Dans les arbres
Par Shalima • 23 août 2010 • Catégorie: Le blog, famille story • 19 blablas •
Mamzelle nous le réclamait depuis longtemps, alors pour son anniversaire, on a décidé d’aller passer l’après-midi à la Forêt Adrénaline de Carnac, spot réputé d’accrobranche pour amateurs de sensations fortes. Et comme plus on est de fous, plus on rit, on a également proposé à nos cousins en vacances dans le coin de nous accompagner. Nous étions donc quatre adultes et cinq enfants prêts à défier les lois de la pesanteur, super motivés malgré le port obligatoire de casques de playmobiles et de gants qui puent.
Enfin, quand je dis motivés, je parle surtout des autres, parce que souffrant d’un sacré vertige, j’avoue, moi, je n’en menais pas large. J’avais déjà échafaudé mentalement tout un tas d’excuses bidon pour me faire porter pâle au dernier moment, genre prendre les photos, ou me porter volontaire pour garder les sacs, parce que même pas en rêve je me voyais escalader les grands arbres et me jeter dans le vide accrochée à une bête tyrolienne (pour vous donner une idée de mon handicap de base, rien que les quais du port de Vannes me flanquent un vertige d’enfer). Mais en fait, je n’ai eu besoin de fomenter aucun complot. La répartition par âge des enfants m’a sauvée et je me suis immédiatement portée volontaire pour coacher les moins de 6 ans, Miniloup et son cousin A.
Sachant qu’ils ne pouvaient faire qu’un seul parcours de baby-accrobranche à 1 mètre de hauteur, totalement impraticable pour qui mesure plus d’un mètre vingt les bras levés, je ne prenais pas grand risque.
Et j’ai laissé le reste de la troupe enfiler un harnais de compète et filer vers les grands arbres et les parcours de combattants des cîmes.
Au début, le baby-accrobranche c’était rigolo. Miniloup et A. ont fait deux trois fois le tour de la structure en bois, s’accrochant comme des petits ouistitis aux câbles et maniant tout bien comme il faut le mousqueton. Mais au bout de, quoi, allez, 20 minutes, ils ont commencé à en avoir un peu ras le bol. On a donc rendu les harnais et on est allé à l’aire de jeux réservée aux tout petits.

Aire complètement déserte mais qui a immédiatement enthousiasmé mes deux mini accrobates. C’est bien simple, on est restés un peu plus deux heures là, mes deux zouaves criant, sautant, escaladant à qui mieux mieux. La grande structure en corde était leur QG de campagne, la petite tyrolienne leur vaisseau de guerre. Limite s’ils ne poussaient pas des grands cris d’orfraie quand d’autres enfants avaient l’impudence de venir jouer sur leur territoire.


Pendant ce temps-là, assise sur une souche inconfortable, j’observais avec intérêt leur petit manège. J’entendais aussi de drôles de cris au dessus de moi, et une fois ou deux j’ai vu passer au milieu des feuillages des fesses qui ne m’étaient pas inconnues. C’était tellement drôle de les voir s’éclater, je les ai presque enviés d’évoluer ainsi en quasi liberté à des dizaines de mètres au dessus du sol.

Nous avons donc passé une sympathique après-midi où au final, petits et grands se sont beaucoup amusés. Mais si j’ai un peu regretté de ne pas avoir pensé à prendre un bon bouquin pour occuper mon baby-sitting, je dois dire que j’ai encore plus regretté mon fichu vertige qui m’a empêché de faire la folle avec mes deux grands, là haut, tout en haut des arbres.






























































