir pendant deux semaines et demi.

La réponse est déculpabilisante à souhait : non, nos petit chéris n’ont pas eu l’air de souffrir de notre absence, il semblerait même qu’ils aient plus qu’apprécié se faire chouchouter par leurs grands parents. La preuve, ils nous en parlent encore quasi tous les jours, deux semaines après notre retour.

Du côté parental, ils nous ont bien évidemment manqué ces petits bougres, mais c’était pour la bonne cause, et il faut bien avouer que notre évasion loin du foyer familial nous a fait le plus grand bien. Non, en fait c’est surtout depuis notre retour que ça se corse.

Pas vraiment au niveau de mes deux garçons, qui n’ont pas changé d’un iota. En revanche, concernant Mamzelle, c’est un peu plus compliqué. Nous avions quitté une petite fille, nous avons retrouvé une (pré) adolescente. En deux semaines, le changement est saisissant. J’ai même un peu de mal à la reconnaître. Tout, ou presque, a changé : son comportement, son attitude, même ses intonations de voix, ses rires et ses regards ne sont plus les même. Comme si elle avait plus grandi en deux semaines que ces trois dernières années. Rendez moi mon bébé !

Rha, oui, je sais, ça ne fait que commencer, et puis je devrais m’estimer heureuse, pour l’instant il n’y a guère que moi qui en fais les frais. Son enthousiasme n’a pas fléchi d’un pouce depuis la rentrée, ses notes sont excellentes, elle a tout plein d’amis, on n’en est pas encore à se disputer sur la longueur de ses jupes, la hauteur de ses talons ou la couleur de son mascara.

N’empêche, je n’ai déjà plus le droit de l’attendre devant la grille du collège, ça négocie sévère sur l’heure du coucher, et soupirer en haussant les épaules est désormais son nouveau mode de communication. Il semblerait que rebellitude soit un nouveau mot à rajouter à notre vocabulaire et qu’il faille que je surveille de près mon stock de vernis à ongles. Bienvenue dans le monde merveilleux des (pré) ados !

 



Jeune fille

Par Shalima • 25 oct 2011 • Catégorie: À la Une, famille story18 blablas

Je ne me suis pas trompée lorsqu’en juin dernier je pensais que Mamzelle portait sans doute sa dernière coupe au carré de petite fille sage. Une rentrée au collège (et un blouson en simili cuir) plus tard, et nous voilà de retour chez le coiffeur.

Une mèche par ci, un dégradé par là, et voici qu’en quelques coups de ciseaux mon bébé se retrouve métamorphosé en jolie jeune fille, heureuse et toute pimpante (avec son blouson en simili cuir).

Je me suis dépêchée de prendre les photos, car mademoiselle était pressée de rejoindre ses copines. C’est l’anniv’ de l’une d’entre elles, et comment vous dire que c’est trop la fête, elles ont toutes la permission de 21 heures !

(on vient toutes les deux de se prendre un léger coup de vieux, je crois… ^__^)



En vrac et dans le désordre…

Par Shalima • 21 oct 2011 • Catégorie: À la Une, blog story18 blablas

♥ Mamzelle a fini 8ème de son cross, et n’a plus mal au dos. N’empêche, elle ne coupera pas à la radio demain.

♥ Je porte un short en jeans avec des collants pour la première fois de ma life (il faut un début à tout)

♥ Les gagnantes des magazines Georges et EGG sont révélées en fin du billet de dimanche (suspense, suspense !)

♥ On s’envole pour la Nouvelle Zélande dans 10 jours, et on n’a toujours pas acheté de bas de contention. Ni consulté la météo.

♥ En attendant, on révise les 723 (ou presque) raisons pour laquelle on va gagner la Coupe du Monde et on prépare sa tenue pour dimanche matin.

♥ Même qu’aujourd’hui mon papa peut être fier, sa fille est dans L’ÉQUIPE (et dans Midol aussi !)


(oui, là, en début de 5ème ligne, c’est moi ! ^__^)
(tout ça c’est grâce à Paramourdurugby et la Tribu du XV, alors merci !)

Bon week-end à toutes z’et tous !

(et allez les Bleus, oui, on y croit !)



Hyper active

Par Shalima • 18 oct 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école21 blablas

La rentrée a débuté sur les chapeaux de roues. À peine un mois et demi que Mamzelle est au collège qu’elle attend les vacances avec impatience. L’enthousiasme des débuts perdure, mais la fatigue commence à prendre le dessus.

Il faut dire que Mamzelle est encore loin du stade de l’amibe adolescente. Une fois de plus, l’adage qui dit que les chiens ne font pas des chats se vérifie, notre donzelle a hérité du caractère de ses parents et de leur hyper activité congénitale.

Non contente d’avoir quatre heures de sport au collège, deux cours de danse classique au conservatoire et un cours de jazz supplémentaire par semaine, elle aime également accompagner ses copines à la piscine ou faire du vélo le mercredi après-midi quand le temps le lui permet. Il y a aussi les activités proposées par le collège entre midi et deux.

Heureusement, ma miss n’a pas jeté son dévolu sur des activités purement physiques. Elle a préféré choisir des activités manuelles et musicales : couture, dessin et guitare. Trois activités par semaine. Quand on lui a fait remarquer que c’était peut-être un peu beaucoup, et que ne rien faire, de temps en temps c’était pas mal non plus, elle a consenti à supprimer le dessin.

Résultat, entre tout ça, les devoirs, les contrôles, la danse, les copines, les week-end supra chargés, ma loute est à ramasser à la petite cuiller. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tirer sur la corde, le corps ne suit plus. Mamzelle se retrouve donc avec le dos tout bloqué. La voilà privée de danse jusqu’à samedi au moins, date à laquelle elle va passer une radio. On verra après si l’ostéo et/ou la kiné seront à rajouter au programme.

Évidemment, c’est le drame à la maison, louper la danse c’est un peu la pire des punitions qu’on puisse lui infliger. Surtout qu’elle rate un spectacle sur scène demain aprem, et est en suspens pour le prochain au mois de novembre puisque d’ici samedi, elle rate un paquet de répétitions. Mais aux grands maux les grands remèdes…

Vivement les vacances, donc. Plus que quelques jours à attendre, et après, le programme sera des plus simples : on rienglandera en pyjama jusqu’à midi et après on fera la sieste. J’ai hâte.

En attendant, on fait les pieds au mur, ça fait drôlement du bien…



Ne cours pas trop, ma fille, ça va te fatiguer…

Par Shalima • 7 oct 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche, famille story, zou à l'école41 blablas

Dans le collège de Mamzelle, chaque année, il y a un cross. En sixième, les garçons courent 2,4km, et les filles… 1,8km.

Évidemment, ma fille et ses copines se sont étonnées de cette différence de distance, surtout que depuis toujours, cette année de 6ème y compris, elles n’ont connu que des cours de sport mixtes. Ça n’a jamais posé de problème à personne jusqu’à présent, surtout pas à ma donzelle qui n’ayant pas l’esprit de compète dans les chaussettes, finit immanquablement dans le trio de tête à chaque cours d’endurance (battant par là 80% de la gente masculine de sa classe). Et elle n’est pas la seule, puisque sa copine S. fait du handball depuis 3 ans et met régulièrement une taule à toutes les équipes (mixtes, encore) qui croisent son chemin. Pourquoi subitement ne seraient-elles plus capables de courir la même distance que leurs petits camarades à zizi ?

Le prof leur a répondu, pas plus perturbé que ça, que les filles avaient moins de résistance physique que les garçons, et que c’était comme ça. Point barre. Fin de non recevoir.

Autant vous dire qu’elles étaient ravies.

Il va falloir qu’on m’explique. Depuis quand à onze ans, alors qu’aucun n’est encore pubère, qu’ils font tous grosso modo la même taille, le même poids, une telle décision tient-elle la route ? Je ne dis pas que cela ne soit pas justifié passé un certain âge, quand la différence de masse musculaire est sensible. Mais onze ans ?

Moi j’appelle ça du sexisme primaire. Franchement, il n’y a que moi que ça choque ?

(visiblement oui, car après en avoir discuté autour de moi, ça se fait dans d’autres établissements)

En tout cas, comme l’insistance des filles n’a rien donné, même quand elles ont proposé de donner le choix aux garçons ET aux filles entre les deux distances, j’ai décidé de prendre rendez-vous avec le prof. Ça ne servira sans doute à rien, mais c’est la première fois que ma fille est confronté à ce type de discrimination, et je ne peux pas rester sans réagir.

Bienvenue dans la vraie vie, ma fille.