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Histoire de pouce(s)

Par Shalima • 12 déc 2011 • Catégorie: À la Une, famille story53 blablas

Bad news pour mes deux Korrigans mâles. La dernière visite chez le dentiste est sans appel : le suçage intempestif de pouce, c’est ter-mi-né. Adieu le poupouce qui accompagnait les bons et mauvais moments de Petitou depuis sa naissance et de Miniloup depuis qu’il a perdu sa tétine.

Tout ça pour une bête histoire de dentition, et éviter un vilain appareillage si on s’y prend suffisamment tôt.

Le message est plutôt bien passé auprès de mes deux loustics. Dès leur retour, motivation au top, plus de pouce dans la bouche. Les premiers jours ont été un peu difficiles, notamment en fin de journée, quand les besoins de câlins se font le plus ressentir. Mais globalement, à grand renfort de doudous et de câlins, donc, les crises se sont bien auto-gérées.

Il y a juste un petit souci. La nuit. En plein sommeil, même les meilleures volontés faiblissent. Résultat, une fois sur deux, quand on va leur faire des bisous au moment d’aller nous coucher, ça ne loupe pas, ils dorment, oui, mais en suçant leur pouce. Alors on leur retire, mais comme on a moyen envie de faire le pied de grue au pied de leurs lits toute la nuit, nul doute que la trêve n’est que momentanée.

J’avais espéré que ça finisse par passer, mais voilà, ça fait deux semaines que ça dure, et il n’y a aucun signe d’amélioration. Je ne suis franchement pas sûre qu’un simple sevrage diurne suffise à éviter le maudit appareillage. Et je ne me suis toujours pas résignée à investir dans du vernis amer, un peu trop radical à mon goût.

Des trucs de grand-mère ou autres astuces à partager pour leur faire perdre cette mauvaise habitude ?



Ce doux moment qu’on appelle… la pré-adolescence

Par Shalima • 7 déc 2011 • Catégorie: À la Une, famille story20 blablas

Depuis notre retour de Nouvelle Zélande, la question qui revient le plus souvent (après l’incontournable “alors, c’était biiiieeeeennnn ?“), c’est si ça n’a pas été trop dur pour les Korrigans de ne pas nous voir pendant deux semaines et demi.

La réponse est déculpabilisante à souhait : non, nos petit chéris n’ont pas eu l’air de souffrir de notre absence, il semblerait même qu’ils aient plus qu’apprécié se faire chouchouter par leurs grands parents. La preuve, ils nous en parlent encore quasi tous les jours, deux semaines après notre retour.

Du côté parental, ils nous ont bien évidemment manqué ces petits bougres, mais c’était pour la bonne cause, et il faut bien avouer que notre évasion loin du foyer familial nous a fait le plus grand bien. Non, en fait c’est surtout depuis notre retour que ça se corse.

Pas vraiment au niveau de mes deux garçons, qui n’ont pas changé d’un iota. En revanche, concernant Mamzelle, c’est un peu plus compliqué. Nous avions quitté une petite fille, nous avons retrouvé une (pré) adolescente. En deux semaines, le changement est saisissant. J’ai même un peu de mal à la reconnaître. Tout, ou presque, a changé : son comportement, son attitude, même ses intonations de voix, ses rires et ses regards ne sont plus les même. Comme si elle avait plus grandi en deux semaines que ces trois dernières années. Rendez moi mon bébé !

Rha, oui, je sais, ça ne fait que commencer, et puis je devrais m’estimer heureuse, pour l’instant il n’y a guère que moi qui en fais les frais. Son enthousiasme n’a pas fléchi d’un pouce depuis la rentrée, ses notes sont excellentes, elle a tout plein d’amis, on n’en est pas encore à se disputer sur la longueur de ses jupes, la hauteur de ses talons ou la couleur de son mascara.

N’empêche, je n’ai déjà plus le droit de l’attendre devant la grille du collège, ça négocie sévère sur l’heure du coucher, et soupirer en haussant les épaules est désormais son nouveau mode de communication. Il semblerait que rebellitude soit un nouveau mot à rajouter à notre vocabulaire et qu’il faille que je surveille de près mon stock de vernis à ongles. Bienvenue dans le monde merveilleux des (pré) ados !

 



Le plus beau gâteau du monde (d’après Miniloup)

Par Shalima • 24 oct 2011 • Catégorie: À la Une, anniversaire, cuisine, cuisine et bricolis, DIY, famille story, gâteau, gâteau rigolo, goûter26 blablas

À force de clamer haut et fort que je suis la reine du gâteau d’anniversaire rigolo, ça a fini par se retourner contre moi. Le week-end dernier, Miniloup m’a “commandé” un gâteau spécial rien que pour lui et ses copains pour sa fête d’anniversaire. Quelques jours avant, il avait repéré un modèle qui lui plaisait bien dans mon livre fétiche spécial maman-qui-se-la-pète et il m’a supplié de le lui faire.

Mais pas question de se contenter de copier bêtement. Miniloup m’a aussi donné quelques directives pour que son gâteau soit vraiment unique, et à son goût. Out le cake au chocolat, les feuilles en pâte d’amande, les mikados au chocolat noir, les personnages de Winnie l’Ourson. À la place, un cake maison à la pomme, des chamallows et des mikados au chocolat blanc, ses préférés.

Alors forcément, au final, déjà que le modèle initial n’était pas des plus esthétiques (enfin, ce n’est que mon humble avis), le résultat, eh bien, il ne ressemble à rien. Mais vraiment à rien.

Ce n’était ni un arbre, ni un robot, ni un schmurtz. Rien.

Mais c’est pas grave, il était peut-être moche ce gâteau, Miniloup n’en était pas moins fier et ravi, et ses copains se sont rués dessus comme si c’était la huitième merveille du monde. Et ça, c’est tout ce qui compte, non ?

(et puis moi je m’en fiche, je me suis fait plaisir avec la déco… on ne se console comme on peut ! )



Hyper active

Par Shalima • 18 oct 2011 • Catégorie: À la Une, famille story, zou à l'école21 blablas

La rentrée a débuté sur les chapeaux de roues. À peine un mois et demi que Mamzelle est au collège qu’elle attend les vacances avec impatience. L’enthousiasme des débuts perdure, mais la fatigue commence à prendre le dessus.

Il faut dire que Mamzelle est encore loin du stade de l’amibe adolescente. Une fois de plus, l’adage qui dit que les chiens ne font pas des chats se vérifie, notre donzelle a hérité du caractère de ses parents et de leur hyper activité congénitale.

Non contente d’avoir quatre heures de sport au collège, deux cours de danse classique au conservatoire et un cours de jazz supplémentaire par semaine, elle aime également accompagner ses copines à la piscine ou faire du vélo le mercredi après-midi quand le temps le lui permet. Il y a aussi les activités proposées par le collège entre midi et deux.

Heureusement, ma miss n’a pas jeté son dévolu sur des activités purement physiques. Elle a préféré choisir des activités manuelles et musicales : couture, dessin et guitare. Trois activités par semaine. Quand on lui a fait remarquer que c’était peut-être un peu beaucoup, et que ne rien faire, de temps en temps c’était pas mal non plus, elle a consenti à supprimer le dessin.

Résultat, entre tout ça, les devoirs, les contrôles, la danse, les copines, les week-end supra chargés, ma loute est à ramasser à la petite cuiller. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tirer sur la corde, le corps ne suit plus. Mamzelle se retrouve donc avec le dos tout bloqué. La voilà privée de danse jusqu’à samedi au moins, date à laquelle elle va passer une radio. On verra après si l’ostéo et/ou la kiné seront à rajouter au programme.

Évidemment, c’est le drame à la maison, louper la danse c’est un peu la pire des punitions qu’on puisse lui infliger. Surtout qu’elle rate un spectacle sur scène demain aprem, et est en suspens pour le prochain au mois de novembre puisque d’ici samedi, elle rate un paquet de répétitions. Mais aux grands maux les grands remèdes…

Vivement les vacances, donc. Plus que quelques jours à attendre, et après, le programme sera des plus simples : on rienglandera en pyjama jusqu’à midi et après on fera la sieste. J’ai hâte.

En attendant, on fait les pieds au mur, ça fait drôlement du bien…



Ne cours pas trop, ma fille, ça va te fatiguer…

Par Shalima • 7 oct 2011 • Catégorie: À la Une, c'est moche, famille story, zou à l'école41 blablas

Dans le collège de Mamzelle, chaque année, il y a un cross. En sixième, les garçons courent 2,4km, et les filles… 1,8km.

Évidemment, ma fille et ses copines se sont étonnées de cette différence de distance, surtout que depuis toujours, cette année de 6ème y compris, elles n’ont connu que des cours de sport mixtes. Ça n’a jamais posé de problème à personne jusqu’à présent, surtout pas à ma donzelle qui n’ayant pas l’esprit de compète dans les chaussettes, finit immanquablement dans le trio de tête à chaque cours d’endurance (battant par là 80% de la gente masculine de sa classe). Et elle n’est pas la seule, puisque sa copine S. fait du handball depuis 3 ans et met régulièrement une taule à toutes les équipes (mixtes, encore) qui croisent son chemin. Pourquoi subitement ne seraient-elles plus capables de courir la même distance que leurs petits camarades à zizi ?

Le prof leur a répondu, pas plus perturbé que ça, que les filles avaient moins de résistance physique que les garçons, et que c’était comme ça. Point barre. Fin de non recevoir.

Autant vous dire qu’elles étaient ravies.

Il va falloir qu’on m’explique. Depuis quand à onze ans, alors qu’aucun n’est encore pubère, qu’ils font tous grosso modo la même taille, le même poids, une telle décision tient-elle la route ? Je ne dis pas que cela ne soit pas justifié passé un certain âge, quand la différence de masse musculaire est sensible. Mais onze ans ?

Moi j’appelle ça du sexisme primaire. Franchement, il n’y a que moi que ça choque ?

(visiblement oui, car après en avoir discuté autour de moi, ça se fait dans d’autres établissements)

En tout cas, comme l’insistance des filles n’a rien donné, même quand elles ont proposé de donner le choix aux garçons ET aux filles entre les deux distances, j’ai décidé de prendre rendez-vous avec le prof. Ça ne servira sans doute à rien, mais c’est la première fois que ma fille est confronté à ce type de discrimination, et je ne peux pas rester sans réagir.

Bienvenue dans la vraie vie, ma fille.



Le “J’aime / J’aime pas” du mois de Septembre

Par Shalima • 7 sept 2011 • Catégorie: À la Une13 blablas

♥ En septembre, j’aime :

- l’ambiance de rentrée des classes, l’odeur des cahiers neufs,
- m’acheter une nouvelle paire de chaussures des crayons de couleur pour fêter ça,
- les matins frais et ensoleillés, l’air plus vif, la lumière si belle de l’été indien,
- retrouver l’énergie de tout recommencer, tout changer, comme si tout était possible,
- reprendre la danse, après trois trop longs mois d’arrêt,
- les bonnes résolutions qu’on ne tiendra pas…

♦ En septembre, j’aime pas :

- le dernier bain de mer de l’année,
- mon bronzage qui peu à peu s’efface, le teint qui se ternit,
- la cohue dans les magasins, les bouchons le matin,
- devoir attendre neuf mois le retour de l’été !



Une nouvelle chambre. Bientôt.

Par Shalima • 2 sept 2011 • Catégorie: À la Une, bazar, famille story, home23 blablas


(avant)

Comme je vous le disais hier, un peu grisée par les préparatifs de rentrée en sixième de Mamzelle, j’ai eu envie d’upgrader sa chambre en version collège. Le précédent relooking datant d’il y a 3 ans, les princesses commençait à être franchement dépassées. Hors de question pour autant d’investir des sommes folles là-dedans (les fournitures scolaires grévant déjà bien le budget familial), un simple rafraîchissement me semblait suffisant : un énorme tri du bazar ambiant, une nouvelle housse de couette, des rideaux et deux-trois cadres, ça devrait faire l’affaire, non ?

Comme je voulais lui faire la surprise, j’ai comploté dans mon coin en compulsant catalogues et sites web de déco. J’ai jeté mon dévolu sur un petit chiffonnier blanc et des petites choses très simples, dans des coloris pimpants violet / turquoise / orange, histoire d’être raccord avec le bureau et l’étagère roses. Pendant ce temps, Mamzelle a trié toutes ses affaires, c’était assez titanesque, ça lui a pris un paquet d’heures.

Anyway, mercredi, tout, ou presque était prêt à être installé. Il ne manquait que deux cadres commandés chez le Redoutable mais perdus dans la nature (j’ai la louze ces temps-ci avec mes commandes internet, dois-je y voir un signe ?). Mamzelle était à la piscine avec ses copines, comme une grande. Ses frères jouaient tranquilles dans leurs chambres respectives. Je me suis donc mise au boulot.

J’ai commencé par vider les étagères, déplacer le mobilier, faire la poussière et réorganiser les bibelots, en mettant les plus vieux, moches et/ou cassés dans un carton, direction le grenier. La poubelle j’ai pas osé. Ensuite j’ai installé le petit chiffonnier. J’ai changé la housse de couette, et je me suis attaquée aux murs. En fait, j’ai tout viré : les cadres princesse, les diplômes de danse et les ouatmille dessins punaisés à même le mur.

(j’ai tout bien rangé dans des pochettes ensuite, hein, histoire que la surprise ne se transforme pas en accusation de haute trahison maternelle !)

Une fois les murs nus, j’ai constaté l’étendue de mon erreur.

J’avais juste oublié que les diplômes avaient servi à cacher les trous provoqués par notre pose sauvage et avortée d’étagères il y a deux ans. Et que les punaises avaient transformé le mur en gruyère.

Résultat, sans cette accumulation cache-misère, la chambre de Mamzelle, même relookée, était juste… moche.

J’ai hésité, quoi, deux secondes ? Et mon côté perfectionniste chiant a pris le dessus. D’un simple relooking de rentrée, on est passé à un chantier de ravalement de façade complet. Vas-y que je te fais de l’enduit pour reboucher les trous. Vas-y que je passe de la sous-couche. Vas-y même que je décide d’acheter de la peinture turquoise pour habiller un pan de mur.

L’après-midi n’a bien évidemment pas suffit, trois jours après c’est encore loin d’être fini. Pour la surprise, c’est fichu, mais Mamzelle adore l’ébauche de sa nouvelle chambre. Quant à moi, je ne désespère pas avoir terminé ce week-end. Juste à temps pour la rentrée, putain !


(à J+2)