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Mes cartes de voeux… juste à temps !

Par Shalima • 1 fév 2012 • Catégorie: À la Une, cuisine et bricolis, parfois j'écris20 blablas

Oui, je sais, la date limite d’envoi, c’était hier… Mais je ne voulais pas les dévoiler ici avant que leurs destinataires ne les reçoivent. Normalement, vu que je les ai postées jeudi dernier, ça devrait être bon.

2012 est en tout cas une année à marquer d’une pierre blanche, car pour une fois, c’est foufoufou, j’ai envoyé des cartes de vœux ! Et pas des électroniques par mail, hein, non, pas du tout, des vraies, en papier, par la poste. Même que je les ai bricolées moi-même, même que j’ai écrit dessus avec un vrai stylo qui contient de l’encre. Vraiment un truc de dingue.

Résultat, j’en ai envoyées… quatre. Pas de quoi pavoiser, on est d’accord. D’ailleurs, je sens que je vais me faire enguirlander par tous mes proches qui seront fatalement passés à la trappe. Ils n’auront pas tort. Mais, au départ, ces cartes étaient destinées à répondre à celles que j’ai reçues (et toc !)

(bon en vrai je n’en ai reçues que deux, venant de deux chouettes personnes rencontrées sur le web. J’ai juste rajouté deux autres copinettes qui ont été particulièrement là pour moi en 2011… des cartes de vœux 1.0 pour des amies 2.0 en quelque sorte)

Donc les voilà, mes petites cartes entièrement home made. Ne le répétez pas mais j’ai honteusement piqué l’idée des fanions à Crouchette en collant du masking tape sur des post-it, ensuite je me suis rabattue sur l’imprimante pour le HAPPY 2012 car décidément je dessine trop mal, et pour finir j’ai rajouté une poignée de confettis maison, découpés dans de bêtes enveloppes publicitaires.

De la couleur, de la légèreté, zéro prise de tête, une carte qui je l’espère, sera à l’image de cette année 2012. En tout cas, c’est ce que je nous souhaite à tous !



Nouveau buffet, à peu de frais

Par Shalima • 23 jan 2012 • Catégorie: À la Une, cuisine et bricolis, home70 blablas

Comme d’habitude, ça m’a pris à la dernière minute, comme une urgence absolue de finir un truc qui pourtant traînait depuis des mois.

Ce buffet en pin, ça faisait longtemps que je ne pouvais plus le voir en peinture. Nous l’avions acheté deux francs six sous à Ikea après notre mariage, en 1998 donc, et il nous a vraiment beaucoup servi. Mais là, cette teinte jaunâtre et ses nœuds noirs complètement démodés, je ne pouvais plus.

Déjà, il y a quelques années, pour raviver un peu sa couleur, j’avais hésité à le vernir, et puis, bêtement, je m’étais contentée de le huiler avec l’huile destinée au plan de travail de notre cuisine. Grosse grosse erreur, puisqu’une fois huilé, impossible de le peindre, la peinture n’accrochant plus sur une surface grasse. Alors j’ai repoussé encore et encore l’idée de le relooker.

Et puis cet été, ça m’a pris comme une envie de faire pipi, un après-midi j’ai sorti la ponceuse, et je me suis attaquée au mastodonte. Je me suis ruinée les bras, j’en ai foutu partout (y compris sur le service de mariage et les couverts en argent, puisque dans ma grande bêtise fainéantise, j’avais omis de le vider de sa vaisselle avant). Une fois poncé, j’ai mis deux heures à tout nettoyer, ça m’a un peu dégoûté je dois dire, et j’ai laissé le chantier en plan.

Pendant six mois, donc, notre buffet à moitié décapé nous a nargué à chaque fois qu’on passait devant.

Et puis la semaine dernière, mercredi matin pour être précise, alors que j’allais chez Casto pour acheter tout autre chose, je me suis retrouvée au milieu du rayon peinture, et ça m’a pris, encore une fois, comme ça. J’ai chopé de la sous-couche spéciale bois traité, un pot de peinture gris, un mini-rouleau, et je suis rentrée chez moi limite en courant.

À 15h, je posais la sous-couche.

À 20h, je posais la première couche de peinture…
… en pestant parce que je n’y voyais rien, forcément, c’était le soir et mon éclairage tamisé n’était pas suffisant…

MrChéri, lui, flippait un peu de voir notre salon transformé en vaste chantier (cette fois-ci j’avais pensé à vider le buffet, il y avait des assiettes et des plats partout sur le sol) moins de 48h avant l’arrivée de ses parents pour le week-end.

Ben oui, tant qu’à faire, autant se compliquer les choses, et bien se mettre la pression, hein ? ^__^

Je vous passe les détails sur la tronche du buffet le lendemain matin à la lumière du jour avec une seule couche de peinture… C’était juste horrible.

Alors le soir même, j’ai repris mes pinceaux et j’ai passé une seconde couche en priant le ciel que le résultat soit un peu plus joli le lendemain, histoire que mes beaux-parents débarquent dans un salon à peu près présentable.

Bingo, le vendredi tout était prêt, et ma foi, c’est pas si mal. Tout n’est pas parfait, on voit encore quelques coups de pinceaux et la porte du milieu aurait besoin d’un bon réglage, mais c’est quand même beaucoup mieux qu’avant, vous ne trouvez pas ?

Bon, bien sûr, maintenant ce sont les chaises et la table qui jurent avec le reste, mais ceci est une autre histoire, OK ? ^__^



40 ans en noir & blanc

Par Shalima • 14 oct 2011 • Catégorie: À la Une, déco, DIY, home21 blablas

Pour les 40 ans de MrChéri, on a organisé une petite fête entre amis, à la maison. Coupe du monde de rugby et futur voyage en Nouvelle Zélande obligent, le thème était tout trouvé : nous allions festoyer en noir et blanc !

J’aime bien les fêtes à thème, ce n’est pas plus compliqué à organiser qu’une fête lambda, et si le dress code n’est pas trop tiré par les cheveux, en général les copains y mettent de la bonne volonté. Autant dire qu’en noir et blanc, on ne prenait pas vraiment de risque.

Je me suis chargée de la déco. Comme nous étions une bonne vingtaine à caser dans notre petit salon, nous l’avons entièrement vidé, ne gardant plus que quelques meubles, le canapé, des chaises et une table pour le buffet. Des amis nous ont prêté une tonnelle pour protéger la terrasse et prolonger ainsi l’espace vital de quelques mètres supplémentaires. La météo, plus que clémente ce 1er octobre, était de notre côté.

J’ai recouvert la table d’un long tissu noir que j’ai agrémenté de bougies noirs et blanches. Des assiettes en plastique noir, des couverts blancs ou transparents dans des bocaux de confiture Bonne Maman, et le tour était joué.

J’ai également décoré le vieux buffet moche en pin d’un tissu d’ameublement Ikea que la marque m’avait envoyé il y a bien trois ans, de quelques bougies et de bonbonnières remplies de rouleaux de réglisse et de chamallows blancs (oui, j’ai trié les chamallows, on a mangé des kilos de chamallows roses les jours qui ont suivi la fête !)

J’ai recouvert la bibliothèque d’un grand couvre-lit blanc et suspendu quelques décos noires en papier ou en raphia au mur. Le décor était loin d’être chargé, mais l’ambiance était là, sans trop de parasites pour les yeux.

Bon et ensuite, on a essayé de respecter le thème jusque dans le menu… Pas facile facile, d’ailleurs nous n’avons mangé du noir et du blanc qu’à l’apéritif et au dessert, mais voici quelques idées à piocher si vous aussi vous avez envie d’organiser ce type de soirée :

- Apéritif :
Cocktails : Cuba Libre et Pina Colada
Toasts d’hoummous et de tapenade
Petites brochettes d’olives noires  (dénoyautées !) et de cubes de comté

- Buffet de dessert :
Cake coco pépites de chocolat
Assiettes d’Oreo
Mélange de Mikado blancs et chocolat noir
Bonbonnières : chamallows blancs, rouleaux de réglisse, petites bouteilles de coca piquantes, dragibus noirs…

Dernier petit conseil, vous pouvez y aller franco sur la vaisselle, les serviettes et les petites bougies. C’est l’accumulation qui rend bien. Pour ma part, j’avais sorti toute ma vaisselle blanche, j’ai multiplié les plats en porcelaine standard, et j’ai trouvé tout plein de petites babioles à tout petit prix dans des magasins comme Casa, Gifi, Centrakor, etc.

Au final, on a passé une excellente soirée qui ne s’est terminée qu’au petit matin… La déco n’y est sans doute pas pour grand chose, mais ça m’a vraiment amusé de tout préparer, et les photos de la soirée, grâce à ce petit “code couleur” sont vraiment réussies !

Edit: j’ai oublié de décrire nos tenues ! MrChéri a étrenné son tout nouveau tshirt des All Blacks, avec un simple 501 noir, quand à moi, j’ai sorti ma vieille veste de smocking agrémentée d’un badge Beatles reprenant la pochette de l’album Revolver. Dès que je rentre à la maison, je vous mets des photos.



Les devoirs

Par Shalima • 5 oct 2011 • Catégorie: À la Une, zou à l'école20 blablas

 

Tous les soirs, quand Miniloup rentre de l’école, la même question :

Miniloup, est-ce que tu as des devoirs pour demain ?

Invariablement, la même réponse :

Non, maman !

Et systématiquement, je vérifie. Car les deux premiers jours, on s’est fait avoir. On n’a pas checké le cahier de liaison, alors que Miniloup avait un peu de travail à faire.

Maintenant, je le sais, chaque soir, il y a du boulot. Même si l’enfant fait comme si de rien n’était. Même si à chaque fois je lui fais remarquer son “oubli”. Je ne désespère pas qu’un jour mon petit dernier prenne l’initiative de faire ses devoirs, seul.

Il faut dire que nos aînés nous ont mal habitués. Mamzelle savait déjà lire en rentrant au CP, et adorait faire ses devoirs, d’ailleurs elle jouait à la maîtresse non stop à la maison. Quant à Petitou, ses 3 mois de CP en solo et en accéléré quand il était en grande section l’avaient dispensé de devoirs. Une fois en CE1, nous ne nous sommes pas non plus soucié de faire la police, il travaillait de lui même, en toute autonomie.

Visiblement, pour Miniloup, c’est différent. Il est pourtant bon élève, sage et discipliné, à l’école. A la maison, c’est autre chose. Il fait semblant de lire sans même regarder son cahier, grâce à son excellente mémoire photographique. Et les devoirs, pourtant minimes, sont toujours trop longs pour lui. Il n’y met pas vraiment de bonne volonté, souffle et se défile.

Bref, c’est pas encore gagné pour mon petit dernier !



Une nouvelle chambre. Bientôt.

Par Shalima • 2 sept 2011 • Catégorie: À la Une, bazar, famille story, home23 blablas


(avant)

Comme je vous le disais hier, un peu grisée par les préparatifs de rentrée en sixième de Mamzelle, j’ai eu envie d’upgrader sa chambre en version collège. Le précédent relooking datant d’il y a 3 ans, les princesses commençait à être franchement dépassées. Hors de question pour autant d’investir des sommes folles là-dedans (les fournitures scolaires grévant déjà bien le budget familial), un simple rafraîchissement me semblait suffisant : un énorme tri du bazar ambiant, une nouvelle housse de couette, des rideaux et deux-trois cadres, ça devrait faire l’affaire, non ?

Comme je voulais lui faire la surprise, j’ai comploté dans mon coin en compulsant catalogues et sites web de déco. J’ai jeté mon dévolu sur un petit chiffonnier blanc et des petites choses très simples, dans des coloris pimpants violet / turquoise / orange, histoire d’être raccord avec le bureau et l’étagère roses. Pendant ce temps, Mamzelle a trié toutes ses affaires, c’était assez titanesque, ça lui a pris un paquet d’heures.

Anyway, mercredi, tout, ou presque était prêt à être installé. Il ne manquait que deux cadres commandés chez le Redoutable mais perdus dans la nature (j’ai la louze ces temps-ci avec mes commandes internet, dois-je y voir un signe ?). Mamzelle était à la piscine avec ses copines, comme une grande. Ses frères jouaient tranquilles dans leurs chambres respectives. Je me suis donc mise au boulot.

J’ai commencé par vider les étagères, déplacer le mobilier, faire la poussière et réorganiser les bibelots, en mettant les plus vieux, moches et/ou cassés dans un carton, direction le grenier. La poubelle j’ai pas osé. Ensuite j’ai installé le petit chiffonnier. J’ai changé la housse de couette, et je me suis attaquée aux murs. En fait, j’ai tout viré : les cadres princesse, les diplômes de danse et les ouatmille dessins punaisés à même le mur.

(j’ai tout bien rangé dans des pochettes ensuite, hein, histoire que la surprise ne se transforme pas en accusation de haute trahison maternelle !)

Une fois les murs nus, j’ai constaté l’étendue de mon erreur.

J’avais juste oublié que les diplômes avaient servi à cacher les trous provoqués par notre pose sauvage et avortée d’étagères il y a deux ans. Et que les punaises avaient transformé le mur en gruyère.

Résultat, sans cette accumulation cache-misère, la chambre de Mamzelle, même relookée, était juste… moche.

J’ai hésité, quoi, deux secondes ? Et mon côté perfectionniste chiant a pris le dessus. D’un simple relooking de rentrée, on est passé à un chantier de ravalement de façade complet. Vas-y que je te fais de l’enduit pour reboucher les trous. Vas-y que je passe de la sous-couche. Vas-y même que je décide d’acheter de la peinture turquoise pour habiller un pan de mur.

L’après-midi n’a bien évidemment pas suffit, trois jours après c’est encore loin d’être fini. Pour la surprise, c’est fichu, mais Mamzelle adore l’ébauche de sa nouvelle chambre. Quant à moi, je ne désespère pas avoir terminé ce week-end. Juste à temps pour la rentrée, putain !


(à J+2)

 



Chic, c’est bientôt la rentrée !

Par Shalima • 1 sept 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école23 blablas

Après deux mois entiers passés avec mes Korrigans, dont à peine deux semaines de vraies vacances, j’avoue, je vois cette rentrée qui approche avec un certain enthousiasme. Ne me jetez pas la pierre, hein, mais ça commence à être un peu long quand les copains ont déserté le quartier, que la météo se montre capricieuse, et que j’ai quand même un peu de boulot à caser au milieu de tout ça. Mais ne nous plaignons pas, on tient le bon bout comme dirait l’autre, et c’était quand même sympa de profiter de mes enfants tout l’été comme je ne l’avais pas fait depuis 2 ans que je suis free-lance à la maison.

Mais je m’éloigne du sujet.

Donc, dans 4 jours c’est la rentrée, et pas n’importe laquelle… Miniloup quitte le confort douillet de la maternelle pour débarquer au CP. Il flippe un peu, mais il est surtout très très fier de sa nouvelle trousse et de son nouveau cartable. Alors on est sauvés.

Petitou, lui, RAS, passe en CM1 tout en restant dans la même classe, avec le même instit. La routine, quoi. Vivent les classes multi-niveaux !

En revanche, côté Mamzelle, c’est le grand plongeon dans l’inconnu ! Mon bébé-à-moi-que-j’ai rentre en sixième ! Le collège ! Vous vous rendez compte ? Le collège, c’est la porte ouverte à l’adolescence ! Aux hormones ! Aux garçons !!!

Heu, pardon, je m’égare… Disons que ma grande rentre au collège, et que c’est un peu flippant pour tout le monde. Oui, OK, surtout pour nous, ses parents.

Je me souviens de ma rentrée en sixième comme si c’était hier (en même temps, 1985, c’était hier, non ?). Alors forcément, je m’identifie à mort, je me rappelle comme on s’était fichu de moi avec mon gros cartable rouge et bleu et mes mocassins ringos (je lui ai acheté un sac à dos noir super tendance et une nouvelle paire de Converse, du coup)

Mais les chaussures et le cartable ne sont qu’un tout petit détail dans la préparation de cette rentrée. Parce que pour la première fois, nous avons une LISTE de fournitures à acheter. Et c’est là qu’on se marre.

Bon, je ne vais pas vous la refaire, d’autres plus talentueux l’ont déjà fait avant moi, mais la liste de fournitures, c’est juste l’enfer. Une page A4 recto-verso avec les exigences hypra pointues de chaque prof.

Des cahiers 96 pages 24×32 à grand carreaux. À couverture rouge. Des cahiers 96 pages 24×32 à PETITS carreaux. À couverture VERTE. Des GRANDS classeurs à dos épais. Des grands classeurs à dos ÉTROIT, mais à couverture SOUPLE. Deux crayons HB, un crayon HH, et même un crayon BB, retiré du marché de la papèterie depuis 1992. Un putain de cahier de travaux pratiques que j’ai mis une semaine à trouver. De quoi en perdre son latin au rayon rentrée du supermarché…

Ceci dit, à part le fameux cahier de travaux pratiques et un vague souci de calculatrice (commandée à la fnac, j’ai reçu à la place une batterie pour Drone) (quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’est un Drone et comment on révise sa table de 43 avec ?), on ne s’en est pas trop mal tiré. En deux expéditions de moins d’une heure chacune, la liste était bouclée.

C’est alors que dans un élan d’enthousiasme mal contrôlé, j’ai décidé de refaire la chambre de Mamzelle pour la rentrée. Parce que la housse de couette et les cadres princesse ça faisait moyen collège. Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Mais ceci est une autre histoire…



Le boulet du guichet

Par Shalima • 5 avr 2011 • Catégorie: À la Une, bazar41 blablas

poste

Parmi mes petites phobies du quotidien, il y a la Poste. Je déteste la Poste.

Résultat, je repousse toujours sans cesse le moment de devoir m’y rendre. Rien ne m’agace plus que de devoir aller perdre mon temps au guichet, affronter l’inévitable – et interminable – file d’attente, le sourire peu amène du ou de la préposé(e), le boulet du jour qui paye ses timbres de collection en pièces d’un centime, ou qui demande un virement dont le montant dépasse forcément le plafond autorisé mais pleure qu’il lui faut ses sous tout de suite, là, maintenant. Ah que je les déteste ces boulets. À croire qu’ils choisissent exprès le moment où je n’ai plus le choix et où je finis par me rendre contre mon gré au bureau de poste, rien que pour m’embêter.

Sauf qu’il ne faut jamais oublier qu’on est toujours le boulet d’un autre. Toujours.

Genre moi, l’autre jour, je devais envoyer une douzaine de magazines aux heureux gagnants du concours Doolittle. J’avais tout bien préparé à l’avance, pesé chaque enveloppe et checké les tarifs sur le site internet. Peu avant la fermeture, me voilà au centre de tri. Devant moi, deux personnes. Et un préposé au guichet super souriant, y allant de sa petite blague pour chacun. Il fait beau, les oiseaux chantent, je suis super confiante.

Vient mon tour. Je dépose mon paquet d’enveloppes sur le guichet, le gentil préposé prend celle du dessus pour la peser. 430g, 3€15. Comme il n’existe pas de timbre à 3€15 – ce serait trop simple – grand sourire, clin d’œil, il me propose de les affranchir lui-même avec sa machine.

Je ne le fais jamais, mais bon, il n’y a pas trop de monde, vous n’avez que 12 enveloppes, ça vous évitera de devoir coller des dizaines et des dizaines de timbres. Allez, zou, c’est parti !

Je n’en reviens pas de ma bonne fortune, dites donc !

Sauf que.

Sauf que bien-sûr, il y a couille dans le potage. Parce que ça aurait été si simple de peser UNE enveloppe et d’imprimer DOUZE étiquettes d’affranchissement d’un coup. Mais non, le brave homme doit passer chaque enveloppe UNE À UNE. Hop une enveloppe sur la balance, valider, imprimer, coller. Recommencer. DOUZE FOIS DONC.

Avec à chaque fois une petite blagounette entre deux enveloppes. Que voulez-vous, le préposé est d’humeur badine au printemps.

Derrière moi la file d’attente s’allonge (et s’impatiente).

Enfin, il a terminé. Je ne sais déjà plus trop où me mettre vu que ça fait déjà dix bonnes minutes que je monopolise le guichet. Vite payer, vite partir. Vite.

Je lui tends ma carte bleue (celle dont je n’avais plus le code, vous vous souvenez ?)

Je tape le code (le nouveau, celui que je me suis fait tatouer sur la fesse gauche) (je blague, hein)

Code bon, mais la carte ne passe pas.

Le type se marre, et relance l’opération.

Re code. Re code bon. Re échec du paiement.

Le type rigole toujours, me demande si j’ai bien des sous sur mon compte. Vu que l’URSSAF n’est pas encore passé par là, des sous j’en ai plein, ce n’est donc pas le problème !

À ce stade de l’histoire, je veux juste mourir, il y a au moins quinze personnes qui ont envie de me lyncher, juste là, derrière moi.

Alors je dégaine mon chéquier, et je bats le record du monde de vitesse de replissage de chèque. Sans faire de faute, sans oublier de signer.

Et là, le gars me sort : “Vous voulez une facture ?

(J’ai pris la facture)

Et je suis sortie, rouge de honte et en regardant mes pieds. L’hostilité des gens à mon égard était presque palpable. La file d’attente allait jusque dehors.

D’ailleurs, dans ma précipitation, et ma confusion, une fois sur le parking, je suis montée dans la voiture à côté de la mienne. Le vieux monsieur assis côté passager a failli avoir une crise cardiaque. Lui qui attendait sagement sa femme partie acheter des timbres, il devait se demander qu’est-ce qu’elle pouvait bien fabriquer là-dedans depuis vingt minutes !

(Plus jamais je ne m’énerve contre un boulet du guichet, vous m’entendez. PLUS JAMAIS.)